• Expositions
  • Galerie
  • Bibliothèque
  • Menu Menu
Fait & Cause, Photographie Militante
Couverture du livre "Toucher aux limites" © Nicolas Hergoualc'h

TOUCHER AUX LIMITES

11 janvier 2024/par Faitetcause

 

Toucher aux limites a été réalisé auprès de personnes rencontrées dans la rue ou à travers leur lieu de confinement, durant la période du 24 avril au 5 mai 2020 dans le Pays de Lorient (56). 65 portraits associés à un entretien autour de 5 questions ouvertes, sur le changement dans le quotidien, la découverte de soi et la représentation des autres, les craintes et espoirs du déconfinement. De ces simples questions ressort une grande diversité, ni triste ni joyeuse, faite d’espoir, d’attente, de retour sur soi, de soumission à la règle ou de recherche de failles. Des prises de conscience que ce rythme doit être celui que nous devons conserver pour nous, ou des souhaits que tout reparte comme avant. Des colères. Des espoirs de décroissance, de ralentissement et de prise de conscience écologique, souvent d’avance bridé par l’intuition d’une société qui ne va pas se remettre en question même après ça. Des thèses complotistes et de la punition divine aussi. Un moment exceptionnel pour échanger et faire un point sur ce qu’on vit.

Toucher aux limites est une des étymologies de Confiner.

Photographe et intervenant pédagogique, Nicolas Hergoualc’h est influencé dans son travail par sa formation initiale en sciences humaines et sociales qui l’amène à utiliser l’outil photographique comme un moyen pour travailler et faire travailler des publics sur des questions sociales. Il utilise des techniques anciennes et alternatives pour réaliser des images qui s’écartent de la représentation objective de la réalité et travailler ainsi une matière plastique et sensible, ouverte à l’interprétation.


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Capture-decran-2023-07-25-144519.png 918 917 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:57:332024-01-11 23:58:04TOUCHER AUX LIMITES

LUMIÈRES DES SAINTES

11 janvier 2024/par Faitetcause

 

Cent ans d’images d’un pèlerinage mythique.

Objet de fascination, le pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où sainte Sara est honorée par des Gitans, Manouches, Roms et voyageurs venus de toute l’Europe, attire depuis plus de cent ans les plus grands photographes. Ilsen About, historien des mondes roms, réunit dans cet ouvrage une vingtaine de portfolios du début du XXe siècle à nos jours. On y croise des artistes comme Lucien Clergue, Sabine Weiss, Erwin Blumenfeld, Jean Dieuzaide ou Martine Franck, mais aussi des anonymes issus des communautés gitanes. Dans un essai passionnant, Ilsen About revient sur les origines de ce pèlerinage et la puissante attraction qu’il exerce. Il explore les composantes et l’évolution de la relation entre photographes et modèles, dans un contexte historique marqué par l’exclusion. L’auteur éclaire ainsi l’ambiguïté des liens qui se tissent entre regardeurs et regardés, un face-à-face en forme de jeu de dupes. Avec les photographies de : Jean-Paul Anastay, André Barthélémy, Erwin Blumenfeld, Gaston Bouzanquet, Michèle Brabo, Lucien Clergue, Nigel Dickinson, Jean Dieuzaide, Martine Franck, Alfred Geneste, Georges Glasberg, Frédéric Helmstetter, François Kollar, Lore Krüger, Carle Naudot, Joseph Y. Pissarewsky, Jean Ribière, Ferdinando Scianna, Jeanne Taris, Sabine Weiss, Chiki Weisz.


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/book_985_thumbnail_fr.jpg 1134 768 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:57:332024-01-11 23:58:12LUMIÈRES DES SAINTES

MER

11 janvier 2024/par Faitetcause

 

Cet été, la collection 100 photos pour la liberté de la presse prend le large. Une ode à la beauté et la fragilité de la mer, vue par les plus grands photographes d’hier et d’aujourd’hui. Sauvage et puissante, menacée et fragile, espace de subsistance et de plaisirs pour les humains et refuge pour la biodiversité, les multiples facettes de la mer se révèlent notamment sous l’objectif de Brassaï, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Anita Conti, Robert Doisneau, Jacques Henri Lartigue, Steve McCurry, Sarah Moon, Vincent Munier, Paul Nicklen, Sebastião Salgado et bien d’autres ! Depuis le pionnier Jean Painlevé, pour qui le premier appareil photo insubmersible a été mis au point dans les années 1930, jusqu’aux photos de baleine prises au drone par l’Américaine Joanna Steidle, en passant par les nus aquatiques de Henri Cartier-Bresson, les plages estivales de Robert Doisneau et Massimo Vitali, le témoignage d’Anita Conti, seule femme à avoir embarqué avec les pêcheurs de morue jusqu’au confins de Terre-Neuve, les vagues poétiques de Vincent Munier ou encore les cétacés saisis par Sebastião Salgado : la mer a inspiré les plus grands photographes, qui ont tous ont choisi de soutenir Reporters sans frontières.


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/RSF_Mer_2023_000-scaled-1.jpg 2560 1999 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:57:052024-01-11 23:57:05MER

DARYA

11 janvier 2024/par Faitetcause

 

Apparu à la fin des années 1990 et ayant explosé au début des années 2000, le phénomène des badanti demeure très présent en Italie où l’on estime actuellement à plus d’1 million le nombre d’auxiliaires de vie, femmes originaires d’Europe de l’Est (surtout d’Ukraine, de Moldavie et de Roumanie) qu’elles ont quittée après que l’économie de ces pays se soit effondrée. Ces femmes n’ont en général pas de contrat de travail régularisé et travaillent six jours sur sept, au minimum 11 heures par jour. Jane Evelyn Atwood, dont on connaît l’intérêt pour les gens qui vivent en marge, a suivi l’une d’elles pendant plusieurs mois en 2007. Venue d’Ukraine avec un visa de tourisme, Darya travaille à Bolzano, chez quatre sœurs âgées et physiquement très diminuées. Du matin au soir, elle s’occupe d’elles  soins, hygiène, toilette, repas , mais aussi de la maison, des courses et du ménage. Une fois par an, parfois deux, Darya retourne dans son village d’Ukraine, où l’attendent son mari, Igor, et ses deux filles âgées d’une vingtaine d’années. Les retrouvailles sont émouvantes, mais chaque voyage révèle un peu plus le fossé qui se creuse entre Darya et les siens. L’argent envoyé par Darya transforme la maison et améliore considérablement le niveau de vie de la famille qui se tourne vers la société de consommation, alors que Darya vit chichement en Italie et semble avoir d’autres valeurs. Qu’en sera-t-il lorsque viendra pour elle le temps de la retraite et le retour au pays ? Avec l’empathie qui la caractérise, dans une démarche rigoureuse, Jane Evelyn Atwood a choisi de décrire en détails le quotidien immuable de Darya, saisissant au plus près chacun de ses gestes, la suivant du matin au soir dans ses tâches ménagères et les soins qu’elle prodigue aux vieilles dames. Le livre choisit délibérément de ne rien occulter de ces étapes, souvent fastidieuses, pour mieux souligner au fil des pages la répétition, la monotonie, la lourdeur de la routine et la difficulté physique inhérentes à la vie d’une badante. Pourtant Darya semble ne jamais se plaindre et les photographies montrent à quel point elle demeure attentive à tout ce qu’elle fait. L’intérêt de cette série tient aussi au fait que la photographe a suivi Darya lors d’un court séjour en Ukraine, où elle retrouve son mari et ses filles. Cette confrontation avec ses origines est bouleversante en ce sens qu’elle nous fait mesurer la trajectoire de Darya et nous renvoie à toute la complexité sociale et affective des migrations qui n’occultent en rien la singularité des histoires de vie. En grande photographe nourrie par les enseignements de la photographie documentaire américaine, Jane Evelyn Atwood a comme à son habitude écrit un texte pour accompagner ses photographies. Dans une belle écriture, simple et sans effet, elle enrichit avec des mots son récit en images, apportant à la fois quelques précisions sur la vie et les conditions de travail de Darya, mais livrant aussi son point de vue personnel de photographe à travers une analyse fine de ce qu’elle observe, en Italie comme en Ukraine. Car au-delà de ce que Darya nous révèle de la vie d’une badante et des prises de conscience qui en résultent, ce livre est aussi une rencontre entre deux femmes, l’une américaine et l’autre ukrainienne, qui chacune à sa manière ont choisi de s’intéresser aux autres.


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couverture-Darya.png 781 736 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:57:052024-01-11 23:57:19DARYA

S’ÉLEVER AU MILIEU DES RUINES, DANSER ENTRE LES BALLES

11 janvier 2024/par Faitetcause

J’ai choisi en pleine conscience de me positionner derrière les lignes de front pour observer ce qui se déroule au sein de ces zones « grises » de la guerre. Mon but ? Celui de partager la vie au jour le jour des soldats engagés dans le conflit et de tous ceux qui ont choisi de rester et de continuer à vivre parmi les ruines, malgré les combats et la situation très précaire qui leur est imposée. C’est en mettant au jour ce contexte que les émotions et les sentiments peuvent naître, dans ces gestes simples, ces poses, ces danses joyeuses, ces moments d’intimité. Mon intention est toujours de me faire oublier, pour que seule la vérité de la lutte et de la résilience de ces gens puisse demeurer. Pour compléter le corpus photographique, j’ai demandé à Allan Kaval, journaliste au Monde, qui vient de recevoir le prix Albert Londres, à Kamran Matin, professeur associé au sein du département des relations internationales à l’Université du Sussex, à Carol Mann, sociologue spécialiste des questions de genre au sein des conflits armés, chercheuse associée à l’université Paris 8 et directrice de l’association Women in War, ainsi qu’à Mylène Sauloy, qui documente la guerre au Kurdistan et au Rojava depuis 1998 via la publication d’articles et la réalisation de films documentaires, d’expositions et bientôt d’un roman graphique, qu’ils apportent leur contribution écrite et leur très grande connaissance des sujets abordés dans mon ouvrage.

Maryam Achrafi

 

Maryam Ashrafi est une photographe documentaire qui croit aux projets à long terme. Son travail met un visage sur une guerre : la Syrie et sur un enjeu géopolitique stratégique pour la région : le Kurdistan, qui ont été largement commentés mais qui restent très lointains pour un Occident qui les a avant tout perçus par le prisme de la question des réfugiés. Maryam témoigne de la guerre à sa manière, en insistant sur ses complexités et sur la construction efficace, au sein notamment des forces armées kurdes, d’un nouveau modèle social basé sur l’égalité entre les sexes puisque les femmes y occupent les mêmes rôles que les hommes, à contrario de ce qu’il se passe dans d’autres parties du monde ou d’autres sphères sociales. Ceci explique pourquoi, au fil des ans, sa démarche l’a conduite à retourner aux mêmes endroits, afin de montrer le pouvoir unique de la résilience d’un peuple meurtri et de sa volonté de vivre, toujours en quête d’espoir et d’un changement. Elle est ainsi convaincue que documenter les conflits et les conséquences de la guerre est vital pour mettre à disposition du monde des preuves et des témoignages qui seront demain nécessaires pour construire la paix sur la base d’une réalité avérée et factuelle.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couverture-MARYAM-ACHRAFI.png 899 1200 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:57:052024-01-11 23:57:24S’ÉLEVER AU MILIEU DES RUINES, DANSER ENTRE LES BALLES

DU RAISIN ET DES HOMMES

11 janvier 2024/par Faitetcause

 

Fruit d’une aventure immersive dans les vignobles des Coteaux du Layon en Anjou, cet ouvrage est le récit, en photos et en mots, de l’expérience initiée par les deux auteurs lors du confinement du printemps 2020, au contact de cinq jeunes vignerons aux parcours singuliers qui écrivent une histoire commune : celle d’une nouvelle génération engagée dans une pratique vertueuse d’un métier deux fois millénaire.
Au rythme du cycle végétatif et des saisons, dans quatre domaines en agriculture biologique, “Du raisin et des Hommes” nous engage à réfléchir au futur auquel nous souhaitons contribuer. Par leur démarche, ces femmes et ces hommes nous invitent à mettre nos pas dans les leurs.


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couverture-CDP-souple-1.jpg 586 741 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:56:422024-01-11 23:56:43DU RAISIN ET DES HOMMES

BORDERS

11 janvier 2024/par Faitetcause

Ce livre est l’aboutissement d’un projet né il y a quatre ans dans la Jungle de Calais, à la veille de son évacuation. Jean-Michel André a ensuite parcouru d’autres territoires en France, en Italie, sur l’île de Lampedusa, en Espagne et en Tunisie. Partout, il a rencontré des réfugiés qui cherchaient un abri, réunis dans l’espoir d’une dernière traversée. À travers leurs portraits, Jean-Michel André cherche à incarner la figure universelle de l’Homme debout, armé de ses souffrances mais aussi de ses rêves, porté vers un ailleurs. Ces portraits résonnent avec les paysages de souffle et de silence qu’il photographie. Avec la mise en tension de fragments de paysages, de portraits et de textes, Jean-Michel André et Wilfried N’Sondé installent une atmosphère poétique, grave, et sondent le vertige du vide. Ils questionnent le rapport à l’autre et interrogent les notions de frontière réelle et imaginaire. Un regard sensible sur la notion de cheminement ; l’empreinte durable d’une tragédie qui fait partie de notre histoire contemporaine. Borders donne à voir les traces de territoires traversés en révélant l’ombre, l’errance, et en traçant un fragile liséré entre le réel et l’imaginaire, le souvenir et le présent. La temporalité est flottante et les espaces sont incertains. En ne situant pas les prises de vue, l’auteur photographe gomme volontairement la carte, afin de soustraire son travail à une lecture strictement documentaire. Il ne date pas non plus les photographies, car c’est dans un même vertige qu’il souhaite précipiter la chronologie, pour ne garder que le lien étroit entre mémoire, oubli et projections. Depuis une dizaine d’années, Jean-Michel André poursuit un travail reposant sur une vision politique et poétique du territoire. Il en interroge les limites, la mémoire et les évolutions. Il explore aussi la notion de circulation à travers les flux économiques, financiers et migratoires. C’est une exposition du premier volet de Borders à la galerie de l’Institut français de Tunis qui a permis la rencontre avec l’écrivain Wilfried N’Sondé, déterminante de la suite du projet. L’œuvre littéraire de Wilfried N’Sondé est parcourue d’une réflexion sur la marginalité, l’exil et le rapport à l’autre. Depuis 2018, Jean-Michel André et Wilfried N’Sondé entretiennent une correspondance faite de photographies et d’écrits, enrichissant le projet d’une nouvelle épaisseur – les mots de Wilfried N’Sondé faisant partie intégrante du processus de recherche de Jean-Michel André.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Borders_Couv_Actes_Sud-1.jpg 1437 1088 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:56:422024-01-11 23:56:57BORDERS

MEETING SOFIE

11 janvier 2024/par Faitetcause

Snezhana von Büdingen-Dyba, photographe germano-russe née en 1983, documente depuis 2017 la vie de Sofie, une jeune femme atteinte de trisomie 21 : « Quand j’ai commencé à prendre des photographies de Sofie, elle avait 18 ans. Elle sortait juste de l’école et passait la majorité de ses journées dans la propriété familiale, dans un petit village de l’est de l’Allemagne. Sofie est issue d’une célèbre famille d’antiquaires et a grandi dans l’atmosphère magique de cette ferme. Pendant quatre années, au rythme de mes visites régulières à Sofie et sa famille, j’ai vécu leur quotidien et partagé avec Sofie les joies et les peines de sa première expérience amoureuse. Elle traversait alors cet âge ingrat, et en même temps beau et grisant, où de jeune fille l’on devient une femme, où chaque sentiment est vécu avec une intensité extrême, et où l’amour semble la raison d’être de la vie. »

C’est par une immersion dans le monde de Sofie, par l’observation de ses gestes et de ses réactions face au déroulement de la réalité, qu’ont pu être saisies les scènes ici dépeintes. Comme le dit Snezhana : « les photographies de Sofie procèdent de notre profonde confiance réciproque et de notre intimité ».

L’aspect le plus puissant de cette série est indéniablement l’universalité de l’histoire qu’elle raconte. « Tout le monde se rappelle cette intensité des sentiments de l’adolescence, et pour ma part je me reconnais tout à fait à cet âge dans Sofie », explique Snezhana, tout en espérant que d’autres, face à ces images, parviennent aussi à reconnaître leur propre expérience, et que « cette approche fasse disparaître toute frontière artificielle basée sur le préjudice et l’ignorance, et contribue à faire accéder l’humain à un degré supérieur de tolérance, d’intégration et d’amour. »

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/sofi-couv.jpg 1020 869 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:56:332024-01-11 23:56:33MEETING SOFIE

UKRAINE

11 janvier 2024/par Faitetcause

 

Les racines d’un conflit au travers de 20 ans de reportage
C’est un travail au long cours que présente ici Guillaume Herbaut : vingt ans de reportage en Ukraine, pour lequel il a reçu en mars 2022 le prestigieux prix World Press Photo.
Guillaume Herbaut a assisté à l’extraordinaire évolution de ce pays depuis la révolution orange et celle de Maïdan, en passant par l’annexion de la Crimée et la guerre dans le Donbass depuis 2014, jusqu’à l’invasion russe. Il témoigne surtout de la formidable résistance d’un peuple qui se bat pour sa liberté.
Son œuvre traduit une intimité façonnée par ses très nombreuses rencontres, dont il a précieusement gardé la trace dans un carnet de route tenu au fil des années. Ce magnifique travail d’auteur permet d’éclairer les racines d’un conflit fruit de la folie hégémonique de Vladimir Poutine.
Dans son introduction, Galia Ackerman, historienne, journaliste et essayiste spécialiste de l’Ukraine, offre une mise en perspective du travail de Guillaume Herbaut et démonte avec fermeté les mensonges de la propagande russe.


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/71YL-xQDJ5L-1.jpg 1042 1127 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:56:062024-01-11 23:56:06UKRAINE

OUT OF SIGHT, À L’ABRI DU REGARD

11 janvier 2024/par Faitetcause

La catastrophe nucléaire de Fukushima a durablement bouleversé les relations autrefois intenses entre les individus, leur communauté et les cycles de la nature. Comment vivre alors dans un nouvel environnement sous la menace constante de taux de radiation élevés ? Comment exister lorsque la simple liberté de vivre au présent a été supprimée, quand sensations et perceptions charnelles ont été ébranlées et que les liens unissant une communauté à son environnement ont été compromis ?

Telles sont les questions qu’évoque ce livre, avec pudeur et délicatesse, dans un dialogue à plusieurs voix. Installée au Japon depuis 2010, la photographe française Delphine Parodi se rend à Fukushima pour la première fois durant l’été 2012. Pendant sept ans, elle y retourne régulièrement, aussi bien à l’intérieur de la zone d’évacuation forcée de 20 kilomètres autour de la centrale que dans les « trois pays » de la préfecture de Fukushima. Elle photographie, écoute et recueille les témoignages des personnes évacuées. Ses images réalisées avec un appareil moyen-format, présentées sous forme de diptyques, font dialoguer paysages intimes, souvent insondables – rivières, montagnes, lacs, forêts, carrefours, bancs isolés… – et portraits d’habitants, le corps à la jonction entre intérieur et extérieur, comme un vecteur de conscience de l’environnement. Ses images suggèrent l’altération de leur rapport à ces lieux aussi bien que l’importance de la mémoire individuelle.

La romancière et poétesse japonaise Yoko Tawada, qui vit en Allemagne, a elle aussi entamé un travail à la suite de la catastrophe. Delphine Parodi et Yoko Tawada se rencontrent à Berlin en décembre 2012. Elles décident d’unir leurs voix. Yoko Tawada se rend à son tour à Fukushima et rencontre les personnes que Delphine Parodi a photographiées. Elle écrit les 24 poèmes publiés dans ce livre, en allemand d’abord, avant de les traduire elle-même vers sa langue maternelle, le japonais, puis qu’ils soient ensuite traduits de l’allemand vers le français par Bernard Banoun et vers l’anglais par Bettina Brandt. Ce sont des poèmes qui empruntent à la fois à l’esprit japonais et à une langue très contemporaine, guidée par les situations et les voix qu’elle a patiemment captées.

Yoko Tawada et Delphine Parodi feront encore plusieurs voyages à Fukushima, le plus souvent séparément, ensemble à l’été 2015, mais avec la même nécessité, celle d’écouter les habitants, ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils continuent à vivre, portées par la responsabilité commune de mettre en mots et en images cette somme d’événements individuels.

Combinant diptyques photographiques, poèmes et témoignages en quatre langues, Out of Sight est le fruit de ce projet à long terme. Naviguant entre le visible et l’invisible, ce livre donne forme à ce qui reste une menace constante mais imperceptible, et se veut un rappel à la conscience collective en ces temps incertains.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/outo-1re-couv2.jpg 1719 1013 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:56:062024-01-11 23:56:13OUT OF SIGHT, À L’ABRI DU REGARD
Page 5 sur 64«‹34567›»

Pages

  • Accueil
  • Bibliothèque
  • Contact
  • Expositions
  • Faire un don
  • Galerie
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Test Mohammed

Catégories

  • Aucune catégorie

Archive

    Image

    Lettre d’information

      

    58 rue Quincampoix
    75004 Paris – France
    +33 (0)1 42 74 26 36
     

    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
    20 rue Lalande
    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
    www.pqev.org
    © Copyright FAIT & CAUSE    Contactez-nous Politique de confidentialité Mentions légales
    Faire défiler vers le haut

    Nous utilisons des cookies sur notre site internet pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de TOUS les cookies. Toutefois, vous pouvez visiter "Paramètres des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.

    AccepterRefuserParamètres

    Paramètres des cookies & protection de la vie privée



    Comment nous utilisons les cookies

    Nous pouvons demander que les cookies soient réglés sur votre appareil. Nous utilisons des cookies pour nous faire savoir quand vous visitez nos sites Web, comment vous interagissez avec nous, pour enrichir votre expérience utilisateur, et pour personnaliser votre relation avec notre site Web.

    Cliquez sur les différentes rubriques de la catégorie pour en savoir plus. Vous pouvez également modifier certaines de vos préférences. Notez que le blocage de certains types de cookies peut avoir une incidence sur votre expérience sur nos sites Web et les services que nous sommes en mesure d'offrir.

    Cookies essentiels pour le web

    Ces cookies sont strictement nécessaires pour vous délivrer les services disponibles sur notre site et pour utiliser certaines de ses fonctionnalités.

    Du fait que ces cookies sont absolument nécessaires au bon rendu du site, les refuser aura un impact sur la façon dont il fonctionne. Vous pouvez toujours bloquer ou effacer les cookies via les options de votre navigateur et forcer leur blocage sur ce site. Mais le message vous demandant de les accepter/refuser reviendra à chaque nouvelle visite sur notre site.

    Nous respectons votre choix de refuser les cookies mais pour éviter de vous le demander à chaque page laissez nous en utiliser un pour mémoriser ce choix. Vous êtes libre de revenir sur ce choix quand vous voulez et le modifier pour améliorer votre expérience de navigation. Si vous refusez les cookies nous retirerons tous ceux issus de ce domaine.

    Nous vous fournissons une liste de cookies déposés sur votre ordinateur via notre domaine, vous pouvez ainsi voir ce qui y est stocké. Pour des raisons de sécurité nous ne pouvons montrer ou afficher les cookies externes d’autres domaines. Ceux-ci sont accessibles via les options de votre navigateur.

    Code de Suivi Google Analytics

    Ces cookies collectent des informations de manière compilée pour nous aider à comprendre comment notre site est utilisé et combien son performantes nos actions marketing, ou pour nous aider à personnaliser notre site afin d’améliorer votre expérience de navigation.

    Si vous ne souhaitez pas que votre visite soit pistée sur notre site vous pouvez bloquer ce pistage dans votre navigateur ici :

    Autres services externes

    Nous utilisons également différents services externes comme Google Webfonts, Google Maps, autres hébergeurs de vidéo. Depuis que ces FAI sont susceptibles de collecter des données personnelles comme votre adresse IP nous vous permettons de les bloquer ici. merci de prendre conscience que cela peut hautement réduire certaines fonctionnalités de notre site. Les changement seront appliqués après rechargement de la page.

    Réglages des polices Google :

    Réglages Google Map :

    Réglages reCAPTCHA :

    Intégrations de vidéo Vimeo et Youtube :

    Politique de Confidentialité

    Nous utilisons également différents services externes comme Google Webfonts, Google Maps, autres hébergeurs de vidéo. Depuis que ces FAI sont susceptibles de collecter des données personnelles comme votre adresse IP nous vous permettons de les bloquer ici. merci de prendre conscience que cela peut hautement réduire certaines fonctionnalités de notre site. Les changement seront appliqués après rechargement de la page.

    Réglages des polices Google :

    Réglages Google Map :

    Réglages reCAPTCHA :

    Intégrations de vidéo Vimeo et Youtube :

    Accepter les réglagesMasquer uniquement les notifications