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Fait & Cause, Photographie Militante

INTÉRIEURS

11 janvier 2024/par Faitetcause

Textes de Paul Ardenne et Yankel Fijalkow

Hortense Soichet a visité une centaine de logements dans le quartier de La Goutte d’Or, classé en  » zone urbaine sensible  » (ZUS). Elle a enquêté auprès des habitants et photographié leur  » chez soi « , – intérieur et objets – de manière systématique, avec un même point de vue et un même angle. Les habitants eux-mêmes sont absents des images mais ces portraits d’appartements révèlent des manières d’habiter spécifiques dans un territoire urbain en mutation. De courts extraits d’entretiens  » illustrent  » les images. Ces habitats ont été choisis pour leur variété et leur représentativité mais aussi pour leur  » plasticité « . L’enjeu de ce travail est de contribuer à une meilleure connaissance de milieux sociaux changeants par une approche anthropologique et artistique
Le livre, ouvert avec un texte inédit de l’écrivain et critique d’art Paul Ardenne, réunit 40 logements présentés chacun avec 7 photos. Un texte inédit du sociologue Yankel Fijalkow et un entretien avec Hortense Soichet sont situés en fin d’ouvrage.

Hortense Soichet, photographe, s’intéresse à la relation que les individus entretiennent avec leur territoire et notamment les modes d’habiter.
Docteur en esthétique, elle poursuit des recherches sur la photographie et fait des interventions régulières (cours, conférences ou colloques).Elle dirige des projets artistiques et a participé à divers projets photographiques en région parisienne et en Haute-Garonne, centrés sur l’habitat et les villes. Quatre expositions en 2009 et 2010 rendent compte de son travail à la Goutte d’Or : Qui habite la Goutte d’Or ? Work in progress, écomusée, Paris ; Habiter la Goutte d’Or dans le cadre de l’Eté photographique de Lectoure ; Habiter la Goutte d’Or dans le cadre de la Photo-off à Paris. En 2011, le musée Carnavalet à Paris fait l’acquisition de 50 tirages de la série Habiter la Goutte d’Or.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/154830.jpg 934 1395 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:02:41INTÉRIEURS

FACE AU SILENCE

11 janvier 2024/par Faitetcause

Durant l’hiver 2002, Christophe Agou revient dans sa région du Forez et parcourt ces âpres territoires dont il n’a rien oublié. Il y fait la connaissance de familles d’agriculteurs dont il devient un proche, au fil des visites régulières et des échanges épistolaires. Face au silence, fruit de huit années de rencontres et de partage, ne constitue en rien un document ou un reportage sur une certaine forme de ruralité dans la France de ce début de siècle. Les seuils des fermes que Christophe Agou franchit pour nous s’ouvrent sur des visages d’hommes et de femmes qui forcent le respect et incitent à une méditation solitaire.À la manière d’une chronique rythmée par de saisissants bien qu’immobiles travellings, la “matière” et la texture quotidienne des vies, des travaux, des éléments, se donnent ici à voir dans une réalité presque organique. Journal intime et singulier d’existences gouvernées par les nécessités du labeur et le poids des saisons, Face au silence, par la puissance contenue et empathique de sa vision, parvient à nous congédier de notre posture de spectateur pour nous faire appartenir à une communauté de destins.

Benoît Rivero
FACING THE SILENCEIn the winter of 2002, Christophe Agou began documenting the lives of French family farmers living and working in the Forez region, which lies on the eastern side of the Massif Central. This is the region where he was born and lived until the age of 16, a region for which he still has a deep affection.
Christophe traveled to the lesser-known parts of the region, where he felt inspired by the silence and moved by the authenticity and charisma of the people he encountered.
Over time, and through the gradual process of building trust and friendship, the farmers and their families accepted him and allowed him to both photograph and film their daily existence. The work goes beyond just documenting their labor-intensive lives and present a deeper, more intimate portrait.

For Christophe Agou, Face au Silence is a meditation on life and death as well as the silence and solitude that are ever-present in our lives.

Benoît Rivero

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/images_copy2-1.jpg 204 247 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562025-12-20 18:03:26FACE AU SILENCE

A l’ombre (des pas) perdus

11 janvier 2024/par Faitetcause
Il existe plusieurs manières de montrer la réalité. Il est toujours possible, bien sûr, de jeter une lumière crue sur une scène, et la photographie se prête particulièrement à cet exercice. Elle se fait alors, en quelque sorte, anatomique, anthropométrique.
Mais celui qui procède ainsi, qui propose un produit fini ne laissant nulle place à l’interprétation, à la suggestion, prend le risque de rester à la surface des choses, de manquer l’essentiel.
Une autre approche, à l’instar des impressionnistes, est de laisser une part à l’indéfinissable, aux sentiments, au ressenti et, paradoxalement puisqu’il s’agit d’images, à l’invisible, de même que dans un discours les silences utilisés à bon escient peuvent tenir autant de place que les mots.
Il faut savoir gré à Philippe Laroudie de maîtriser cette alchimie par laquelle la vérité, extraordinaire au sens propre du terme, de la prison n’apparaît pas sous la forme de traits définitifs, impératifs, agressifs et simplifiés, mais est traduite, interprétée avec délicatesse, sensibilité et pudeur.
Ici, le rapport aux hommes et aux choses est différent. Les hommes sont des silhouettes, des ombres furtives, écrasées par un décor qui les dépasse et tel objet anodin « à l’extérieur » est lesté d’une considérable charge symbolique, comme ce téléphone, trait d’union hypothétique avec une famille qui vit la prison à sa manière. La lumière n’est pas absente, mais elle perce à travers des barreaux ou des grilles quand elle n’est pas artificielle.
Celui qui nous montre tout cela n’est pas un voyeur indécent, mais un témoin, animé du souci de comprendre et de faire comprendre cet univers dont il semble avoir voulu faire partie pour mieux rendre compte de sa complexité. Et cela, avec humilité : pas de leçon prétentieuse ou moralisatrice dans ces photos, pas de cliché réconfortant pour les bien-pensant rassurés de voirà quoi ils ont échappé, juste des morceaux de vies éclatées, des fragments de souffrance mais aussi d’espérance puisque la vie continue, comme l’exprime cette main que des barreaux n’empêchent pas de se tourner vers le ciel.
C’est ainsi que, de son appareil, le photographe a su tirer bien autre chose que le regard d’un visiteur sur la prison. Il est en quelque sorte l’œil d’un détenu contemplant ses compagnons, mais aussi celui d’un surveillant qui passe lui aussi sa vie en détention. Il ne juge pas, ne compatit pas, il montre et suggère avec discrétion et délicatesse, il exprime. Philippe Laroudie a certainement lu Saint Exupéry qui écrivait que le plus important ne se voit pas avec les yeux mais avec le cœur.Marylise LebranchuA l’ombre (des pas) perdus
In the shadow (of steps) lost

There are many ways of showing reality. Of course, it is always possible to throw a harsh light on a scene, and photography lends itself particularly well to this exercise. It becomes, as it were, anatomic, anthropometric. But if one does this, presenting a finite product which leaves no room for interpretation, for suggestion, there is a danger one might not see below the surface of things and so miss the point.
Another way of approaching reality, just as the impressionists did, is to leave room for the undefinable,
for one’s feelings, one’s emotional perception, and, paradoxically – since what is at stake here is images –
for the invisible. Just as in a speech where silence, when used wisely, may prove to be as important as words.
We must be grateful to Philippe Laroudie for mastering this alchemy by which the truth – literally, the extraordinary truth – of the prison is not revealed through irrevocable, peremptory, aggressive or simplified features but is translated and interpreted with delicacy, sensitivity and decency.
Here, the relationship to men and things is different. The men are mere shapes, fleeting shadows, overwhelmed by a decor they cannot control. And the merest object, perceived as ordinary when “outside”, is loaded with a powerful symbolic dimension, like that telephone, a hypothetical link with relatives who experience prison in their own way. Light is not absent, but it passes through bars or grates, when it is not artificial.
The person who shows us all this is not an indecent voyeur, but a witness, deeply concerned to understand and help others understand this world which, it seems, he has tried to be part of so as to give a more faithful account of its complexity. He has done this humbly: there are no moralizing or pretentious lessons in these photographs, no soothing clichés to please right-thinking people who feel reassured to see what they themselves have not been subjected to. Only fragments of wrecked lives, fragments of suffering but also sparks of hope since life goes on, as we can see from that hand which the bars cannot prevent from turning towards the sky.
And so the photographer, through his camera, has succeeded in transcending the perspective of a mere visitor. In a way, he is the eye of a prisoner observing his companions, but also that of a warder who himself lives his life in prison. He does not pass any judgments, does not sympathize. He shows things and evokes them soberly, subtly, he expresses them. Philippe Laroudie must have read Saint Exupery who wrote that the most important things are not seen with the eye but with the heart.

Marylise Lebranchu

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture__a_lombre_des_pas_perdus_copy1-1.jpg 340 322 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:02:47A l’ombre (des pas) perdus

PRISON VALLEY

11 janvier 2024/par Faitetcause
Avec ce livre, Philippe Brault, photographe, et David Dufresne, journaliste, nous plongent au cœur de l’industrie carcérale à Cañon City – une ville-prison qui détient le record du monde d’établissements pénitentiaires par habitant. Prison Valley raconte ce business de la punition, cette vallée du Colorado, « loin des yeux, loin du cœur ›› qui concentre en quelques miles carrés toutes les contradictions de la société américaine. D’une prison à l’autre, c’est un sous-monde que nous découvrons. Prison. Secteur privé. Rentabilité. Solitude. Main-d’œuvre. Détenus. Pauvreté. Criminalité. Toujours, et encore.

Prison Valley est un road movie photographique dans une ville western, ou l’on surprend les personnages dans leur quotidien, dans leur travail, leur ennui, leur plaisir, comme des tableaux vivants d’une ville un peu morte. Les familles, les prisonniers, le personnel pénitentiaire, le shérif se livrent avec pudeur et dévoilent les dessous de cet univers ; préfiguration de l’évolution de notre propre société.Textes de David Dufresne

PRISON VALLEY

In this book photographer Philippe Brault  and journalist David Dufresne  take us into the heart of the prison industry of Cañon City – a city-prison that holds the world record for prisoners per capita. Prison Valley tells the story of how punishment has become a business, and how all the contradictions of American society have come to be displayed in the few square miles of this forgotten Colorado valley, “out of sight, out of mind”. As we travel from one prison to another, we discover a hidden underworld. Prison. The private sector. Profitability. Solitude. Manpower. Inmates. Poverty. Crime. Always and forever.

Prison Valley is a photographic road movie set in a wild west town, where we discover the characters in their everyday lives, their work, their boredom, their pleasure, like living  statues in a half-dead city. Families, prisoners, prison staff, the sheriff, are all portrayed with tenderness, revealing the dark underbelly of their world; a message that foreshadows the evolution of our own society. "Text by David Dufresne

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/prison_valley__couv-1.jpg 340 236 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312024-01-11 22:01:31PRISON VALLEY

Un dispensaire en Guinée

11 janvier 2024/par Faitetcause
« Avec son installation qui est aussi un livre, Dominique Robin a su justement trouver la bonne mesure, le bon rythme pour nous amener peu à peu à saisir ce qui se vit dans le dispensaire de Conakry, loin de tout effet de cliché et de "sidération" », souligne Michael Lonsdale dans son avant-propos.
« Le dispensaire se dévoile peu à peu au rythme des pas, au rythme de l’attention portée à celui dont on voudrait appréhender en profondeur le quotidien et avec qui l’on est en relation ». « L’essentiel est de laisser libre le spectateur face aux images », précise Dominique Robin. « Je ne souhaite pas projeter mon émotion sur lui. Le réel est émouvant par lui-même ».
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv__un_dispensaire_en_guine_72_dpi-1.jpg 162 340 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312024-01-11 22:01:31Un dispensaire en Guinée

Paolo Pellegrin

11 janvier 2024/par Faitetcause

Depuis 1995, sa carrière est jalonnée d’innombrables récompenses et distinctions internationales, comme si la force et l’intelligence de son travail s’imposaient au fil du temps comme une oeuvre universelle et cohérente plutôt que comme une suite brillante de reportages planétaires percutants. Paolo Pellegrin, photographe italien membre de l’agence Magnum, incarne une nouvelle génération de photoreporters qui, conscients de la démultiplication des modes de production et de diffusion de l’image d’actualité, s’attachent à renouveler la problématique de la vision des événements qu’ils documentent dans un souci éthique constant de la forme et du fond. « Mon rôle – ma responsabilité – est de créer une archive de notre mémoire collective », précise Pellegrin, dont on devine qu’il a su intégrer les enseignements et les principes humanistes des fondateurs du photojournalisme pour les faire entrer, sous une forme nouvelle, dans le langage du XXIe siècle.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/scan72_dpi_paolo_pellegrin-1.jpg 340 225 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312026-02-09 16:21:14Paolo Pellegrin

100 PHOTOS DU XXIe SIÈCLE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Marie-Monique Robin
David Charrasse A travers les 100 photographies les plus emblématiques de cette dernière décennie, cet album retrace tous les temps forts depuis 2000 jusqu’à 2010. Les attentats du 11 septembre 2001, le conflit israélo – palestinien, les sévices infligés par des soldats américains aux détenus dans la prison d’Abou Ghraib en Irak, l’enlèvement du journaliste reporter Daniel Pearl à Karachi, mais aussi la première greffe partielle du visage à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon ou encore la coupe du monde de football et le "coup de tête" de Zidane, la découverte de l’eau sur mars, la panique des marchés financiers suite au dépôt de bilan de la banque d’affaires Lehman Brothers, l’amerrissage en urgence de l’Airbus A 320 sur l’Hudson au bord de Manhattan…, autant de moments forts qui ont marqué notre mémoire collective.Réalisées par des photographes de renom (Reza, Noël Quidu, Albert Facelly, Cedric Gerbehaye, Stefan Rousseau, Adrees Latif, Christian Poveda, Michael Hughes, Oliviero Toscani, Anthony Suau, Patrick Kovarik, Steven Day…) ou par de simples anonymes, chaque image est disséquée et resituée dans son contexte historique, puis décryptée afin de déterminer l’impact que celle-ci a pu avoir au moment de sa diffusion en France et à l’Etranger. Accompagné de textes de réflexion, ce livre aborde également des thèmes d’actualité du photojournalisme et en propose une analyse poussée : la révolution des photos numériques et l’émergence de nouveaux modes de diffusion (Internet…), la retouche des images, la propagande, la censure… Les auteurs qui ont interviewé les photographes ou les personnes prises en photo, ont également fait réagir des journalistes des médias du monde entier sur cette sélection afin d’offrir une vision la plus complète possible.
100 PHOTOS FROM THE 21st CENTURY
  Marie-Monique Robin
David Charrasse Through a hundred of the last decade’s most iconic photos, this album highlights key moments of this young century’s history, from 2000 to 2010.

The attacks of September 11 2001, the Israeli – Palestinian conflict, the abuse of detainees in Abu Ghraib prison in Iraq by U.S. soldiers, the kidnapping of reporter Daniel Pearl in Karachi, but also the first partial face transplant in the Edouard-Herriot hospital in Lyon, the football World Cup and Zidane’s hot-headed head-butting incident, the discovery of water on Mars, the panic in financial markets following the bankruptcy of Lehman Brothers, the emergency landing of the Airbus A320 in the River Hudson in Manhattan.  Each photo depicts a significant event that has marked our collective memory.

Produced by both anonymous and renowned photographers (Reza, Noël Quidu, Albert Facelly, Cedric Gerbehaye, Stefan Rousseau, Adrees Latif, Christian Poveda, Michael Hughes, Oliviero Toscani, Anthony Suau, Patrick Kovarik, Steven Day, etc.), each image is dissected and set within its historical context, exploring what impact its release had in France and abroad. With accompanying essays, this book also addresses and analyses current issues in photojournalism: the digital revolution and the emergence of new modes of distribution (Internet, etc.), the retouching of  images, propaganda, censorship, etc. The authors have interviewed both photographers and those photographed in this selection, and sought out the reactions of journalists from around the world, to provide as complete a picture as possible.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv__100_photos_du_xxie_sicle_72_dpi-1.jpg 340 316 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312024-01-11 22:01:32100 PHOTOS DU XXIe SIÈCLE

100 photos pour la liberté de la presse

11 janvier 2024/par Faitetcause
Photographe américain, David Burnett parcourt le monde depuis maintenant plus de quarante ans pour produire des images sans cesse renouvelées. Féru de technique photographique (Holga, Speed Graphic), il met son matériel au service de l’image. Connu pour son piqué exceptionnel et son travail novateur sur la profondeur de champ, il est l’un des acteurs importants du photojournalisme et de son renouvellement. C’est avec le conflit du Viêt-nam, couvert entre 1970 et 1972 pour Life, qu’il entre de plain-pied dans le photojournalisme. Et c’est son reportage réalisé après le coup d’Etat contre le président Salvador Allende au Chili en septembre 1973 qui le place parmi les grands reporters de sa génération. En 1976, il crée à New York avec Robert Pledge l’agence Contact Press Images. Depuis ses débuts, il est sur tous les grands événements mondiaux : le retour de Khomeiny à Téhéran entraînant la révolution iranienne en 1979, la famine en Ethiopie en 1984, la chute du Mur de Berlin en 1989 ou encore l’invasion américaine d’Haïti en 1994. David Burnett a traversé plus de quatre-vingts pays pour produire les reportages les plus divers et saisir les personnalités les plus variées. Pas un seul président américain ne manque à sa collection : très jeune, il a photographié John F. Kennedy et Lyndon B. Johnson.
100 PHOTOGRAPHS
FOR THE FREEDOM OF THE PRESSDavid Burnett is an american photographer; he undertook an internship at Time magazine. In 1970, he began covering the Vietnam War for Life, which he continued until the famed American illustrated weekly ceased regular publication in December 1972. When the coup d’état against Chile’s president Salvador Allende took place on September 1973, he covered the event’s repercussions and as a result won his first professional prize shared with Raymond Depardon and Dutch photographer Chas Gerretsen: the Overseas Press Club of America’ Robert Capa Gold Medal. In 1976, he and Franco-British journalist Robert Pledge, who had taken charge of Gamma’s New York office decided to co-found their own independent news agency, Contact Press Images.
Over the past 40 years, Burnett has travelled to more than eighty countries, producing a string of important stories: Ayatollah Khomeini’s Islamic revolution in Iran in 1979, Cambodian refugees, the U.S. invasion of Grenada in 1983, and the devastating famine in Ethiopia the following year. He earned every major award in his profession.
Having photographed John Kennedy when he was 17, and Lyndon Johnson while still an intern at Time, he would go on to cover subsequent presidents from Richard Nixon to Barack Obama: Gerald Ford, Jimmy Carter, Ronald Reagan, George Bush (father and son), and Bill Clinton.
100 FOTOGRAFÍAS POR
LA LIBERTAD DE LA PRENSA
 
Fotógrafo norteamericano, David Burnett recorre el mundo desde hace más de cuarenta años para sorprendernos con sus imágenes. Fanático de tecnología fotográfica (Holga, Speed Graphic), él pone su material al servicio de la imagen. Conocido por su nitidez excepcional y por su trabajo innovador en la profundidad del campo visual, Burnett es una de las principales figuras del fotoperiodismo de ayer y de hoy. Entre 1970 y 1972 comienza su carrera de fotoperiodista, cubriendo el conflicto en Vietnam para la revista LIFE y se confirma con el reportaje del golpe de Estado contra el presidente Salvador Allende en Chile en Septiembre de 1973, que lo sitúa entre los grandes periodistas de su generación. En 1976, funda en Nueva York con Robert Pledge la agencia Contact Press Images. Desde el comienzo, participa a todos los acontecimientos importantes que ocurren en el mundo: El regreso de Jomeini a Teherán y la revolución iraní de 1979, el hambre en Etiopía en 1984, la caída del Muro de Berlín en 1989 o la invasión de Haití por los EE.UU. en el año 1994. David Burnett ha recorrido más de ochenta países para poder realizar los mejores reportajes y fotografiar las personalidades más diversas. No hay un solo presidente de los Estados Unidos que falta a su colección: Inclusive John F. Kennedy y Lyndon B. Johnson, cuando era muy joven.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv_rsf_jpeg-1.jpg 340 248 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312024-01-11 22:01:33100 photos pour la liberté de la presse

NOMAD’S LAND

11 janvier 2024/par Faitetcause
TEXTES DE SAMUEL LE BIHAN
Avant de venir ici, que savions-nous de la Mongolie ? Un pays coincé entre la Russie et la Chine. Une destination touristique. Des grands espaces. Des cavaliers qui chassent avec des aigles. Le désert de Gobi. Gengis Kahn. Finalement, pas grand-chose.
Un dzud, par exemple… Nous ne savions pas ce que c’était qu’un dzud. Eh bien, c’est une catastrophe climatique rarissime… Un vent glacial qui peut atteindre moins soixante degrés et auquel le bétail ne résiste pas. Il y en a eu deux pratiquement coup sur coup.
Cheptel décimé signifie qu’il n’y a plus rien à manger ; plus d’argent, plus de soins, plus de moyen de locomotion, plus d’école. Donc, un exode vers les villes et, de fait, une catastrophe humanitaire. Des nomades ruinés et affamés, contraints de se replier avec leurs yourtes dans de gigantesques bidonvilles glacés. Des réfugiés.
Alors nous avons eu envie de raconter l’histoire de ces victimes ; de ce peuple qui perd pied, mais qui lutte pour tenter de préserver sa culture et son identité.
 Pour l’achat de ce livre 2 € sont reversés à ACTION CONTRE LA FAIM   
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/nomansland_copy1-1.jpg 247 340 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312024-01-11 22:01:33NOMAD’S LAND

VIVRE EN MAISON DE RETRAITE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Textes: Eric FAVEREAU, journaliste
Centre d’éthique clinique Les maisons de retraite sont la dernière résidence. Une maison, à la fois privée et publique.
On y vient sans le vouloir. On  y vient, bien souvent, quand on ne peut plus rester seul et que l’entourage estime que c’est encore la moins mauvaise des solutions.
À l’occasion d’un travail de recherche en éthique clinique mené récemment dans quelques maisons de retraite, nous avons recueilli des bribes d’histoires, nous nous sommes attardés à certains moments de la vie, nous avons parlé avec les différents acteurs.C’est un monde moins sinistre qu’on ne le croit, plus vivant qu’on ne le dit. Mais un monde qui flotte et qui hésite.Voilà rassemblés dans les pages qui suivent quelques morceaux de ce puzzle incertain.
Des paroles de résidents d’abord : la plupart évoquent le déplaisir d’être là, d’autres le temps qu’il reste. Un certain sentiment de fatalité les réunit.
Des paroles de proches, ensuite, où pointent l’angoisse et la culpabilité bien sûr, mais aussi le lien qui les unit avec  « leur résident ».
Enfin des paroles de soignants. Chacun se débrouille, au mieux, au gré de sa position. Ils doivent faire face à des moments délicats où le cadre qui les entoure est fragile et ne peut guère les aider. Ils se dépêtrent, là-dedans. Parfois, on les regarde comme des soutiens ; d’autres fois, on les ressent comme des grains de sable.En tout cas, dans ces paroles, les liens affectifs demeurent l’ancrage essentiel.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/vivre_en_maison_de_retraite-1.jpg 340 225 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:312024-01-11 22:01:34VIVRE EN MAISON DE RETRAITE
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    Lettre d’information

      

    58 rue Quincampoix
    75004 Paris – France
    +33 (0)1 42 74 26 36
     

    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
    20 rue Lalande
    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
    www.pqev.org
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