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Fait & Cause, Photographie Militante

ACT

11 janvier 2024/par Faitetcause
 Préface de Michel FrizotTourmenté par l’obsédante question du vivre ensemble, Denis Darzacq, photographe de l’agence Vu’, présente sa dernière série photographique Act. Tout comme dans ses anciennes séries Ensembles, Bobigny centre ville, Nu, la Chute et Hyper, le photographe dresse le portrait des nouvelles réalités urbaines. Il part à la rencontre d’univers qu’il connaît peu, et tente d’apporter une vision sur des individus issus d’un territoire précis à travers des mises en scène spécifiques à chacune de ses rencontres.
Ici, dans Act, Denis Darzacq part à la découverte de personnes handicapées. Que ce soit aux Etats-Unis, en Angleterre, ou en France, qu’ils soient handicapés mentaux, ou moteurs, chaque femme, chaque homme se met en scène dans un lieu de son choix, rompant volontairement avec son propre environnement.
Avec ces images, le photographe apporte un regard neuf sur le handicap, provoquant parfois le lecteur à regarder ce qu’il ne veut pas voir. Denis Darzacq tire un trait sur l’image conventionnelle qui est attribuée aux handicapés pour leur donner une liberté d’expression grâce à la photographie.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/images_copy5-1.jpg 250 201 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:02:482024-01-11 22:02:54ACT

DAVID SEYMOUR

11 janvier 2024/par Faitetcause
David Seymour est plus connu sous le pseudonyme Chim.
En 1947, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, George Rodger et David Seymour créaient l’agence Magnum, et pourtant, la contribution de Chim au développement du photoreportage moderne reste en partie méconnue. Le numéro 138 de la collection consacré à David Seymour retrace la carrière du photographe à travers les textes de Carole Naggar et plus de 80 photographies.
Juif polonais né en 1911, David Seymour a dû très tôt fuir la barbarie nazie en s’installant à Paris dès sa vingtième année, puis aux États-Unis en 1939. Cette expérience intime de l’exode et du déracinement, explique peut-être la haute sensibilité de son œuvre qui se révèle notamment dans les reportages qu’il effectue en 1947 pour l’UNICEF où il donne à voir les multiples traumatismes des enfants de la guerre dans une Europe dévastée. Il meurt à 45 ans, sous les balles d’une mitrailleuse égyptienne, dans les derniers jours de la crise du canal de Suez.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/david_seymourjpg-1.jpg 250 163 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:02:482024-01-11 22:02:55DAVID SEYMOUR

1940-1945, Années érotiques. L’Occupation intime

11 janvier 2024/par Faitetcause
1940-1945 années érotiques est un livre de Patrick Buisson. L’histoire de l’Occupation en France est vue à travers les mœurs de l’époque. L’arrivée des soldats allemands à Paris a bouleversé les relations sentimentales et la sexualité des françaises. Sous le contrôle de l’armée allemande, des maisons closes ont ouvert leurs portes alors qu’elles étaient interdites en Allemagne. Les filles bénéficiaient d’un suivi médical et sanitaire drastique, contaminer un soldat allemand pouvant être considéré comme un acte de sabotage. Hormis la prostitution, les femmes esseulées et les jeunes filles en quête d’amoureux se laissent séduire par les jeunes soldats. Des histoires d’amours sans lendemain voient le jour pour le grand malheur de ces femmes qui finiront rasées à la Libération. Les « tondues » comme on les appelle sont les exutoires des français. Patrick Buisson explique que cette stigmatisation des femmes constitue « une réaffirmation des droits de la nation sur le corps des femmes et une réappropriation par les hommes du contrôle de la sexualité féminine. » Le contrôle sera très vite limité avec l’arrivée des alliés. Cette fois-ci les françaises se jettent littéralement au cou des soldats américains ! Et si, plus de 60 ans après, la phrase d’Arletty résumait l’esprit des françaises en général : « Si mon cœur est français, mon cul, lui, est international !" ?Sophie Hedtmann
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/images_copy6-1.jpg 256 197 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:02:482024-01-11 22:02:551940-1945, Années érotiques. L’Occupation intime

TENT LIFE : HAÏTI

11 janvier 2024/par Faitetcause
 Essai d’Edwidge DanticatEn Janvier 2010, un séisme catastrophique a frappé Haïti, l’un des pays les plus pauvres et les moins développés du monde. On évalue à deux millions de personnes le nombre de ceux qui ont été touchées par la catastrophe. Le tremblement de terre a réduit une grande partie de la capitale, Port-au-Prince, en ruines. Selon l’Organisation internationale des migrations, c’est près de 634000 personnes qui vivent toujours dans des camps de déplacés.
A ce sujet, il s’agit déjà du deuxième anniversaire du séisme.Lorsque la rumeur s’est répandue à ce propos, les photographes Wyatt Gallery, Kareem Black, Craig Duffney, Jeremy Carroll, Eugène Fuller, Alessandro Simonetti, et Adam Reeves ont créé un collectif qui s’est rendu à Port-au-Prince deux mois plus tard. Avec le soutien de www.print4change.com, les initiateurs du projet sont parvenus à amasser plus de 35000 $ grâce à la vente d’impressions, les ventes de livres, des collectes de fonds, des conférences, de la presse en ligne et des séances de dédicaces.Des galeries de photos ont été publiées dans Tent Life: Haïti, une monographie publiée par les éditions Umbrage au printemps 2011. La première édition s’est retrouvée en rupture quelques mois seulement après sa publication. Actuellement dans sa deuxième impression, 100% des royalties provenant de l’ouvrage continuent à être léguées à et au syndicat mondial/Ciné Institute. Essay by Edwidge Danticat

In January 12, 2010, a catastrophic earthquake hit Haiti, one of the poorest and least developed counties in the world. An estimated two million people were affected by the disaster, which reduced much of the capital, Port-au-Prince, to rubble. According to the International Organization for Migration, some 634,000 people remain living in displacement camps, on this, the second anniversary of the quake.When word spread of the quake, photographer Wyatt Gallery, Kareem Black, Craig Duffney, Jeremy Carroll, Eugene Fuller, Alessandro Simonetti, and Adam Reeves created a collective that traveled to Port-au-Prince two months later.
Along with support from www.print4change.com, the project has gone on to raise over $35,000 through print sales, book sales, fundraisers, lectures, online press, and book signings.Gallery’s photographs were published in Tent Life: Haiti, a monograph released by Umbrage Editions in Spring 2011. The first edition sold out just months after release. Now in its second printing, 100% of the royalties from the book continue to be donated to Healing Haiti, J/P HRO, and The Global Syndicate/Ciné Institute.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/med_tentlife_coverhirezjpg_copy2-1.jpg 400 324 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:02:482024-01-11 22:02:56TENT LIFE : HAÏTI

A L’ABRI DE RIEN

11 janvier 2024/par Faitetcause

Témoignages reccueillis par Mehdi Ahoudig
Préface d’Eric CantonaA la fin de la trêve hivernale…
Une enquête photographique réalisée au travers de toute la France, nourrie de témoignages…

En France 3,6 millions de personnes sont aujourd’hui dans une situation aiguë de mal-logement, 10 millions sont touchées par la crise du logement. L’onde de choc de la crise qui touche les plus modestes est extrêmement violente.
Le médiateur de la République estime à 15 millions le nombre de personnes dont les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près. Cette instabilité peut faire basculer chacun d’entre nous dans la précarité du logement au moindre accident de parcours. Aux difficultés de la vie quotidienne s’ajoutent alors l’absence de perspective et l’impossible projection dans l’avenir.

… Si j’ai choisi de m’engager auprès de la Fondation Abbé Pierre dans sa lutte contre le mal logement, c’est parce que cette cause est essentielle et parce qu’elle concerne 10 millions de personnes. C’est crucial, le logement, c’est la base d’une stabilité familiale. Que des gens soient aujourd’hui obligés de faire d’énormes sacrifices  – sur l’éducation de leurs enfants, parfois même sur leur santé – pour se loger, pour être à l’abri, cela me semble inacceptable… Eric Cantona

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture_copy6.jpg 265 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:02:482024-01-12 09:27:09A L’ABRI DE RIEN

GRAZIELA ITURBIDE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Graciela Iturbide (née en 1942) est aujourd’hui l’une des grandes figures de la photographie mexicaine et de la scène internationale (elle a reçu en 2008 le prix Hasselblad). Toute découverte de ses images, tout examen de ses nombreux livres se traduisent par l’étonnement devant un univers poétique qui paraît à la fois transcrire une réalité proprement mexicaine et évoquer des lieux mythiques ou des temps immémoriaux.
D’abord étudiante en cinéma, elle vient à la photographie vers 1970, à l’université nationale de Mexico, devenant bientôt l’assistante de Manuel Álvarez Bravo. C’est dans les années 1980 qu’elle prend le parti d’une oeuvre très personnelle qui s’éloigne du photojournalisme en vogue, et recherche les étrangetés de son maître Álvarez Bravo dans les rites sociaux ou les traditions très rurales. Avec son reportage Juchitan de las Mugeres (1979-1986), Graciela Iturbide découvre son terrain de prédilection, la place de la femme dans la société mexicaine, son rôle de gardienne des significations rituelles, de passeur des mystères cérémoniels, aussi bien que d’organisatrice du quotidien.
Cette attention exigeante d’une femme pour les femmes n’éloigne pourtant pas Graciela de la ruralité, des situations prosaïques, dans lesquelles elle puise, avec une étonnante virtuosité, des surgissements déconcertants ou saugrenus (femme-ange avec radio-transistor), des apparitions lunaires sur le théâtre du quotidien. À la différence de ses confrères masculins, les frontières l’attirent plus que les villes (le Nord du Mexique, le Sud des États-Unis et leurs déserts), à la recherche de survivances ou d’évocations venues d’on ne sait où ni quand (les Indiens Seris du désert Sonora, 1979). Elle s’attache à décrypter le paysage en tant qu’atmosphère plus que lieu naturel, elle associe les animaux au syncrétisme (mexicain) des religions et de la nature (El Sacrificio, 1992, sur le sacrifice des chevreaux), elle sonde les fêtes villageoises où resurgissent des mythes précolombiens, les carnavals, les rites de la mort ou de l’adolescence féminine.
Elle s’enhardit à tenter les mêmes repérages auprès d’autres civilisations, Espagne, Inde, Madagascar, États-Unis. Au-delà du document ou de l’événement, Graciela Iturbide laisse entendre un lyrisme personnel qui déroge à l’objectivité photographique. Introduction de Michel Frizot
Choix des images par Michel Frizot et Robert Delpire
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/9782742797936_couv_bat_copy1-1.jpg 340 225 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:01:56GRAZIELA ITURBIDE

SEACOAL

11 janvier 2024/par Faitetcause
Près de 30 ans depuis que Chris Killip a portraituré pendant un an et demi le travail et la vie des collecteurs de charbon à Lynemouth, en partageant au quotidien leur existence.
 Ces photographies sont aujourd’hui réunies dans une exposition et une monographie co-édité par Steidl et GwinZegal. Ces images nous transportent au coeur du campement de caravanes de cette communauté à la marge de la société, montrent leurs visages, les gestes de leur travail, leur épuisement.
 Le concept du livre et de l’exposition Seacoal construit un récit détaillé à partir de la richesse du matériau de prise de vue ; la succession séquentielle aussi bien que la juxtaposition des images lui permettent de décrire toutes les facettes d’une existence précaire. En cela c’est un livre différent, beaucoup plus narratif que le célèbre essai photographique de Chris Killip In Flagrante (1988), dans lequel, à côté de nombreuses autres images du Nord de l’Angleterre, on trouve également quinze photographies extraites du projet Seacoal.
 À partir de cinquante photographies effectuées entre 1975 et 1987, Chris Killip esquissait, dans In Flagrante, le visage d’une époque marquée par la dépression économique et sociale de cette région qui a suivi le déclin et la privatisation de l’industrie lourde traditionnelle et de l’exploitation minière. Ainsi la forme narrative qu’il utilise est associative et formelle, les protagonistes des images, sans nom et sans origine, ne sont pas là pour eux-mêmes mais comme archétypes d’une variété de destins, ou, sociologiquement parlant, d’une classe donnée. Ces images ont pu être décrites comme des allégories, à la manière de personnages sur une scène de théâtre, qui seraient les allégories de destins et de passions. C’est de cela, en plus de la qualité des images, que le livre In Flagrante tire sa puissance abstraite.
 Seacoal marque le retour des protagonistes ; les quinze photographies déjà connues sont réunies dans un tableau d’ensemble dont les personnages émergent pour enfin devenir des personnes. Avec le livre de Chris Killip, c’est aussi une certaine forme de narration depuis longtemps passée de mode dans le domaine artistique qui fait son retour : la description à la manière d’un reportage presque romanesque de la réalité. Les images élégiaques de Seacoal ne revendiquent plus l’autonomie d’une page ou d’une double page, contrairement à In Flagrante ; elles sont plutôt l’objet d’une suite rythmique qui met en lumière sous toutes ses facettes une activité apparemment archaïque aux frontières du monde industriel – avec un regard insistant qui est devenu rare aujourd’hui. Dans Seacoal, la narration de Chris Killip suit une forme épique, et non plus, comme dans In Flagrante, une forme dramatique. Ses personnages portent enfin des noms, et cela n’est pas seulement lié au fait que les protagonistes de ses images, presque trente ans après, ne courent plus le danger d’être accusés d’exercer une activité illégale. Les membres de la famille Laidler peuvent désormais apparaître comme une famille, et nous faire voir que la proximité du photographe avec ses modèles s’est transformée en amitié.
 Aujourd’hui, la série Seacoal est représentative d’un chapitre de l’histoire britannique récente, mais aussi d’une certaine position photographique, qui combine une documentation à long terme avec la description de la vie quotidienne d’un groupe social. Le terme vernaculaire peut être utilisé pour signifier la spécificité d’une culture locale ; le vernaculaire en tant qu’intérêt et expression d’une position artistique semble pourtant n’avoir aucune adéquation dans un monde globalisé. C’est pourquoi aujourd’hui, eu égard à notre prétention postmoderne face à des cultures que nous comprenons à peine, une confrontation avec les images de Chris Killip semble d’autant plus profitable.
 Florian Ebner 
 
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/seacoal01curatedmag1-1.jpg 278 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:01:57SEACOAL

TRANSTEMPO

11 janvier 2024/par Faitetcause
Première femme espagnole à avoir intégré l’agence Magnum en 2005, Cristina Garcia Rodero a d’abord étudié la peinture puis la pédagogie avant de se consacrer à la photographie.En 1973 elle débute un travail d’investigation sur les fêtes et les rites en Espagne. Projet qui aboutira à un livre en 1989 intitulé Espagne Occulte et lauréat du prix du livre de l’année à Arles.
Cristian Garcia Rodero a elle-même été récompensée par de nombreux prix. Cet ouvrage édité par la Fabrica (Texte en espagnol, en anglais et en galicien!), rassemble une centaine d’images qu’elle a réalisées lors de ses différents séjours en Galice entre 1974 et 2010.
La vie, la mort, le mariage, les fêtes religieuses ou païennes… Les thèmes chers à la photographe sont bien sûr tous présents ici. L’oeuvre photographique est riche et variée, les textes, de qualité, écrits par des spécialistes.Article paru dans éponses Photos Septembre 2011 
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/images10_copy1-1.jpg 400 320 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:01:57TRANSTEMPO

UN MÊME MONDE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Parcours documentaire 1956-2008
Cet ouvrage est un voyage. Il raconte en trois cents quatre-vingt-quatre photographies, à niveau d’hommes, les bouleversements que la société française a connu depuis les années soixante et ceux d’un monde qu’elle ne peut plus ignorer ou mépriser.
Cet ouvrage est un témoignage. Il retrace l’itinéraire d’un photographe qui, depuis cinquante ans, pointe fraternellement son objectif sur le quotidien des individus, leur travail, leur cadre de vie, leurs peines, leurs luttes, leurs joies.
Cet ouvrage est un manifeste, celui d’une photographie qui ne se contente pas de regarder, mais qui entend informer et participer à l’action de ceux qui ne se résignent pas à ce que l’humanité soit réduite aux seuls rapports de domination et de peur.
Accompagnées par les commentaires de l’historien Jean-Marie Guillon, les images de Jacques Windenberger constituent un révélateur sur le monde sans frontières d’aujourd’hui alors qu’à nos côtés, des peuples que l’on croyait brisés se remettent en mouvement.Textes de Jean-Marie Guillon

Cet ouvrage est aussi un catalogue qui permet de prendre connaissance du fonds que le photographe a donné aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/sans_titre1-1.jpg 240 230 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:01:58UN MÊME MONDE

Europa inch’Allah

11 janvier 2024/par Faitetcause
Patras est un lieu de transit. Cette ville portuaire à l’ouest de la Grèce concentre de nombreux migrants. Ils guettent le moment adéquat pour se cacher dans un camion afin de monter à bord d’un bateau pour l’Italie. Déterminés, mais confrontés à la peur d’être attrapés, ils attendent des mois voire des années pour passer cette étape de leur voyage clandestin. Tout en sachant que d’autres barrières les attendent sur la route d’une Europe rêvée, Europa inch’Allah."Construites autour d’un mélange entre le style documentaire et la fiction, mes photographies cherchent à «raconter des histoires». Des histoires sans fin ni finalité, comme celle de ces trois jeunes hommes qui posent dans un hangar en ruines devenu pour eux une planque idéale. Les hommes de Patras sont pris dans une partie d’échecs où le prochain mouvement peut être fatal.
Avant d’appuyer sur le déclencheur il y a un long moment d’échange. Je tente de ne pas faire des images «d’eux» mais des images «avec eux» prises dans un processus de partage".
Europa inch’Allah
Patras is a point of transit.  This port city in western Greece is a magnet for migrants, waiting for the right moment to sneak onto a trailer to board a ship bound for Italy.  Determined, but all the while living with the fear of being caught, they wait months or even years to take this step in their clandestine journey, a journey towards the Europe of their dreams which they know is strewn with obstacles.  Europa inch’Allah.

"Built around a mixture of fiction and documentary, my photographs look to “tell stories”.  Stories with neither aim nor ending, such as the one about three young men posing in the ruined hangar which for them had become an ideal hideaway.  The men of Patras are taken up in a game of chess where the next move may prove fatal.  There is always an element of discussion before pressing the shutter.  I try not to make images “of them”, but images “with them”, made as part of a shared process".  

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/euopa_inchallahjpg-1.jpg 240 240 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:01:562024-01-11 22:01:58Europa inch’Allah
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    Lettre d’information

      

    58 rue Quincampoix
    75004 Paris – France
    +33 (0)1 42 74 26 36
     

    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
    20 rue Lalande
    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
    www.pqev.org
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