POSTE RESTANTE
/par FaitetcauseLes photographies, couleurs et noir et blanc, accompagnent des paroles entendues dans le film de Christian Tran, ainsi que des textes recueillis par l’auteur et des citations de personnages célèbres liées à La Poste et aux services publics. Le livre est préfacé par Bernard Langois, éminent journaliste, fondateur de l’hebdomadaire Politis et co-fondateur de l’association ATTAC.
« Poste Restante » c’est aussi un livre militant pour maintenir des bureaux de poste et des services publics dans des petites communes. C’est prendre en compte qu’en Ardèche, comme dans d’autres départements ruraux où il y a peu de personnes au kilomètre-carré, les hommes méritent, comme les citoyens des villes, d’avoir des services publics proches et de qualité. C’est maintenir des emplois dans les campagnes et même en créer , et cela passe par la qualité des infrastructures et du service public garanti.
« Poste restante » sous le regard attentif du photographe, c’est aussi la réalité de la rue avec réunions et manifestations. C’est encore des citations et des anecdotes, tantôt humoristiques, tantôt graves.
Dans « Poste Restante », le lien social est mis en évidence et c’est le facteur qui en est la représentation vivante.
BAGNE
Traces-mémoires du bagne
/par FaitetcauseJean-Luc de Laguarigue, extrait de la préface.
Traces-mémoires du bagne
LA SOUFFRANCE ET LA JOIE DE LA LUMIERE
/par FaitetcauseAlex Webb est un photographe complexe. Il se revendique photographe de rue, et non pas photo-journaliste ou documentariste. « Je ne sais faire qu’une chose, c’est marcher en direction d’un lieu. Que fait un photographe de rue, si ce n’est marcher, regarder, attendre, parler puis regarder et attendre encore, en conservant l’espoir que la chose inattendue, l’inconnu ou le secret enfermé au cœur du réel se présentera au coin de la rue. ». Errer dans les villes, sortir, regarder et explorer le monde avec un appareil photo, voilà ce que fait Alex Webb. Car la rue est pour lui la meilleure école pour apprendre et comprendre. Inutile de s’instruire par les livres, il faut voyager et découvrir, savoir contempler avec talent, analyser les mouvements, les gestes, la lumière, les couleurs tout en soulignant les tensions culturelles, les climats politiques et économiques. « Ce que je sais aujourd’hui des sociétés que j’ai photographiées pendant toutes ces années – sur les plans socio-politique, culturel ou esthétique – je ne l’ai pas appris dans les livres mais en flânant dans les rues. »
Dans cette monographie, le photographe, dans la préface, nous apprend comment sa prédilection pour la couleur est survenue. Car Webb a commencé son métier en photographiant en noir et blanc. Inspiré par Henri Cartier-Bresson, Frank, Winogrand ou encore Lee Friedlander, c’était comme une évidence pour ce photographe de travailler sans couleurs, mais il lui manquait quelque chose. Les clichés noir et blanc sur l’Amérique sociale de la Nouvelle-Angleterre et des environs de New York, ne le satisfaisaient pas et ne l’épanouissaient pas. « Je sentais confusément que ce travail ne me mènerait nulle part. J’avais l’impression d’explorer un territoire que d’autres photographes de rue comme Lee Friedlander et Charles Harbutt avaient découvert avant moi ».
THE HUMAN FACE OF CLIMATE CHANGE
(Les Visages du changement climatique)
/par FaitetcauseEn 2009, Mathias Braschler (né en 1969 près d’Aarau) et Monika Fischer (née en 1971 près de St. Gallen) ont voyagé dans seize pays à travers le monde, prenant des photographies et réalisant des interviews de ces personnes dont l’existence est menacée par les conséquences du changement climatique.
Photographies de Mathias Braschler
Interviews de Monika Fischer
The Human Face of Climate Change
Earth’s atmosphere is steadily warming due to greenhouse gas emissions. While experts discuss the possible consequences and politicians are apparently powerless to do anything about it, untold numbers of people are already struggling with the devastating impact of a climate gone haywire. One of the greatest floods in the history of the region destroyed the home and business owned by Yang Gengbao and his wife in the Chinese province of Guangxi. The drying up of Lake Chad means that Abakar Maydocou Mahamat can no longer earn his livelihood as a fisherman. Margaret Aliurtuq Nickerson from western Alaska will soon have to leave her village, Newtok, since the ground is thawing, causing homes and streets to sink.In 2009, Mathias Braschler 1969 – Aarau) and Monika Fischer (1971 – St. Gallen) traveled to sixteen countries around the world, taking photographs of and conducting interviews with people whose existence is threatened by the consequences of climate change. Photograps by Mathias Braschler
Interview Monika Fischer
(Les Visages du changement climatique)
CAMDEN
/par FaitetcauseHABITANTS ATYPIQUES
/par FaitetcauseMaude Grübel : illustrations
Joy Sorman : préfacels vivent hors des sentiers battus. Ils se sont improvisés bâtisseurs en toute liberté, seuls, en famille ou en groupe, en campagne ou en ville. Cabanes dans les arbres, habitats troglodytes, maisons rondes ou carrées, huttes éphémères, leur habitat est à leur image, unique et plein d’inventivité . Sa conception répond par ailleurs aux besoins quotidiens : s’abriter, s’alimenter, se chauffer. Leur démarche s’inscrit dans un processus global. L’habitat est témoin d’une pensée, de valeurs humaines, d’un mode de vie alternatif qui séduit de plus en plus. Durant quatre ans, Alexa et Irène Brunet sont parties sur les routes à la rencontre de ces autoconstructeurs.
Les photographies d’Alexa, les textes d’Irène et les illustrations de Maude Grübel rassemblés dans ce livre préfacé par Joy Sorman, présentent vingt cinq lieux et habitants à travers la France. Un passionnant voyage au cours duquel le lecteur pousse doucement la porte de ces fascinantes maisons sans jamais en forcer l’intimité.
VIVIAN MAIER
Street photographer
/par FaitetcauseCes photographies au format propre au Rolleiflex, le jeune agent immobilier John Maloof les découvre en 2007 quand il acquiert aux enchères une boite de négatifs, pensant y trouver de simples documents historiques de sa ville, Chicago. C’est lui qui va couver le trésor – 100 000 images au total, dont un tiers non développées – durant une année tout en essayant de retrouver son premier propriétaire. Mais lorsqu’en cherchant sur internet, il tombe sur la nécrologie de Vivian Maier, il s’aperçoit que la femme vient de mourir la veille, à 83 ans. On est en avril 2009, la photographe emporte alors le secret de son travail dont on ne saura peut-être jamais si elle aurait voulu le montrer, même à ses proches. Elle laisse surtout au monde le plaisir de découvrir une vie entière d’images réalisées au gré de promenades, de pauses ou de rencontres. Que cela lui plaise ou non, Vivian Maier fait aujourd’hui l’objet d’une publication, d’une exposition itinérante, d’un site internet et même d’un blog à sa mémoire.
Avant de devenir un virtuose disparu, Vivian Maier, à moitié Française par sa mère, toujours en chapeau et appareil en bandoulière, a travaillé comme nourrice à Chicago et a parcouru ses allées autant que celles de New York ou Paris. C’est là qu’elle y remarque la beauté d’une démarche, la singularité d’une autre, les rires, les pleurs et les jeux d’enfants, les regards surtout, des blancs, des noirs ou des vieux, méfiants ou apprivoisés. Il n’y a dans les poses ou les scènes que la photographe a cru bon d’immortaliser rien d’exceptionnel ; elles reflètent simplement une vision romantique et touchante de la vie et contribue à notre mémoire collective. Vivian Maier nous rappelle à tous, nous photographes ou amoureux de la photographie, que le simple cliché d’un homme endormi sur une plage reste un document extraordinaire.
Jonas Cuénin
Street photographer
NEPAL & MAO
/par FaitetcauseINFRA
/par FaitetcauseIl y a dans ces photographies de milices congolaises signées Richard Mosse un effet vintage qui peut déranger. Celui d’un medium emprunté aux glorieuses années du pop art, démocratisé sur les pochettes d’albums de rock ou les affiches à l’esprit psychédéliques ou kitsch. Le même type d’effet qui interrogea il y a peu sur la qualité ces images d’Afghanistan, prises grâce à l’application iPhone Hipstamatic par Balazs Gardi ou Damon Winter. Le journaliste James Estrin y a réagi en ces termes dans le blog photo du New York Times: “Est-il vraiment important de savoir quel appareil Damon Winter a utilisé pour créer ces belles images composées? Je ne pense pas. Ce sont les images qui importent, c’est le photographe qui prend la photo, pas l’équipement. Il n’importe qu’à peu de monde de savoir quelle machine à écrire utilisait Hemingway.”C’est donc avec un film infrarouge, le Kodak Aerochrome, que Richard Mosse est parti à la rencontre de groupes rebelles dans l’est du Congo. Des hommes en alerte, dont l’allégeance varie constamment, bataillant de façon nomade dans une zone de guerre à l’allure de jungle, où les embuscades, les massacres ou les violences sexuels sont pratiques fréquentes. Pour documenter ou illustrer ces histoires tragiques, on laissera le choix du verbe, le photographe a tenu à la distance. Une distance au sens propre du terme, engendrant des photographies de miliciens plus « tranquilles » que les soldats de Damon Winter : les hommes au repos ou en marche, à l’écart des combats, se réunissant dans un village, posant arme à la main pour l’objectif. Une distance réelle dans ces paysages ou cadrages en grand angle. Une distance aussi, dans l’approche, moins purement photo journalistique, d’avantage aux frontières entre art, documentaire et fiction. Les images d’Infra, avec leurs couleurs désaturées, pourpres ou rose bonbon, pourront désensibiliser sur l’horreur de la guerre ou au contraire donner l’impression d’un monde toxique et révoltant. Comme ses petites camarades venues d’Afghanistan, elles invitent à nouveau à la réflexion et au dialogue sur les pratiques modernes. Jonas Cuénin
Lettre d’information
75004 Paris – France
+33 (0)1 42 74 26 36
ouverture du mercredi au samedi
de 13h30 à 18h30. Entrée libre
M° Rambuteau – Les Halles
Pour Que l’Esprit Vive
20 rue Lalande
75014 Paris – France
T. 33(0)1 81 80 03 66
www.pqev.org










