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Fait & Cause, Photographie Militante

GORAN TOMAŠEVIĆ

11 janvier 2024/par Faitetcause

Goran Tomašević, né en 1969, est un photographe serbe. Travaillant pour Reuters, il a passé plus de 20 ans à voyager à travers le monde pour couvrir les plus importantes histoires du monde. Ses images de guerres et de révolutions comptent parmi les images les plus importantes des conflits dans les Balkans, en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, au Soudan du Sud, au Pakistan, au Mozambique, en RD Congo, en République centrafricaine, au Burundi ou au Nigeria. Le travail de Tomašević a été reconnu par de nombreux prix internationaux prestigieux. Il a été nommé « Reuters Photographer of the Year » à quatre reprises, a reçu le premier prix dans la catégorie « Spot News Stories » au World Press Photo, le « China International Press Photo of the Year », le « SOPA Award of Excellence for News Photographie », le « London Frontline Club Award » et le prix « Days Japan ». Il a été nominé pour le prix Pulitzer pour Breaking News Photography. L’équipe photo du Guardian a choisi Goran Tomašević comme photographe d’agence de l’année 2013. International Business Times UK a choisi Goran comme photographe d’agence de l’année 2016. En 2019, Tomašević et plusieurs de ses collègues de Reuters ont reçu le prix Pulitzer Prize Breaking News Photography Award, pour avoir couvert la migration massive d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud vers les États-Unis

 


 

This powerful, terrible book conveys a Dantesque vision of our humanity. The current circumstances, this morning in Ukraine, make us believe that this madness will never stop and continue to break our hearts. Admiration for Goran Tomašević, a wonderful Caravaggio of photography! Francis Kochert, Académie nationale de Metz, February 24, 2022.

Look to the man to discover the photographer. His father has just sold a bike and offers him his first camera, an ancient FED 5V. Goran is 13 years old and does not yet know that this precursor to the Leica will allow him to make rapid progress, helped by his older sister’s boyfriend, a professional photographer. And will turn his life into a permanent adventure – set out across the 444 pages of this exceptional volume, a major contribution to the great journey of photojournalism and a must-see history of the past 30 years.

In the footsteps or as companion of James Nachtwey, he is also a worthy heir to Robert Capa, Larry Burrows, Don McCullins and has become one of the greatest professionals of his generation. In his very own way he goes back to Mathew Brady who, during the Civil War of 1861, wanted to convey the „smell of death“ to American homes.

Goran Tomašević never cut off his Serbian origins. On the contrary, although he was already fascinated by Africa and the Middle East, he began by covering the situation in Croatia and Bosnia in 1991, responding to requests from the local press, including the Kosovar daily newspaper Pristina. With the teachings and affection of his father and grandfather in mind, Tomašević devoted himself first and foremost to the deep crisis that raged between NATO bombings and anti-Milošević demonstrations.

The quality of his reports, the force of his images allowed him to join the famous Reuters agency in 1996 to become, over the next 20 years, one of the most award-winning photographers in the world. “If you want to make the facts authentic, you have to be where they are. So that’s the challenge. But it’s harder”, he says in an interview, “when the stories are happening in your home. That’s what hurts the most.” This confession reveals one of the reasons for his humanity, which permeates all his reports, from Pristina to Kabul, and his whole photography, already a highly significant, expressive oeuvre in the world of photojournalism. The pictures by Goran Tomašević are more needed than ever to recognize the truth of the facts and the respect owed to each viewer, citizens without borders of our totally digitized planet. Alain Mingam, president of the World Press Photo Contest 1994 and vice president of Reporters Without Borders 2013 – 2015.

 


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couverture-58.jpg 1302 1169 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:53:412024-01-11 23:53:41GORAN TOMAŠEVIĆ

DAVID ‘CHIM’ SEYMOUR

11 janvier 2024/par Faitetcause

« Il utilisait son appareil photo comme un médecin utiliserait un stéthoscope pour diagnostiquer l’état du cœur. Le sien était vulnérable », écrivait Cartier-Bresson à propos de David Seymour, dit « Chim ». David ‘Chim’ Seymour. Searching for the Light. 1911–1956, sa biographie récemment parue, révèle le parcours de l’un des fondateurs de la célèbre agence de presse Magnum Photos.

 

Dawid Szymin est né à Varsovie en 1911, à une époque où la Pologne, qui n’obtiendra qu’une indépendance fragile après la Première Guerre mondiale, risque toujours d’être dépossédée de ses terres par ses voisins – l’Empire russe, le Royaume de Prusse et la monarchie des Habsbourg.

Et en novembre 1956, lorsque Dawid meurt en Égypte, son cercueil est recouvert du drapeau américain, pays dont il est devenu citoyen en 1943 mais qu’il n’a presque jamais photographié.

Entre sa naissance et sa mort, Dawid a traversé une révolution, une guerre civile et deux guerres mondiales. Il perd sa famille durant l’Holocauste, s’installe en Italie, explore la Grèce, tombe amoureux d’Israël, et meurt d’une mort absurde trois jours après la fin des hostilités de Suez. Citoyen du monde – mais resté, malgré tout, européen – David Robert Seymour s’est constamment réinventé, au cours de ses nombreuses vies.

 

Il Professore
A son nom de Dawid, il semble préférer ceux d’animaux de compagnie : Dick, Dik, Didek, dans son enfance et sa jeunesse, Chim, Chimou, Chim-Chim ou Chimsky par la suite, avant de se décider pour Chim.

On lui connaît aussi de très nombreux surnoms : Il est The Unflamboyant pour son collègue Elliott Erwitt, tandis que Trudy Feliu, rédactrice parisienne chez Magnum dans les années 1950 et ses amis romains le baptisent Il Papabile, en raison de sa fascination pour les rituels du catholicisme italien, ou encore Il Professore, pour son allure studieuse. Le journaliste Horace Sutton, quant à lui, écrit qu’ « il évitait toute ostentation comme l’Automat [ancienne machine à délivrer des repas] ».

Né dans une communauté cultivée de langue yiddish et polonaise, Chim demeure attaché à ses racines juives et à ses parents, éditeurs respectés. En 1915, lorsque l’Allemagne envahit la Pologne, la famille de David se réfugie en Russie, ce qui est l’occasion, pour l’enfant, d’apprendre le russe, après le yiddish, l’hébreu et le polonais.

Son périple linguistique se poursuit avec l’allemand, qu’il perfectionne au lycée, puis il s’initie au français à Paris, où il suit les traces de nombreux artistes et écrivains d’Europe de l’Est de sa génération.

En 1939, lorsqu’il débarque à New York, il ne parle pas la langue, mais bientôt, selon les mots de son amie Judy Friedberg, « il ajouta un anglais expressif, quoique d’une grammaire incertaine, au palmarès des langues qu’il maîtrisait ». L’italien suivra, au début des années 1950.

Durant ses voyages et ses exils, Chim restera fidèle à ses intérêts pour la musique, la littérature, le design et la politique qui l’ont façonné, et ses convictions de gauche scelleront ses liens avec les futurs membres de Magnum Photos.

Chim n’a pas un physique avantageux. Il n’est ni grand ni musclé, et son visage, aux traits malgré tout délicats, rappelle un peu celui d’un hibou. L’expression de ses yeux bruns est dissimulée par des lunettes épaisses, et une calvitie précoce a dégarni son front de ses cheveux châtains. Généralement, on le voit une cigarette aux lèvres, ou bien il la tient entre le pouce et l’index.

Discret dans ses manières, il porte des tenues d’une élégance neutre : cravate en soie et costume trois pièces gris, chemise blanche en soie sur mesure, chaussures impeccablement cirées et sac photo noir. S’il lui arrive d’ôter sa veste lors d’une réunion chez Magnum, il ne retrousse jamais ses manches.

On ne le voit guère changer d’apparence ou d’attitude sur les photographies entre les années 1930 et le milieu des années 1950, sinon que ses cheveux commencent à grisonner et son visage à s’empâter, conséquence fatale des dîners conviviaux et gastronomiques qui font sa joie.

 

Le plus énigmatique des fondateurs de Magnum
Cet homme autonome et quelque peu mystérieux a quelque chose du héros d’un film policier : John Morris, un éditeur de longue date de Magnum, lui trouvait une ressemblance avec Peter Lorre. « Seymour était le plus énigmatique des fondateurs de l’agence », écrit-il.

« Pendant des mois, j’ai pensé qu’il était un espion, ce qu’il est devenu d’une certaine manière lorsqu’il a travaillé pour Allied Intelligence à Londres en tant que photo-interprète. » Marc Riboud, qui a rejoint Magnum en 1955, m’a dit la chose suivante: « Il y a des hommes qui, sans être beaux, possèdent une grande beauté. Chim n’était pas beau, mais son visage reflétait son esprit et son évidente intelligence. »

Martha Gellhorn, correspondante de guerre et écrivaine, qui a couvert le conflit espagnol aux côtés d’Ernest Hemingway dont elle est devenue l’épouse, a donné au personnage d’une nouvelle, Lep, les traits de Chim.

Voici comment elle le décrit : « Lep ressemblait à la fois à un hibou, un panda, et une figure de Bouddha, discret jusqu’à en être invisible, un homme qui ne souriait que légèrement et riait rarement, un homme grave, dévoué à des amis graves et très spécialisés, des archéologues, des médecins et des musiciens jouant dans des orchestres philharmoniques, un petit homme doux au front bombé, surmonté de larges lunettes… »

Le collègue de Chim, Jean Marquis, se souvient de lui en ces termes : « Il avait une voix très douce et une certaine élégance dans sa façon de parler. Son regard était très expressif. C’était comme un rire intérieur, sans hostilité. Il n’était pas agressif, mais ses remarques pouvaient être très acerbes. Bob [Capa] accordait beaucoup d’attention à ses remarques et lui demandait souvent son avis. »

Et l’épouse de Marquis, Susie, qui a travaillé pendant plusieurs années au bureau de Magnum à Paris, ajoute : « Il était très ouvert lorsqu’il s’agissait de travail, mais réservé quant à sa vie personnelle. Il n’en dévoilait rien. Il tenait à garder ses distances. »

 

« Il m’a appris à raconter une histoire en images »
Sur le plan professionnel, Chim porte un regard attentif sur le travail de ses collègues et ses propres planches-contacts ; il est, à ce titre, l’une des rares personnes à qui Cartier-Bresson montre sa mise en page et son texte pour Images à la Sauvette (1952). « C’est lui qui m’a appris le montage », se souvient son collègue Jean Marquis.

« Il s’intéressait à la fois à la composition et à l’aspect technique de la photographie. Il m’a appris à raconter une histoire en images. Il me laissait choisir, puis il regardait et faisait des suggestions, mais il n’imposait jamais rien. Contrairement à Henri, ses préoccupations portaient sur la narration plutôt que l’esthétique. Je ne l’ai jamais vu irrité ou en colère. Dans les réunions, il essayait d’être persuasif. Parfois, le ton montait un peu, dans ses discussions avec Bob, quand c’était nécessaire. »

Jamais cruel, toujours attentif, Chim est la voix de la raison dans les discussions de groupe orageuses. Il rit rarement mais sourit souvent et, lorsqu’il est surpris, hausse légèrement les sourcils.

C’est aussi un homme d’affaires avisé qui, en 1955, rédige les statuts de Magnum, toujours en vigueur aujourd’hui. « Après la mort de Capa et Bischof en 1954, il a montré son efficacité en tant qu’administrateur », note Marc Riboud.

Et son collègue Elliott Erwitt ajoute : « Chim a fait beaucoup pour l’agence, d’un point de vue commercial. Henri [Cartier-Bresson] ne comprenait rien à l’argent. Capa n’avait aucun sens des affaires : c’était un bon promoteur et un bon vendeur, mais un administrateur lamentable. »

Sur la personnalité de Chim, ses collègues et amis ont des opinions contradictoires. Distant, renfermé, silencieux, disent certains. Plaintif, même : « S’il vous plaît, ne vous sentez pas négligé », le conjurait sa collègue Maria Eisner.

« Comme le Juif errant, il semblait porter tout le poids du monde sur ses épaules, mais je soupçonne qu’il cachait le plaisir qu’il trouvait dans le travail », dit Jinx Rodger.

Non, rétorquent d’autres, il était chaleureux, souriant, généreux, charmant – et ils soulignent son absence d’ego et sa générosité envers les jeunes photographes, leur suggérant des missions, les aidant financièrement, les invitant à dîner, ou les présentant à des personnes influentes.

Il fait découvrir le gin à sa nièce Helen et l’accompagne chez un tailleur pour la confection de son premier chemisier en soie italienne. Il n’oublie jamais les anniversaires de ses amis, ses collègues, ses neveux et nièces, et se présente les bras chargés de cadeaux, souvent achetés chez FAO Schwarz, le célèbre magasin de jouets de New York.

 

Un homme à tiroirs secrets
Séducteur tranquille (comme le révèlent certaines lettres), frère et oncle bienveillant, homme d’affaires et négociateur redoutable, grand expert en relations publiques, ami des princes et des prélats, secrétaires et barmans : tels sont quelques-uns de ses multiples visages.

Ses petites amies ignorent sa vie personnelle, et ses amis, souvent, ne se connaissent pas les uns les autres. L’un d’eux rapporte un souvenir nostalgique : « Quand je suis venu annoncer sa mort à son ami Dave Schoenbrun, il m’a dit, dans la conversation qui a suivi : ‘Vous et moi nous connaissons très peu. Et pourtant, Chim était un ami commun. C’était un homme à tiroirs secrets, et il a oublié de les faire communiquer.’ »

Chim est résolument un excentrique. Collectionneur d’amis, il en a dans les milieux les plus variés, et grâce à eux ou aux nombreux livres qu’il lit, il aime à acquérir des connaissances singulières dans toutes sortes de domaines, dont il émaille inopinément les conversations.

« On ne savait jamais ce qu’il nous réservait – quelque chose à propos du strip-tease, ou l’histoire de l’ordre franciscain », se souvient son ami et collègue Burt Glinn. Connaisseur de vin, il ne boit pas pour se saouler mais pour apprécier les différentes saveurs des vins, comme s’il lisait des livres.

Gourmet, il aime découvrir des restaurants secrets pour y déguster des plats étranges tels que l’ortolan, minuscule oiseau farci, macéré dans le cognac et que l’on mange tout entier, y compris les os. Mais dans des conditions de vie difficiles, telles que celles de la guerre civile espagnole, il se contente de repas très simples avec ses camarades, composés de haricots ou de lentilles, de pain rassis et de sardines, et arrosés d’un vin rouge bon marché.

Doué de qualités sociales, il peut aisément entrer dans n’importe quel rôle et tisser des liens, que ce soit avec les enfants des rues, les militants communistes, les combattants de la guerre civile espagnole, les prêtres du Vatican, les artistes de renommée mondiale, les stars hollywoodiennes, les habitants des kibboutz ou encore les civils égyptiens. Glissant sans heurts d’un pays à un autre, d’un milieu à un autre, il semble, comme un chat, avoir neuf vies à vivre.

 

« Capa était un copain, mais Chim était un ami »
Qu’ils soient vieux ou jeunes, pauvres ou célèbres, ses collègues ou des étrangers, tous ceux qui l’approchent l’aiment. À chacun, il ne révèle qu’un fragment de lui-même, mais avec une telle chaleur, une telle gentillesse que l’on se sent, un instant, son meilleur, son plus proche ami. Comme Cartier-Bresson me l’a dit un jour : « Capa était un copain, mais Chim était un ami. »

Bill Pepper, rédacteur en chef de Newsweek à Rome, fournit de lui une description magnifiquement nuancée : « Chim nous a été un lever de soleil inattendu, qui est entré et sorti de nos vies. Ses propres sentiments enrichissaient notre intériorité. Il était vraiment une sorte de voix intérieure dans nos vies, c’est étrange. Cela fait écho à son affinité avec les enfants dans sa photographie. Nous avons tous un enfant en nous, un résidu d’émerveillement qui ne s’éteint jamais, et c’était à cette part de nous qu’il parlait. »

Correspondant de paix mort à la guerre, Chim était, derrière son sourire, un homme hanté par l’Holocauste des Juifs d’Europe, qui avait coûté la vie à presque toute sa famille. Et si parfois il s’isolait avec une pile de lettres auxquelles il n’avait pas répondu, laissant sonner le téléphone, c’était peut-être parce qu’il était submergé par la tristesse, comme par une grande vague qui ne se retirerait jamais.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Chim-Cover-copy.jpg 1685 1892 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:53:412024-01-11 23:53:43DAVID ‘CHIM’ SEYMOUR

SIRKKA-LIISA KONTTINEN

11 janvier 2024/par Faitetcause

Publié à l’origine en 1983 par Jonathan Cape, Byker de Sirkka‐Liisa Konttinen est reconnu comme une œuvre phare et un classique moderne de la photographie. Konttinen a documenté une communauté très unie à Newcastle dans une zone qui a été son lieu de vie pendant sept ans et qui était destinée à un grand réaménagement. L’œuvre a acquis une reconnaissance nationale en tant que récit photographique clé d’une riche culture ouvrière à la veille de sa destruction. Le livre a été sélectionné par The Observer comme l’un des dix meilleurs livres de l’année.

Sirkka‐Liisa Konttinen est une photographe et cinéaste d’origine finlandaise et membre fondatrice de l’Amber Film & Photography Collective et de la Side Photographic Gallery basée à Newcastle upon Tyne. Avec Byker, ses autres projets à long terme dans la photographie et le cinéma incluent Writing in the Sand, Letters to Katja, The Coal Coast, Song For Billy, Byker Revisited, Today I’m With You et Still Here. En 2011, la photographie de Konttinen et les films d’Amber ont été inscrits au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO au Royaume-Uni comme étant d’une valeur et d’une importance nationales exceptionnelles pour le Royaume-Uni.

 

“Une époque de l’histoire sociale est capturée dans ces images qui reflètent les conséquences pour une communauté alors que toute sa raison d’être – les travaux d’ingénierie et les chantiers navals – est lentement démantelée. Cela n’a rien à voir avec la nostalgie : les conditions de vie étaient trop dures pour cela. Mais l’attachement aux lieux qui ont été le lieu de la lutte, de l’amour et de la souffrance n’est pas l’amour de la brique et de la pierre et de la pauvreté, mais une mesure de l’intensité de ce que les gens ressentaient les uns pour les autres ici….. Ceci a une sensibilité, une sagesse de l’œil et du cœur qui rend cette collection inoubliable.“

Jeremy Seabrook, Nouvelle Société.

 

“…des chefs-d’œuvre de la représentation, aussi bien politique que photographique.”

Jules Lubbock, Le nouvel homme d’État.

 


 

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VIVIAN MAIER

11 janvier 2024/par Faitetcause

Lorsque les archives de Vivian Maier ont été découvertes à Chicago en 2007, la communauté de la photographie a acquis un talent immense et singulier. Peu connue de son vivant, Maier est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes américaines du XXe siècle. Née à New York en 1926 d’un père austro-hongrois et d’une mère Française, elle a vécu en France plusieurs fois dans sa jeunesse et a travaillé comme gouvernante à New York et à Chicago pendant une grande partie de sa vie adulte. C’est au cours de ses années en tant que gouvernante qu’elle a pris de nombreuses photographies qui l’ont rendue célèbre à titre posthume. Aujourd’hui sujet de films et de livres, Maier a vécu dans une relative obscurité jusqu’à sa mort en 2009. https://www.thamesandhudsonusa.com/series

L’incroyable œuvre de Maier se compose de plus de 150 000 images photographiques, de films super 8 et 16 mm, de divers enregistrements et d’une multitude de films non développés. Travaillant principalement comme photographe de rue, le travail de Maier a été comparé à des sommités telles que Helen Levitt, Robert Frank, Diane Arbus et Joel Meyerowitz.

Grâce à des archives inédites et à des analyses scientifiques récentes, ce volume rétrospectif jette un nouvel éclairage sur le travail de Maier en documentant l’art de son œuvre photographique. Avec des textes d’Anne Morin et Christa Bluëmlinger, ce regard détaillé sur l’ensemble des archives de Maier est organisé thématiquement en sections qui couvrent les autoportraits, la rue, les portraits, les gestes, la cinématographie, les enfants, le travail en couleur et les formes. Un ajout précieux à l’évaluation continue du travail de Maier, ce livre est un recueil en un volume de ses images les plus durables.

 

Contributeurs

Christa Blümlinger
Auteur. Christa Blümlinger enseigne la cinématographie à l’Université de Paris VIII, spécialisée dans le cinéma documentaire et l’avant-garde.

Ann Marks
Auteur. Ann Marks un écrivain et biographe de Vivian Maier qui vit à New York.

Anne Morin
Auteur. Anne Morin est la directrice de diChroma Photography à Madrid.

 


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/010610299-couv.jpg 798 605 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:53:182024-01-11 23:53:18VIVIAN MAIER

THE FLOOD

11 janvier 2024/par Faitetcause

« La tragédie dans la théorie classique est censée inspirer à la fois la pitié et la terreur, mais l’horreur et la violence quotidiennes des nouvelles mondiales nous laissent souvent lutter pour produire ces réponses. Personne ne peut vraiment ressentir les émotions apparemment exigées de nous par un flux quotidien d’informations sur les anniversaires des bombardements et les économies au bord du gouffre. Mais un hippopotame abattu d’une fléchette tranquillisante dans une rue inondée de la ville est une toute autre affaire ».

 Jonathan Jones

 

‘The Flood’

Le déluge

Tard le 13 juin 2015, de fortes pluies ont frappé la capitale Tbilissi et les régions voisines. Au matin, 19 personnes seraient mortes. De nombreuses familles étaient maintenant sans abri, un zoo détruit et une ville sous le choc. La ville est devenue un désert plein de bêtes dangereuses.

Le zoo a perdu plus de 300 animaux. La majorité, tuée par les inondations. Plusieurs survivants – un hippopotame, des grands félins, des loups, des ours et des hyènes – se sont échappés des enclos et des cages détruits dans les rues de Tbilissi. Certains ont été tués, d’autres repris et ramenés au zoo.

De nombreux Géorgiens ont condamné l’accent mis par les médias étrangers sur le zoo et leur indifférence aux histoires des victimes humaines.

Le catholicos-patriarche Ilia II, un chef influent de l’Église orthodoxe géorgienne, dans son sermon du dimanche, a imputé les inondations au « péché » de l’ancien régime communiste. Qui, a-t-il dit, a construit le zoo à son emplacement actuel en utilisant l’argent recueilli en détruisant les églises et en faisant fondre leurs cloches.

Francesco Merlini utilise le médium photographique pour transformer la réalité en ce qui semble fantastique. Créer des métaphores et des symbolismes. Rendre les photographies surréalistes et suspendues entre perception et sens.

Avec ‘The Flood’, le photographe tente d’oser la confiance en soi du spectateur. Leur faire lire cette histoire d’un nouveau point de vue.

 

Francesco Merlini
Francesco est né à Aoste, en Italie, en 1986 et il est basé à Milan. Après une licence en design industriel à l’Université Politecnico de Milan, il se consacre entièrement à la photographie. Il travaille sur des projets documentaires à long terme. Toujours à la recherche d’un point de contact entre son passé photojournalistique et un fort intérêt pour les métaphores et le symbolisme.

En 2016, il a été sélectionné par le British Journal of Photography pour ‘The Talent Issue: Ones to Watch’. En 2020, Francesco a été sélectionné pour le Prix HSBC pour la Photographie. En 2021, il a été l’un des nominés pour le prix Leica Oskar Barnack.

Francesco Merlini a été exposé dans le monde entier dans des expositions collectives et individuelles. Et ses photos ont été publiées sur des médias italiens et internationaux comme Washington Post, Financial Times, Le Monde, L’Espresso, Internazionale, Corriere della Sera, D. La Repubblica, Sette, Wired, Gq, Die Welt, La Stampa, Rolling Stone.

 


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/NEWBOOKS3of229EDIT.jpg 1333 2000 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:53:182024-01-11 23:53:21THE FLOOD

S’ENFORESTER

11 janvier 2024/par Faitetcause

S’enforester est né de la rencontre d’une photographe, d’un philosophe et d’une forêt.
Nourris par la forêt de Białowieża, Andrea Olga Mantovani et Baptiste Morizot ont uni leurs regards pour tisser le mythe de la forêt des origines.
S’enforester nous dévoile le lien caché de cette forêt avec chaque arbre de nos squares, chaque chêne sur le bord de nos routes, chaque massif forestier exploité. Sans ce mythe, nous ne pouvons pas être à la hauteur des questions politiques que la forêt exige de nous: comment accompagner la forêt qui nous entoure, comment en vivre, comment la défendre?
Voici donc l’invitation de ce livre : opérer un détour par le pouvoir mythologique de la dernière forêt primaire d’Europe, relique du passé, pour revenir armé vers la question du futur de nos forêts en Europe, et en France en particulier. C’est un exercice de mythologie réelle à portée politique pour demain.

 

La photographe
Géographe de formation, Andrea Olga Mantovani a travaillé durant 6 ans sur des problématiques environnementales et sociales en Europe.
Voyant dans l’image un instrument de témoignage
indispensable, elle se consacre dès 2015 à la photographie de manière professionnelle.
En parallèle de projets personnels à long terme, elle est correspondante pour le New York Times.
Andrea Olga Mantovani est lauréate du prix talent émergent du Festival de la Gacilly 2018, du Prix Obs «Les Femmes s’exposent» et du Prix Focale pour son travail sur la forêt de Białowieża. Elle poursuit aujourd’hui son travail personnel dans le massif des Carpates en Ukraine.

 

L’auteur
Baptiste Morizot, philosophe Maître de conférence en philosophie à l’université d’Aix-Marseille. Ses travaux, consacrés aux relations entre l’humain et le vivant s’appuient sur des pratiques de terrain, notamment de pistage de la faune sauvage.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont dernièrement Manières d’être vivant (Actes Sud, 2020), Raviver les braises du vivant (Actes Sud, 2020), Sur la piste animale (Actes Sud, 2018).

 


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv.-S-enforester-scaled-1.jpg 2560 2030 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:53:182024-01-11 23:53:34S’ENFORESTER

CONGO

11 janvier 2024/par Faitetcause

En 2020, le 11e Prix a été remis au photojournaliste canadien Finbarr O’Reilly pour son projet de reportage en République démocratique du Congo (RDC). Entamé en 2020 mais vite interrompu par l’irruption de la pandémie du coronavirus, le reportage a repris au premier semestre 2021.

Le projet soutenu se propose d’explorer les défis humains, sociaux et écologiques que le Congo affronte aujourd’hui, en documentant les dures réalités et les immenses défis qui freinent l’essor d’un pays exploité depuis des générations.

Grand comme quatre fois la France, la RDC est un pays-continent irrigué par le fleuve Congo. Il concentre d’immenses richesses naturelles et minérales : plus grande forêt pluviale après l’Amazonie, premier producteur de cobalt et de coltan (métaux stratégiques de nos équipements électroniques), deuxième producteur de diamants… Mais le pays, déchiré par des conflits intercommunautaires et politiques récurrents, accumule misères, épidémies et affrontements sanglants.

La République démocratique du Congo présente l’un des indices de développement humain les plus faibles au monde. Son alphabétisation est en hausse mais sa santé publique à l’abandon, et les violences faites aux femmes et aux enfants y sont endémiques. Le pays possède les plus grandes ressources en eau douce d’Afrique mais a le plus faible taux d’accès à l’eau potable. C’est aussi le moins bien loti en matière d’infrastructures de transport de la planète et un des tristes champions de la déforestation et de l’accaparement des terres et des matières premières.

Ce projet fait également entrevoir des raisons d’espérer pour les 90 millions d’habitants de la République démocratique du Congo, dont 60 % ont moins de 20 ans : initiatives dans l’éducation et la santé, actions de préservation de la faune, et luttes contre les trafics, la corruption et la mainmise de quelques individus et des multinationales sur les exploitations minières.

 


 

CITATION DES CONTRIBUTEURS DE LA MONOGRAPHIE
« Certaines critiques acerbes pointent même le voyeurisme dans le travail des journalistes et des photographes. Ma réponse est simple : que nous choisissions ou non de la regarder, la souffrance existe. Donc, si l’on cherche un moyen efficace de militer pour la fin de la guerre, les images peuvent y aider. C’est aussi un outil d’une grande force émotionnelle, ce que ne sont pas toujours les mots. »
Dr Comfort Ero, présidente et directrice générale d’International Crisis Group

 

« La CPI défend un monde plus pacifique et plus juste en favorisant l’accès à la justice, en établissant les responsabilités et en aidant à prévenir les crimes qui menacent la paix, la sécurité et le bien-être du monde.
Cette série photographique est partie prenante de ce travail. Écouter les victimes et les survivants, apprendre d’elles et d’eux et se tenir à leurs côtés est le premier pas vers l’accès à la justice. Partager leurs histoires désigne la matérialité de ces crimes et accélère leur prise de conscience, ce qui encourage le soutien à la politique de responsabilisation et de dissuasion de la Cour pénale internationale. »
Juge Antoine Kesia-Mbe Mindua, Cour pénale Internationale

 


 

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WORLD PRESS PHOTO 2022

11 janvier 2024/par Faitetcause

Since 1955, the World Press Photo Foundation, a non-profit organization based in Amsterdam, has organized an international competition for photojournalism and documentary photography.

The 2022 edition is characterized by the institution of regional prizes (i.e. 6 regions: Africa, Asia, Oceania and Southeast Asia, North and Central America, South America and Europe) which will reward 24 winners among the tens of thousands of applications sent.

The photographs published in the book are reflecting the depth and complexity of the work of photojournalists, as close as possible to the vicissitudes of current events. Each of the photographs helps to anchor the shown event in immediate history, in our memories and beyond.

The catalog of this new edition will present the photographs of the winners of the World Press Photo 2022 prize, the announcement of which will take place on March 24, 2022 during the award ceremony.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture-1-54.jpg 1920 1516 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:52:432024-01-11 23:52:43WORLD PRESS PHOTO 2022

AUGUST SANDER

11 janvier 2024/par Faitetcause

AUGUST SANDER HOMMES DU XXE SIÈCLE
Un beau livre somme, le plus complet jamais publié sur l’œuvre magistrale d’August Sander – photographe attaché à révéler son époque (le xxe siècle), et qui fait date dans l’histoire de la photographie. Né en Allemagne, le photographe portraitiste August Sander (1876-1964) s’est attaché dans sa pratique artistique à transmettre une image fidèle et objective de son époque. Au milieu des années 1920, il s’attelle à un ambitieux projet intitulé « Hommes du xx e siècle » : dresser à grande échelle une chronique documentaire la plus exacte possible de la société. Ainsi, sur plusieurs décennies, August Sander réalise des centaines de portraits de ses contemporains, seuls ou à plusieurs, classés par profession ou selon des critères sociaux ou familiaux et visant à représenter les différentes strates de la société classées en sept groupes différents : « le paysan », « l’artisan », « la femme », « les catégories socioprofessionnelles », « les artistes », « la grande ville », et enfin, sur les thèmes du grand âge, de la maladie et de la mort, « les derniers des hommes ». Remaniée à maintes reprises au fil des années, cette entreprise monumentale l’occupa jusqu’à la fin de sa vie. Elle fut partiellement publiée mais resta inachevée. Dans cette nouvelle édition en un seul volume, la plus complète jamais publiée, sont rassemblés 619 portraits en noir et blanc ainsi qu’une nouvelle analyse de l’œuvre. Un travail magistral sans équivalent considéré comme un classique de la littérature photographique, unique dans l’histoire de cet art – aussi bien sur le plan du concept que du projet lui-même.

 

LES AUTEURES
Gabriele Conrath-Scholl et Susanne Lange, directrices de cet ouvrage, en signent le texte introductif. Gabriele Conrath-Scholl (née en 1961) dirige Die Photographische Sammlung/ SK Stiftung Kultur, à Cologne, qui possède le plus grand fonds d’archives d’August Sander au monde. Elle a étudié les arts visuels auprès de Bernd Becher et l’histoire de l’art à l’Académie des beaux arts de Düsseldorf. Outre August Sander, elle a consacré de nombreux ouvrages et plusieurs expositions (en tant que commissaire) à Bernd et Hilla Becher, Karl Blossfeldt, Hans Eijkelboom, Francesco Neri, Judith Joy Ross, Rosalind Fox Solomon et Thomas Struth. Susanne Lange (née en 1959), docteure en philosophie et diplômée en histoire de l’art et en littérature allemande de l’université de Francfort-sur-le-Main, a dirigé Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur, à Cologne. Outre Bernd et Hilla Becher, objets de sa thèse, elle a consacré de nombreuses publications à August Sander, William Christenberry, Marcel Broodthaers ou encore Jeff Wall.

 

EXPOSITION
Exposition « Allemagne / Années 20 / La Nouvelle Objectivité / August Sander » du Centre Pompidou, du 11 mai au 5 septembre 2022, construite autour de l’œuvre du photographe

 


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/COUV_Hommes-du-XXe-1920px-72dpi-1.jpg 1920 1524 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:52:432024-01-11 23:53:00AUGUST SANDER

ERRANCE : CARNETS D’UN PHOTOGRAPHE 2000-2020

11 janvier 2024/par Faitetcause

Errance : carnets d’un photographe 2000-2020 is a record of my exploration of territories in crisis unfolding from France to South Sudan, from Lebanon to Tunisia via the Balkans, Dubai, Germany, the Chad and Libya in perfect independence and autonomy.

They create a bond between history, journalism and documentary. Composed by confrontations and comparisons, the essence of editing, these notebooks attempt to express the photographic unachievable made of resumptions, reverses. Constantly having to come back to the same places because we haven’t seen enough and because starting over, turning around, looking behind allows us to get to the heart of the issue and show new facets and, perhaps, to announce an upcoming project because success doesn’t matter.

This book is structured around four founding chapters (Lueur, Repli, Combats, Traces) and four friendly, vibrant voices (Catherine Breillat, Nicolas Hénin, Alain Rey, David Teboul) describing this journey between research and disarray, made of chance and of encounters.

A testimony which aspires to poetry, from the glimpse to the between-said, unique and raw, about our recent history.

Guillaume Lavit d’Hautefort

Guillaume Lavit d’Hautefort, born in 1974, became a photographer after studying architecture. After a work on  »Social Emergencies » of the Saint-Louis Hospital in Paris, he became interested in camps,  »evictions » – forced displaced people – and in migrations, after his first trips to Chad. Since then, he has continued questioning the relationship between humans, space and uprooting.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couv-Errance-3.jpg 1920 1439 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:51:382024-01-11 23:52:02ERRANCE : CARNETS D’UN PHOTOGRAPHE 2000-2020
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    58 rue Quincampoix
    75004 Paris – France
    +33 (0)1 42 74 26 36
     

    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
    20 rue Lalande
    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
    www.pqev.org
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