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Fait & Cause, Photographie Militante

BHOPAL 20 ANS APRÈS…

13 novembre 2023/par Faitetcause

Depuis plusieurs années, Greenpeace soutient le combat mené contre l’oubli et la justice, par les victimes de la catastrophe de Bhopal.

Le 3 décembre 1984, à Bhopal, en Inde, une fuite de gaz d’une usine américaine (La Union Carbide, racheté depuis par Dow Chemical) produisant des pesticides a entrainé la mort de 8.000 personnes dans les jours qui suivirent . On estime à plus de 150.000, les enfants, les femmes et les hommes victimes des blessures permanentes et invalidantes causées par ce désastre. Pourtant, à ce jour , bien peu a été fait pour vennir en aide aux victimes et les aider à vivre et travailler à nouveaux.
A l’occasion de la commémoration des 20 ans de la catastrphe de Bhopal, Greenpeace souhaite attirer l’attention sur un combat qui mérite d’être soutenu, à travers une exposition photographique.Celle-ci rassemble les clichés noir et blanc de Raghu Rai, célèbre photogrphe indien et les photos couleur de Viola Berlanda, jeune photographe italienne. Tous deux nous livrent le témoignage de leur séjour à Bhopal et des rencontres qu’ils y ont faites, à travers d’une galerie de portraits réalistes et poignants, qui ne peuvent laisser indifférents.

 


 

Since several years, Greenpeace fights against the fall into oblivion and for justice for the victims of the Bhopal disaster.

On December 3th 1984 in Bhopal, India, a gas leak of an american factory (the Union Carbide, bought out since by Dow chemical) producing pesticides has caused the death of 800 people in the days that followed. There is at least 150 000 people, children, women and men still suffering from permanent and disabling injury caused by this disaster. Yet very few had been done to help victims and help them live and work again.

For the commemoration of the 20 years of Bhopal’s disaster, Greenpeace wish to draw attention to a fight that diserve to be supported with a photographic exhibition. This exhibition gathers black and white negatives of Raghu Rai, famous indian photographer and the color pictures of Viola Berlanda, young italian photographer. Both of them gives us the account of their stay in Bhopal and the encounter they made, through a collection of portraits, realists and heartbreaking, that cannot leave unmoved.

 


 

Desde hace años que Greenpeace sostiene y apoya el combate contra el olvido y la justicia, para las víctimas de la catástrofe de Bhopal.

El 3 de Diciembre de 1984, en Bhopal (India), una pérdida de gaz de la fábrica americana (La Union Carbide, comprada posteriormente por Dow Chemical) productora de pesticidas causó la muerte de 8.000 personas. Se estima a más de 150.000, niños, mujeres y hombres víctimas de heridas permanentes e invalidantes consecuencias del desastre. A pesar de ello, nada o poco se hizo para ayudar a los damnificados a fin de retomar la vida y encontrar un trabajo.

Conmemorando el aniversario de los veinte años de la catástrofe, Greenpeace, llama la atención por este combate que merece ser tenido en cuenta, a través de una exposición fotográfica. Las fotografías en blanco y negro son del célebre fotógrafo hindú Raghu Rai y las fotos en color de la joven fotógrafa italiana Viola Berlanda. Ambos trabajos nos muestran el testimonio se sus estadías en Bhopal y los encuentros realizados. Una galería de retratos plenos de emoción y realismo que no pueden dejar indiferentes.

 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/32R-R.Rai-et-V.Berlanda.jpg 2345 1659 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582026-04-03 10:00:16BHOPAL 20 ANS APRÈS…

HAINES

13 novembre 2023/par Faitetcause

C’est en 1970, année où il rejoindra l’agence Magnum, que Gilles Peress commence sa carrière de photographe en réalisant le portait intimiste d’un village français de mineurs de charbon. Peress entame un projet photographique sur les combats en Irlande du Nord. « Power in the blood », un livre rassemblant son travail en Irlande du Nord, est le premier opus de son projet en cours « Hate thy Brother », un cycle d’histoires documentaires qui décrit l’intolérance et l’émergence du nationalisme depuis l’après-guerre. « Farewell to Bosnia » était la première partie de ce cycle et « Le silence », un livre sur le génocide au Rwanda, était la deuxième. En 1979, Peress voyage en Iran en pleine révolution. Son ouvrage « Telex Iran : au nom de la révolution » concerne la fragile relation entre les cultures Américaine et Iranienne pendant la crise.
Gilles Peress compte aujourd’hui parmi les plus grands reporters de guerre. Membre de l’agence Magnum, il a reçu de nombreux prix pour tout son travail de reportage (bourse de la Fondation Guggenheim Foundation, de La Fondation de France, Prix Eugene Smith pour la photographie Humanitaire).

Un ouvrage, dans la collection Photo Poche, préfacé par l’auteur, accompagne l’exposition.

 


It’s in 1970, year when he joins Magnum agency, that Gilles Peress starts his career by an intimist portrait of a french mining village. Gilles Peress starts a project on fights in North Irland. «Power in the blood», the book on his work in North Irland is the first opus of his under-way project « Hate thy brother », a cycle of documentaries which shows intolerance and the emergence of nationalism since the post-war years. «Farewell to Bosnia» was the first part of this cycle and «The silence», an book on the Rwanda genocide, was the second. In 1979, Peress travels in Iran in revolution. His book «Telex Iran : in name of the revolution» concerns the fragile relationship between american and iranian culturs during crisis. Gilles Peress is, today, one of the most famous war reporter. Member of the Magnum Agency, Gilles Peress receives several prizes for his work. (Guggenheim foundation, French Foundation, Eugene Smith prize for humanitary photo).

A book, in Photo Poche collection, prefaced by the autor, goes with the exhibition.

 


Es en 1970, año en que entra en la agencia Magnum, que empieza su carrera como fotógrafo realizando un reportaje intimista sobre un pueblo francés de mineros de carbón. Peress comienza un proyecto fotográfico sobre los combates en Irlanda del Norte. “Power in the blood”, es un libro que reúne su trabajo en Irlanda del Norte y el primer opus de su proyecto en curso “Hate the brother”, un ciclo de historias documentales que describen la intolerancia y la emergencia del nacionalismo después de la guerra. “Farewell to Bosnia” era la primera parte de ese ciclo y la segunda “Le silence“, un libro sobre el genocidio de Rwanda. En 1979, Peress viaja a Irán en plena revolución. Su libro “Telex Irán: en nombre de la revolución” trata las delicadas relaciones entre las culturas americana e iraní durante la crisis.

Hoy en día, Gilles Peress, es uno de los más grandes reporteros de guerra. Miembro de la agencia Mágnum, Peress ha recibido numerosos premios por sus diferentes trabajos (Beca de la Fundación Guggenheim, de la Fundación de Francia, Premio Eugene Smith de la fotografía humanitaria).

Un libro de la colección Photo Poche con prefacio del autor, acompaña la exposición.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/haines__1.jpg 343 500 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582026-02-09 15:57:31HAINES

CONTRALUZ

13 novembre 2023/par Faitetcause
La “Villa 15” – plus connue sous le nom de “Ciudad Oculta” (Ville Occulte) – est la conséquence du chômage croissant provoqué par la crise politique et sociale qui frappe l’Argentine. Elle doit son nom au mur qui l’entoure, érigé pour cacher la pauvreté : ce qui ne se voit pas n’existe pas.
Un vieil hôpital abandonné avant la fin de sa construction est devenu le symbole de la « Ciudad Oculta ». Il abrite une petite salle de soins d’urgence. A ses alentours, les baraques les plus pauvres – des logements abritant jusqu’à dix personnes – se multiplient. Des nombreuses familles vivent, entre les décombres, sans protection aucune contre le danger ou les intempéries, tentant de veiller à l’éducation de leurs enfants. Malheureusement, ils échouent le plus souvent face à la délinquance, au trafic et à la consommation de drogues. Las d’être les laissés pour comptes d’une société qui les marginalise, ils consacrent leurs forces à la création de centres éducatifs et de restaurants communautaires. Ils reçoivent occasionnellement de l’aide d’organisations internationales.
L’atelier « Contraluz » est une des activités de la garderie « La Buena Voluntad » dirigé par Cielo Chaile. Elle rassemble 14 jeunes issus de la « Villa 15 », qui travaillent et s’expriment à travers la photographie. Des petits philosophes et poètes, qui affirment et signent, avec la lumière, leur convictions, leurs rêves, leurs opinions et leur talent.

 

 

« Villa 15 » – more known under the name of « Ciudad Oculta » (city occults) – is the consequence of unemployment growing caused by the political and social crisis which strikes Argentina. It owes its name with the wall which surrounds it, set up to hide poverty: what is not seen does not exist. An old hospital given up before the end of its construction became the symbol of « Ciudad Oculta ».

It shelters a small emergency treatment room. With its neighborhoods, the poorest huts – residences sheltering to ten people – multiply. Many families live, between the debris, without protection none against the danger or the bad weather, trying to take care of the education of their children. Unfortunately, they generally fail vis-a-vis the delinquency, the traffic and the consumption of drugs. Mow to be letf for accounts of a society which marginalises them, they devote their forces to the creation of educational centers and Community restaurants. They receive occasionally from the assistance of international organizations. The workshop « Contraluz » is one of the activities of the nursery « Buena Voluntad » directed by Cielo Chaile. It gathers fourteen young people resulting from « Villa 15 », who work and express themselves through photography. Small philosophers and poets, who affirm and sign, with the light, their convictions, their dreams, their opinions and their talent.

 


 

La “Villa 15” – más conocida como «Ciudad Oculta» – es la consecuencia del desempleo galopante provocado por la crisis política y social que vive la Argentina. Su nombre viene del muro que la rodea, construido con la finalidad de esconder y tapar la pobreza: “ojos que no ven, corazón que no siente” …

El símbolo de esta “Ciudad Oculta”, es un viejo hospital abandonado que nunca se inauguró; y donde se alberga una pequeña sala de urgencias. A su alrededor, los ranchos más pobres se multiplican y acogen hasta diez personas en una misma pieza. Numerosas son las familias que viven entre los escombros, a la intemperie, sin ninguna protección contra el peligro y tratando como pueden al mismo tiempo de educar a sus hijos. Desgraciadamente esto a menudo fracasa frente a la tentación de las drogas, el comercio ilícito y la delincuencia. Cansados de esperar ayuda de una sociedad que los excluye, ellos concentran sus fuerzas en la creación de centros educativos y comedores comunitarios. Recibiendo solo a veces apoyo de organizaciones internacionales.
El atelier “Contraluz” es solo una de las actividades de la guardería “Buena Voluntad”, dirigida por la señora Cielo Chaile, quien ha reunido 15 jóvenes de la “Villa 15” que trabajan y se expresan por medio de la fotografía. Pequeños filósofos y poetas que firman y afirman, con luz y sombra, sus convicciones, sus sueños, sus opiniones y su talento.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/contraluz_2.jpg 391 500 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582024-12-18 18:07:54CONTRALUZ

AUSCHWITZ

13 novembre 2023/par Faitetcause

Ioannis Stergiou

Né en 1961 en Grèce.
Ses photographies sont publiées dans la presse grecque mais également dans la presse internationale (Newsweek, Forbes, El Mundo, El País, Madame Figaro, Paris Match…)
Il est l’auteur de nombreux reportages consacrés aux communautés grecques d’Alexandrie ou d’Istanbul, aux moines orthodoxes, à la chute du mur de Berlin ou encore à la guerre en ex-Yougoslavie.

 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/3502-Stergiou-1-1.jpg 2340 1665 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582024-12-17 18:20:32AUSCHWITZ

ENTRE PARENTHÈSES 1995-2005

13 novembre 2023/par Faitetcause

Klavdij SLUBAN
Lauréat du prix Niépce (2000) et du prix Leica (2004), Klavdij Sluban, photographe français d’origine slovène établi à Paris, poursuit, à 42 ans, l’approfondissement d’une œuvre rigoureuse et cohérente. Initié aux subtilités du tirage noir et blanc auprès de Georges Fèvre, titulaire d’une maîtrise de littérature anglo-américaine, il renonce progressivement à l’enseignement pour se consacrer exclusivement à la photographie. Souvent empreints de références littéraires (Beckett, Milton), les nombreux voyages photographiques de Sluban ne sont pas guidés par l’actualité chaude et immédiate. La mer Noire, les Caraïbes, les Balkans, la Russie, peuvent se lire chez lui comme les cycles d’approfondissement successifs d’une proximité patiente aux réalités rencontrées. Ses noirs profonds, ses silhouettes à contre-jour confèrent à son écriture photographique une droiture et une justesse exemptes de tout didactisme ou exotisme. Balkans Transits, qu’il publie avec François Maspero, est distingué par le prix RFI 1997. Depuis 1995, Klavdij Sluban, quand il ne voyage pas, anime des ateliers photographiques auprès de jeunes détenus. Cet engagement commencé en France (Fleury-Mérogis) avec le soutien d’Henri Cartier Bresson, Marc Riboud et William Klein, s’est poursuivi dans les camps disciplinaires et centres de détention des pays de l’Est (Ukraine, Géorgie, Moldavie, Lettonie), y compris dans les enceintes disciplinaires de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Familier des lieux de la détention et partenaire des acteurs qui les peuplent, Sluban déploie photographiquement la problématique des espaces clos et des horizons contraints et nous fait éprouver les fractures d’un enfermement que redouble l’intériorisation des perceptions.


 

Klavdij SLUBAN

Winner of the Niépce Prize (2000) and of the Leica Prize (2004), Klavdij Sluban is a French photographer of Slovenian origin based in Paris. Now aged 42, he continues the development of his rigorous and coherent body of work. Sluban learnt the subtleties of black & white printing under the guidance of Georges Fèvre.  Although he held a Masters’ degree in Anglo-American literature, little by little, he gave up teaching to commit wholly to photography. Never inspired by immediate and sensational current affairs, Sluban’s numerous photography trips are permeated with literary references – for example, Beckett, Milton. The Black Sea, the Caribbean, the Balkans, and Russia can be read as many successive steps of an in-depth study of a patient proximity to the encountered real. His deep blacks and backlit silhouettes convey to his photographic style uprightness and accuracy free of didacticism or exoticism. In 1997, his work Balkans Transits, which he published with François Maspero, was awarded the RFI (International French Radio) prize. Since 1995, when not abroad, Sluban has run photography workshops with young offenders in prison. First originated in France, in the prison of Fleury-Mérogis with support from Henri Cartier Bresson, Marc Riboud and William Klein, this commitment was pursued in the disciplinary camps and prisons of Eastern Europe – Ukraine, Georgia, Moldavia, and Latvia – and in the disciplinary centres of Moscow and St Petersburg. By offering us pictures of those places he is familiar with and of their inhabitants to whom he is a true partner, Sluban unveils the problems of closed spaces and constrained horizons. And by doing so, he brings to both our consciousness and senses the fractures of a confinement enhanced by the internalization of perceptions.


 

Klavdij SLUBAN

Fotógrafo francés de origen esloveno radicado en Paris, ganador de los premios “Niépce” en el año 2000  y “Leica” en el 2004. A los 42 años continúa el perfeccionamiento de una obra coherente y rigurosa. Se inicia a las sutilezas del revelado en blanco y negro en compañía de Georges Fèvre, y a pesar de un diploma de Literatura angloamericana, renuncia progresivamente a la enseñanza para dedicarse exclusivamente a la fotografía. A menudo inspirados de referencias literarias (Beckett, Milton), los viajes fotográficos de Sluban nunca están guiados por la actualidad inmediata. El mar Negro, El Caribe, Los Balcanes y Rusia, pueden leerse como etapas de estudio sucesivas de una proximidad paciente a las realidades descubiertas. Sus negros intensos, sus siluetas en contraluz, dan a su escritura fotográfica una rectitud y una justeza exenta de todo didactismo o exotismo. En 1997, “Balkans Transits”, publicado junto con François Maspero, gana el premio RFI (Radio Francia Internacional). Desde 1995, cuando Klavdij Sluban no esta de viaje, anima talleres de fotografía destinados a jóvenes detenidos en las prisiones. Este compromiso voluntario comenzó en Francia en la cárcel de Fleury-Mérogis, con el apoyo de Henri Cartier Bresson, Marc Riboud y William Klein, para continuarse en los campos disciplinarios y en los centros de detención de países del este de Europa (Ukrania, Georgia, Moldavia y Letonia), inclusive en los recintos disciplinarios de Moscú y de San Petersburgo. Familiarizado con estos lugares y colaborador desinteresado con los que allí residen, Sluban nos muestra a través de sus imágenes el problema de los espacios confinados con horizontes limitados donde las fracturas que generan el encierro, acentúan la interiorización de las percepciones.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/invitation2-1.jpg 1689 2362 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582024-12-19 16:11:58ENTRE PARENTHÈSES 1995-2005

DES AILES POUR VOLER

13 novembre 2023/par Faitetcause

Tiffany Fairey et Anna Blachman ont crée PhotoVoice il y a cinq ans. L’une est partie au Népal et l’autre au Cambodge, c’est ainsi que tout a commencé.

Elles ont donné des appareils photos à des enfants réfugiés, à des enfants des rues, elles leur ont appris à s’en servir, puis à comprendre que ce qu’ils voulaient ou choisissaient de voir était aussi leur langage, leur façon de dire qui ils étaient.

Maintenant ils ont une voix pour se faire entendre, une « PhotoVoice » pour leur faire écho partout dans le monde.

Je joints la mienne à celle de Robert Delpire et Michel Christolhomme pour organiser pour eux sur internet la vente des photos de tous ceux qui les entendront et qui comme nous voudront les aider.

Sarah Moon

 

L’association PhotoVoice donne la parole aux plus démunis à travers le monde : grâce à ses ateliers de photographie de reportage, elle permet à ceux qui en sont habituellement les sujets de devenir des créateurs.
Ainsi, par la photographie, ils trouvent confiance en leur voix et apprennent à exprimer leurs inquiétudes et leurs espoirs.
Les projets de PhotoVoice se développent dans le monde entier, venant en aide à des réfugiés, des enfants des rues, des orphelins du sida…

www.photovoice.org

 


 

Wings To Fly
Portraits of refugee children by Sarah Moon, and stories taken down by Ilona Suschitzky . Photographs by children of PhotoVoice projects.

Tiffany Fairey & Anna Blachman created PhotoVoice five years ago. One went to Nepal, the other to Cambodia. This is how it all began.
They gave cameras to child refugees and to street children. They taught them how to use them and made them understand that choosing a subject was itself a language, a way of asserting who they were.
Now, in the use of a camera, they have a voice to be heard and listened to, a “PhotoVoice” to echoe throughout the world.
In support of PhotoVoice, I join my voice to those of Robert Delpire and of Michel Christolhomme, in the organisation of a charity internet auction of photographs taken by all those who listen to the PhotoVoices and who, like us, intend to help them.

Sarah Moon

 


Alas para volar
Retratos de niños refugiados realizados por Sarah Moon, comentarios recogidos por Ilona Suschitzky y fotografías realizadas por niños gracias a la asociación PhotoVoice.

PhotoVoice fue creada hace cinco años por Tiffany Fairey y Anna Blachman. La primera partió a Nepal y la segunda a Camboya, es así como todo empezó.
Repartiendo cámaras de fotos entre los niños refugiados y los niños de la calle, ellas les mostraron como utilizarlas, explicándoles que aquello que elegirían mostrar en sus fotografías sería también parte de su lenguaje, de su manera propia de decir quienes eran.
Ahora que tienen una voz para hacerse escuchar, una “PhotoVoice” que les sirve de eco en todos los lugares del mundo, yo uno la mía a la de Robert Delpire y de Michel Christolhomme para organizar en Internet y por ellos, una venta de fotos de todos aquellos que los escuchan y que como nosotros quieran ayudarles.

Sarah Moon
www.photovoice.org

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/3702-Moon-1.jpg 1677 2322 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582024-12-19 18:18:14DES AILES POUR VOLER
Juan MEDINA

Grand Prix CARE International 2005

13 novembre 2023/par Faitetcause

Immigrés africains aux Canaries

Il y a quelques années, j’ai commencé à photographier la détresse des milliers de personnes qui essaient d’atteindre la côte des Iles Canaries, où je vis, au péril de leur vie, et je n’ai pas cessé d’être le témoin de cette tragédie humaine qui se répète avec une régularité déconcertante. Cette longue et périlleuse odyssée commence, en général, en Afrique occidentale lorsqu’ils quittent leur pays  d’origine ravagé par la famine, la guerre, l’exploitation et les trafics. Bien avant d’atteindre la côte africaine, un grand nombre d’entre eux meurent en traversant le désert. Si ce n’était les récits de parents ou de compagnons de voyage plus chanceux, personne ne saurait jamais ce qu’il est advenu d’eux. Pour certains, il faut des années avant de pouvoir entreprendre la traversée des cent kilomètres d’océan qui séparent le continent africain de l’archipel espagnol. Ils naviguent dans de frêles esquifs de moins de six mètres de long. La plupart de ces embarcations sont interceptées ou secourues par des patrouilles de garde-côtes espagnols ou d’autres navires de sauvetage, mais certains de ces bateaux de fortune surchargés chavirent en plein océan. D’autres se perdent et le bateau se met alors à dériver, condamnant ses occupants à une mort lente et certaine s’ils ne sont pas secourus à temps. Des milliers d’êtres humains se sentent obligés d’entreprendre ce dangereux périple imposé par le filtre cruel de l’Europe.

Juan Medina / Reuters

 

Les finalistes 2005 seront également exposés :

  • « Les Rom en Slovaquie » de Jan Grarup (Politiken et Rapho)
  • « Night Commuters » de Francesco Zizola
  • « Meurs et envoie nous ton frère…  » de Lizzie Sadin
  • « L’aide des commandos humanitaires aux réfugiés Birmans » de Thierry Falise (onasia.com)

 


 

African Immigrants in the Canary Islands

Over the last few years, I have been documenting the plight of thousands of people who risk their lives trying to reach the coasts of the Canary Islands, where I live, and I have continued to bear witness to the human tragedy which unfolds with striking regularity. The difficult voyage begins when they leave their countries of origin, usually Western Africa countries, devastated by hunger, war and exploitation. Even before reaching the African coast, many people die while crossing the desert. The sad news of their plight only becomes known through the testimony of relatives or companions who had better luck in their journey.  It takes years for some people to reach the stage of setting off to cross the hundred kilometers of open sea that separate the African continent from the Spanish islands.  They sail in fragile makeshift boats, less than six meters long.  The majority of these vessels are intercepted and/or rescued by Spanish coast guard patrols or other rescue ships, though some overloaded makeshift boats capsize in the middle of the ocean.  Still others become lost, and their boats stay adrift with the occupants condemned to a slow death if they are not found in time.  Thousands of human beings feel obliged to carry out this dangerous journey, imposed by a cruel European filter.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/3802-Care2005L1920px72dpi-.jpg 1383 1920 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582026-02-10 13:36:21Grand Prix CARE International 2005

LES YEUX BRÛLANTS

13 novembre 2023/par Faitetcause

Je me consacre depuis 1989 à la réalisation de ce travail photographique sur la mémoire. Chaque reportage me conduit sur les lieux relatifs à l’histoire des Arméniens dans l’empire Ottoman, où se sont déroulés les récits qui ont nourri mon imaginaire. Après le tremblement de terre de 1988 en Arménie, l’aide humanitaire a été pour moi l’occasion de pénétrer ce bout de terre symbolique, présent jusqu’alors seulement dans mon esprit.
Au départ, la photographie était une alliée de second plan, mais elle s’est très vite transformée en véhicule essentiel de mes émotions.
En 1996, errant dans la ville d’Istanbul, partagé entre crainte et excitation, j’ai éprouvé le besoin irrépressible de me lancer à la recherche des Arméniens sur cette terre historique. Mon projet est né des sensations éprouvées dans cette ville.
J’ai décidé de parcourir le Moyen-Orient, en quête des empreintes et de la mémoire d’un peuple, de mon peuple. Quelles que soient les difficultés, les incompréhensions sur mon travail, ou les obstacles qui se sont dressés devant moi, il me fallait par-dessus tout progresser et y mettre ma vie. J’ai poursuivi ma quête à Jérusalem, au Liban, en Syrie, en Anatolie Orientale, en Arménie, puis en Irak et en Iran.
J’ai voulu accompagner mon travail d’une composante historique, essentielle à mes yeux. J’avais besoin d’approfondir mes connaissances sur cette question. Deux historiens de renom, Raymond H. KEVORKIAN et Claude MUTAFIAN, m’ont aidé à aborder l’aspect historique et à déterminer les lieux de mes reportages.
Antoine Agoudjian

 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/008_anatolie.jpg 346 500 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582026-02-03 11:59:41LES YEUX BRÛLANTS

LA RAISON DU PLUS FAIBLE

13 novembre 2023/par Faitetcause

« Je fais de la photographie depuis 1978. Concerné par les problèmes de mon époque, j’ai trouvé dans la photographie le mode d’expression qui me convient. Faire une image représente pour moi un acte militant, et si j’ai toujours été auprès de ceux qui étaient dans la pire des positions pour se défendre, j’ai toujours vécu très longtemps avec eux, devenant à leur côté un combattant acquis à leur cause. Ni complaisance, ni voyeurisme, mais un sentiment d’urgence, de responsabilité, de mission ». Au bout de mes objectifs, je vois la misère, la souffrance, les beaux, les méchants, la haine, la générosité. Mais je crois souvent aller au-delà de ma vision, au cœur de la vie des autres ; c’est peut-être ce que je fais de plus important. Mes photos sont affaire d’engagement. C’est dans cet esprit que j’ai vécu le quotidien du foyer de vie de Faugeras (Corrèze) qui accueille une soixantaine de personnes handicapées mentales adultes». C’est à un authentique souci d’intégration que répond la réalisation de ce reportage. Il peut paraître surprenant d’utiliser photographies et témoignages pour cela. Pourtant une telle approche est, à mon sens, toute à fait pertinente lorsqu’il s’agit de personnes handicapées dont l’importance de la déficience mentale, non seulement nécessite la vie en institution, mais encore les empêche d’accéder à un travail ou plus exactement à un travail « rentable ».

Pendant une année, j’ai vécu le quotidien du foyer de vie de Faugeras (Corrèze) qui accueille une soixantaine d’handicapés mentaux de tous âges. Avec eux, j’ai connu des moments intenses, des joies et des peines. Auprès d’eux, les plus faibles, j’ai trouvé des trésors d’humanité que j’ai eu envie de restituer. Mieux les connaître c’est se donner les moyens de les apprécier… c’est aussi faire sortir le handicap mental des sujets « tabous ».

Jean-Louis Courtinat

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/000120-FabienJean-louis-Christian-et-Jean-Yves-72dpiL1920px.jpg 1246 1920 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582026-07-24 17:32:40LA RAISON DU PLUS FAIBLE
Miquel DEWEVER-PLANA

SOUS LA TERRE LA VÉRITÉ

13 novembre 2023/par Faitetcause

« Je t’en prie, emporte mes paroles pour que le monde sache ce que nous avons vécu, ce que nous avons souffert… Et j’espère que mon témoignage sera entendu… »

Tout comme doña Catarina, d’origine maya-ixil, des dizaines de victimes avec qui j’ai eu l’opportunité de partager le quotidien depuis plusieurs années, m’ont exprimé la même requête : emporte mes paroles. Extraire cette souffrance, enfouie en soi depuis plus de vingt ans, ajouté à l’espoir de faire connaître leur histoire au monde, leur permet de donner un sens à leur malheur.
Je n’en peux plus, que de douleur dans mon cœur lorsque je parle de cela, que de douleur lorsque les mots sortent du plus profond de mon être.
Témoigner n’est pas facile car cela suppose de se confronter une nouvelle fois à une réalité qui les a laissés psychologiquement détruits. Mais c’est néanmoins une réponse à ce silence forcé et finalement un devoir moral que de vouloir faire partager cette histoire aussi épouvantable que méconnue et ce, malgré les menaces, la méfiance, la peur, la honte ou ce sentiment de culpabilité « d’avoir survécu ».
Les mayas, invisibles aux yeux des élites durant cinq siècles, se font aujourd’hui de plus en plus voir et entendre et oblige le pays à effectuer un travail de mémoire sur un conflit de trente-cinq années (1961-1996). Plus de 200 000 morts, 45 000 disparus, 667 massacres, 430 villages rayés de la carte, 150 000 réfugiés, un million et demi de déplacés, plus de 83% des victimes étaient mayas et 94% des massacres ont été commis par l’armée. Derrière ces chiffres épouvantables il y a des visages avec des noms et des prénoms qui ne pourront jamais être effacés de la mémoire des survivants.
Derrière ces chiffres épouvantables il y a des visages avec des noms et des prénoms qui ne pourront jamais être effacés de la mémoire des survivants.
Cette histoire ignorée est aujourd’hui mise à jour grâce au travail des équipes d’anthropologues légistes. Elles procèdent à des exhumations un peu partout dans le pays à la recherche de ceux qui ne furent longtemps que des “disparus”. Des squelettes d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés il y a plus de vingt ans, dont on retrouve maintenant les dépouilles enterrées dans des fosses communes, viennent nous raconter la vérité sur les atrocités vécues durant ces années de violence, car dorénavant les corps de nos défunts nous parlent et nous racontent…

 


 

Beneath the ground, the truth

« Please, bring away my words so that everyone can know what we have been going through and what we underwent… And I hope my statement will be heard… » Dozens of victims with who I had a chance to live everyday for many years asked me the same question as Dona Catarina: « bring away my words » Extracting this suffering buried within themselves for more than twenty years and added to the hope of sharing their story with everyone gives a meaning to their misfortune. I can’t bear it anymore, only pain remains in my heart when I talk about that, only pain remains when the words come from the deepest of my soul. It is not easy to testify as it implies to be confronted once more with the reality that has psychologically wrecked them. But it is somehow an answer to this forced silence and the will to share this story as dreadful as it is unknown has become eventually a moral duty in spite of threats, distrust, fear, shame or the feeling of guilt of « having survived ».

Today we can see more and more the Mayas, whereas they were invisible to the eyes of the elites for five centuries, and hear more about them as they compel the country to avow a thirty-five year old conflict (1960-1996). More than 200 000 deads, 45 000 reported missing, 667 massacres, 430 ruined villages, 150 000 refugees, a million and a half people displaced, more than 83% of the victims were Mayas and 94% of the massacres were perpetrated by the army.

Behind those terrifying figures, there are faces with last names and first names that will never be forgotten by the survivors. This unknown story is today updated thanks to the work of crews of medical anthropologists. They conduct unearthings all over the country looking for the ones that were « reported missing » for such a long time. The skeletons of men, women and children massacred more than twenty years ago that we are now finding as they were buried in common graves tell us the truth on the atrocities of those violent years because from now on the corpses of the deceased can talk and recount.

 

 


 

 LA VERDAD BAJO LA TIERRA

Guatemala, el genocidio ignorado

“Por favor, llévate mis palabras para que el mundo sepa lo que hemos vivido y lo que hemos sufrido… Y espero que mi testimonio sea escuchado…”

Así como Doña Catarina, de origen maya-ixil, decenas de víctimas con las cuales tuve la oportunidad de compartir sus días desde hace ya muchos años, me repitieron la misma frase: llévate mis palabras. Una forma de sacar a la superficie todo ese sufrimiento acumulado durante más de veinte años, y la esperanza de que algún día el mundo se entere de lo ocurrido, les permite dar un sentido a su desgracia.

No puedo más, solo tristeza en mi corazón cuando hablo de ello, solamente dolor cuando las palabras salen de lo más profundo de mi ser.

Contar lo sucedido no es una cosa simple, ya que implica remover y afrontar una vez más una realidad que los ha destruido psicológicamente. Sin embargo, es también una respuesta a ese silencio forzado y finalmente un deber moral de compartir esta historia horrorosa y desconocida, a pesar de las amenazas, la inseguridad, el miedo, la vergüenza y ese sentimiento de culpa “de haber sobrevivido”.

Los Mayas, invisibles a los ojos del mundo durante cinco siglos, se hacen ver y escuchar de más en más y obligan a su país a hacer un trabajo de memoria sobre este conflicto que duró treinta y cinco años. (1961 – 1996). Más de 200.000 muertos, 45.000 desaparecidos, 667 matanzas, 430 pueblos borrados del mapa, 150.000 refugiados, 1.500.000 de desplazados, más de 83% de las víctimas eran mayas y 94% de las matanzas fueron cometidas por el ejército. Detrás de estos datos espantosos hay rostros con nombres y apellidos que permanecerán para siempre en la memoria de los que sobrevivieron.

Esta trágica historia ignorada hasta hoy es ahora conocida gracias al trabajo de antropólogos legistas. Equipos que proceden a la exhumación de cuerpos por todo el país en busca de los que fueron durante muchos años simplemente “desaparecidos”. Los esqueletos de hombres, de mujeres y niños asesinados hace más de veinte años de los cuales se recuperan hoy los restos enterrados en fosas comunes, nos cuentan la verdad sobre las atrocidades vividas durante esos años de violencia, ya que ahora los cuerpos de nuestros difuntos, nos hablan y nos cuentan…

Miquel Dewever-Plana

 


 

Guatemala: the devastating heritage of the civil war

According to the Historic Clarification Commission, the armed conflict that slaughtered the country between 1960 and 1996, resulted in more than 200.000 killed or disappeared – 83% Mayan origin – and more than one million of Guatemalans have been displaced inside the country. After 36 years of conflicts, the Peace Accord was signed in 1996, to implement a series of concrete measures to solve the land crisis and to battle against the subjacent causes of rural poverty, unequal land distribution and exclusion of Mayas from the political process.
Oscar Berger Perdomo took office as president in 2004, and he was committed in upholding
the Peace Accords, ensuring the respect for labour and rural population rights and prioritizing the exhumation of massacre sites where hundreds of victims of past human rights violations were buried in clandestine graves during the internal armed conflict.
Evictions are not the answer to land conflicts
Since coming to office, President Berger has accelerated evictions and ignored the consequent human right abuses: destruction of homes, violations of due process, discrimination against the rural workers and indigenous people.

The authorities are more willing to answer the wealthy land owners’ demands than execute the rights of rural workers and indigenous people.
Until today, the commitments of the Peace Accord remain unfulfilled and on April 6th 2006, approximately 400 indigenous people who lived and worked in coffee plantation areas at San José La Moca (Alta Verapaz department) were evicted.

The mortal heritage of the impunity
In 2004, in a historic decision, the Inter-American Court of Human Rights condemned Guatemalan state for the 1982 military massacre of 250 indigenous civilians, in Plan de Sanchez (Rabinal). The state was required to pay for reparations to the relatives of the human rights’ violations victims in which it has recognized its part of responsibility.

Nevertheless, the investigation of the cases of genocide or crimes against humanity committed at Guatemala in the past had no improvement. In this way, recognizing the disrespect of the guarantees established by law, the Constitutional Court has annulled, in 2005, a trial of the Dos Erres massacre case, in which Guatemalan army soldiers were accused of massacring more than 200 people. The case is still in instance.

Human rights defenders, witnesses and judicial officials that investigated cases of human rights violations have been victims of intimidations, death threats and attacks. The trade-unionists and the journalists are equally aimed. These attacks are regularly carried out by quasi official groups that, according to sources, collaborate with members of security forces
L’Unidad de Protección de Defensoras y Defensores de Derechos Humanos (UPDDH, Human Rights Defenders Protection Unit) that is involved in the investigation of those attacks, has documented 122 attacks against human rights defenders in 2004 and 224 in 2005. Between January and April 2006, the UPDDH registered 65 attacks

Amnesty International is a worldwide movement with the stated purpose of respecting and protecting the world’s human rights.
About Guatemala and the issues related with the civil war and its consequences, Amnesty International constantly performs the highest strict vigilance, monitoring and claiming for measures that are essential for the establishment of a State of Law, which was the aim of the Peace Accords and that corresponds to the aspirations and needs of the Guatemalan citizens.
Amnesty International is particular concerned with the problems of violations of the human rights that victimize the Guatemala’s indigenous community and it equally defends the vision of a world in which every person has the right to live with freedom and dignity in respect of his rights and culture.

Plus d’informations sur www.amnesty.fr

 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/11/41R-Miquel-Dewever-Plana.jpg 1677 2322 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2023-11-13 23:07:582026-04-15 14:56:46SOUS LA TERRE LA VÉRITÉ
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