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Fait & Cause, Photographie Militante

La vérité sous la terre – le génocide silencieux

11 janvier 2024/par Faitetcause

Le peuple maya du Guatemala a vécu une nouvelle tragédie dans les dernières décennies du xxe siècle : en pleine Guerre froide, l’armée guatémaltèque a appliqué la stratégie de la terre brûlée, éliminant ainsi des communautés entières d’Indiens. Plus de 200 000 personnes ont été massacrées, 45 000 portées disparues et 430 communautés mayas ont été rayées de la carte. Ce fut sans conteste le conflit le plus tragique d’Amérique latine, mais aussi le plus ignoré.

Les accords de paix signés entre la guérilla et le gouvernement guatémaltèque le 29 décembre 1996 et les deux commissions de vérité ont permis le démarrage d’un long processus : retrouver les victimes, localiser les fosses communes et les charniers, exhumer les cadavres, tenter une identification et rendre enfin les corps et les « disparus » à leur famille. Durant plus de deux ans, le photographe Miquel Dewever-Plana a suivi ces experts et rencontré les survivants. Il a pu ainsi réaliser une série de portraits saisissants et d’émouvantes scènes d’exhumation. Les photographies sont accompagnées de témoignages sur ces années terribles et de « lettres » adressées par les vivants aux morts enfin retrouvés.

Ce livre rend compte du sort réservé aux Indiens sur tous les territoires prospères du continent latino-américain, victimes de la convoitise des grands propriétaires terriens guidant les bras des militaires, ou de celle de puissances étrangères.
Ces photographies et ces témoignages sont aussi un signe d’espoir pour les Mayas qui par leurs témoignages ont aidé les anthropologues légistes à mettre à jour la vérité, celle cachée
sous la terre depuis un quart de siècle.

Miquel Dewever-Plana

 


 

Beneath the ground,

the truth During the last years of the 20th century, the Mayan people of Guatemala experienced a new tragedy : in the middle of the Cold War, the Guatemalan army used to practice the scorched earth policy which entirely killed many Indian communities. More than 200 000 people were massacred, 45 000 reported missing and 430 Maya communities were eliminated. Not only was it the worse conflict in South America but also the most unkown.

The peace agreements that were signed by the guerilla and the Guatemalan government on December 29th, 1996 and by two conciliation boards made the beginning of a long process possible : find the victims, locate the common graves, unearth the corpses, try to identify them and return the corpses and the « missing ones » to their families. For more than two years, photographer Miquel Dewever-Plana went along with those experts and met the survivors. Thus he was able to make a serie of striking portraits and moving scenes of the exhumation. The photos come along with pieces of evidence on those terrible years and with « letters » written by the living to the new found dead.

This book accounts for the way Indians are treated all over the flourishing lands of South America and how they are victims of the landowners’ lust who control both the moves of the national army troops and the foreigner troops. Those photos and those pieces of evidence are also a sign of hope for the Mayan people as they helped the medical anthropologists bring back the truth, that truth that has been buried for a quarter of a century.

Miquel Dewever-Plana

 


 

La verdad bajo tierra
El genocidio ignorado

En las últimas décadas del siglo XX, el pueblo maya de Guatemala vivió una tragedia más:
Durante la época de la Guerra Fría, el ejército de Guatemala decide de aplicar la estrategia de la tierra quemada, eliminando así comunidades enteras de indígenas. Más de 200 000 personas fueron asesinadas, 45 000 desaparecidas y 430 de estas comunidades, borradas del mapa. Sin duda el conflicto trágico más importante de toda América Latina, pero desgraciadamente, el más ignorado también.

El 29 de Diciembre de 1996, las dos Comisiones de la Verdad y los Acuerdos de Paz firmados entre los guerrilleros y el gobierno, permitieron la puesta en marcha de un largo proceso:
Localizar las víctimas, ubicar las fosas comunes y los osarios, exhumar los cadáveres, tentar una identificación y devolver estos restos, como los “desaparecidos” a sus respectivas familias.
Durante más de dos años, el fotógrafo Miquel Dewever-Plana siguió a los expertos y encontró los sobrevivientes y familiares. Fue así como pudo realizar una serie de retratos y de escenas conmovedoras de la exhumación. Las fotografías están acompañadas de comentarios sobre esos años terribles y de “cartas” dirigidas a estos muertos encontrados, por sus seres queridos.

El libro muestra el destino reservado a los indios de todas los regiones prosperas del continente latinoamericano, víctimas de la codicia de los grandes terratenientes que guían los pasos de los militares y los intereses de importantes grupos extranjeros.
Estas fotografías y estos testimonios son también un signo de esperanza para el pueblo Maya, que a través de sus declaraciones ha contribuido con los antropólogos legistas a dar luz a la verdad, aquella que permanecía enterrada debajo la tierra sde hace cuarto siglo.

Miquel Dewever-Plana

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/la_verite_sous_la_terre_rvb-1.jpg 400 357 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:232026-04-03 17:02:22La vérité sous la terre – le génocide silencieux

Ils sont assis

11 janvier 2024/par Faitetcause
« Être assis », c’est ainsi qu’on désignait littéralement, le fait d’être interné dans un camp en Union Soviétique. L’expression est restée dans le langage populaire dans toutes les républiques après le démantèlement de l’empire.
Le regard de Max Sivaslian, qui a photographié dans six centres de détention en Arménie, dont les prisons pour femmes et pour mineurs, explore avec pudeur l’intimité de l’enfermement. Au-delà des évolutions historiques, l’univers soviétique persiste et marque l’intemporalité des conditions carcérales. Ces visages devenus anonymes, qui sont finalement de nulle part, si ce n’est du lieu universel de la privation de liberté, nous renvoient à nos propres angoisses face à la misère de l’autre.
Le texte de Martin Melkonian, qui vient en contrepoint, incite à voir ce que précisément nous ne voulions pas voir. Partout, quel que soit le lieu où s’exerce cet empêchement, avec une révélation de la vision qui a lieu grâce à l’énergie d’un photographe. « Le regard de Sivaslian ne compose jamais avec l’effraction. D’ailleurs, quoi prendre à qui n’a plus rien ».
Postface de Martin Melkonian   They are sitting down
« To be sitting down », that’s what we used to say for being interned in a camp in the USSR. This way of saying stayed in the informal language in all the republics after the empire’s dissambly.
As Max Sivaslian took some photos in six detention centres in Armenia including the prisons for women and children, his look scouts the closeness of imprisonment with delicacy.
Beyond the historical changes, the Soviet universe remains and underlines the timelessness of incarcerating conditions. Those anonymous faces which eventually are from nowhere except from the universal land of freedom’s depravation sends back to us our own fear of the other one’s poverty.
Martin Melkonian’s text urges us to see what we voluntarily want to ignore.
No matter where this depravation takes place, an exposure of the look happens thanks to the energy of a photographer.
« The look of Sivaslian never breaks in. Moreover, what is there to take to whom has nothing. »
Postface by Martin Melkonian   Ils sont assis (« Sentados »)
« Estar sentado » es así que se designaba textualmente, el hecho de estar internado en un campo de la Unión Soviética. La expresión quedó en el lenguaje corriente de todas las repúblicas después del desmantelamiento del imperio.
El trabajo de Max Sivaslian, realizado en seis centros de detención en Armenia, entre los cuales las prisiones para mujeres y menores, explora con pudor la intimidad del encarcelamiento. Más allá de las evoluciones históricas, el universo soviético persiste y marca la intemporalidad de las condiciones carcérales. Esos rostros anónimos, que son finalmente de ningún lado, salvo del sitio universal de la privación de libertad, nos envían a nuestras propias angustias ante la miseria del otro.
El texto de Martin Melkonian, viene en contrapunto e incita a mirar eso que justamente no queríamos ver. Dondequiera que se ejerza ese impedimento, con una revelación de la visión gracias a la energía de un fotógrafo. “La mirada de Sivaslian no cuenta jamás con la efracción. ¿Qué podría tomársele a aquel que ya nada posee?”.
Prólogo de Martin Melkonian
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture_copy2-1.jpg 285 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:232024-01-11 22:00:27Ils sont assis

AUX MARCHES DE LA CHINE

11 janvier 2024/par Faitetcause
 »Aux marches de la Chine » On pourrait penser que les images qui composent le présent Photo Poche ont été rassemblées au tournant du siècle dernier. Tant les villages, les personnages, les paysages même semblent d’un autre temps. Tous ces animaux, les troupeaux d’oies, les chiens, les chats, ces hordes de cochons souvent tenus en laisse, qui empruntent les sentiers boueux du Yunnan, Wu Jialin les a fixés il y a seulement quelques années. Il a fait de la province où il est né son terrain d’élection. Accepté par ces paysans comme un des leurs, il peut entrer dans les maisons ou les étables sans les importuner. S’ajoute à ce retour aux sources, un véritable plaisir de voir, une aptitude à cadrer avec rigueur les sujets qu’il choisit ce que n’a pas manqué de remarquer Marc Riboud qui l’a encouragé dès ses débuts et qui lui a ouvert les portes du monde occidental, séduit comme nous par ce travail qui n’est ni folklorique ni anthropologique mais photographique a plein sens du mot.
 »The other side of China » We could think that the photos that are gathered together in the existing Photo Poche were compiled at the end of the turning point of the past century as the villages, the people, even the landscapes seem so much from another time. All those animals, flocks of gooses, dogs, cats, hords of pigs usually leashed taking the muddy paths of Yunnan, Wu Jialin captured them only a few years ago. He made his native country town become his hangout. As the peasants acknowledged him to be one of them, he can come and go in the houses and cowsheds without being unasked. To this homecoming, an actual delight for the eyes and an ability to fit rigorously with the subjects he has chosen is added. Marc Riboud who has been encouraging him and giving him access to the West since the beginning did not miss to mention that as he is charmed like we are by this work which is not folk nor anthropological but photographical in its true meaning.
 »La otra cara de la China » Se podría creer que las imágenes de este libro fueron tomadas a principios del siglo pasado. Los pueblos, los paisajes y hasta los personajes también. Como si el tiempo se hubiese detenido. Pero todos esos perros, gatos, bueyes, gansos y puercos que deambulan por los senderos barrosos del Yunnan, Wu Jialin los ha fotografiado hace unos años solamente; haciendo asi de su provincia natal su terreno predilecto. Aceptado por todos, como uno más, entrando y saliendo de sus casas y establos sin descuido, agrega a esa visión de sus raíces el verdadero placer de observar y una capacidad a encuadrar rigurosamente los temas que elige. Detalle éste que no pasó desapercibido para Marc Riboud, quien lo ayudó en sus comienzos y le abrió las puertas del occidente, seducido como nosotros por ese trabajo que no es ni folclórico ni antropológico, pero fotográfico en todo el sentido de la palabra.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couv-72dpi-1920-1.jpg 1920 1282 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:232024-08-30 16:07:23AUX MARCHES DE LA CHINE

SENTINELLES DE L’OMBRE

11 janvier 2024/par Faitetcause
SENTINELLES DE L’OMBRE
Beautifully reproduced in an avant-garde format of 88 photographs, this book is a record of Jane Evelyn Atwood’s travels through Cambodia, Mozambique, Kosovo, Angola and Afghanistan, where the author journeyed to meet and photograph people maimed by the most insidious weapon in use today-the landmine. The pictures include not only portraits and scenes from the everyday lives of the injured, but also panoramas of the territory these people must negotiate daily in order to make their lives-vast landscapes devoid of life and bristling with hidden danger. The detailed and personal texts that follow the photos document the starkly heroic, heartbreaking and sometimes humorous struggle of landmine survivors to carry on amid a chaos imposed on them by years of war and corruption. The texts also open a window into the work and heart of one woman who has dedicated her efforts as a concerned photographer to the exposure of one of the world’s worst festering injustices: landmines and the lives they destroy. Sentinelles de l’ombre is a cry against war and the powers that insist upon using weapons which continue to maim and kill long after the conflicts are over. Full captions appear at the end of the book, accompanied by a small replica of each photo SENTINELLES DE L’OMBRE
Derrière ce titre étrange et une couverture énigmatique qui rappelle des photos des surréalistes, se cache un livre qui témoigne des ravages des mines antipersonnel. Il est réalisé par une femme sensible et très courageuse. L’ouvrage est composé de deux parties : les photographies, suivies par des textes, véritables carnets de voyages. Jane Evelyn Atwood présente 88 photographies en noir et blanc et plus de 50 pages de texte. Pour chaque pays elle nous fait part de ses impressions de voyage et nous transmet des témoignages recueillis sur place.
Entre 2000 et 2003 Jane Evelyn Atwood a rencontré et photographié des victimes de mines antipersonnel. Elle s’est rendu, pour le compte de Handicap International, au Cambodge, au Mozambique, au Kosovo, en Angola et en Afghanistan. Chaque année entre 15 000 et 20 000 personnes sont tuées ou mutilées par des mines, la plupart sont des civils et nombre d’entre eux sont des enfants. Les mines sont volontairement fabriquées pour estropier ceux qui en seront victimes. Les mutilations engendrées sont aussi des instruments de démoralisation des troupes et de la population. Une fois les hostilités terminées, ce sont les civils qui deviennent victimes de ces engins. Des équipes de démineurs nettoient patiemment les parcelles, les unes après les autres. Dans certaines régions, ce travail durera encore des années. Jane Evelyn Atwood raconte qu’il arrive qu’en Afrique, des habitants volent les petits fanions qui délimitent les zones minées afin de décorer leur intérieur. Elle nous fait aussi le récit d’un enfant afghan qui a ramené chez lui une mine de couleur vive pour l’accrocher au mur de sa chambre en s’aidant d’un marteau et d’un clou : il a perdu les deux bras. Les enfants sont souvent victimes des mines car elles attisent la curiosité, les modèles sont très nombreux et souvent très colorés. Il suffit de sortir du chemin balisé pour être immédiatement en contact avec ces engins aux effets irrémédiables. CENTINELAS EN LA SOMBRA
Imágenes y palabras
La fotografía entabla el encuentro, nos interpela, pero ante tal drama las palabras vienen en complemento. En el transcurso de sus reportajes Jane Evelyn Atwood toma notas, cuestiona e interroga la gente dándoles la oportunidad de expresarse y de contar sus vivencias. Con la ayuda de intérpretes conversa con las víctimas, civiles en su mayoría. Durante meses comparte la misma angustia cotidiana. El breve comentario que acompaña cada imagen, sus impresiones y sus recuerdos, son transcriptos en su libro con la precisión necesaria para situar el contexto. Camboya, Mozambique, Kosovo,  Angola y Afganistan.
Atwood ha vivido el miedo en sus entrañas; la presencia de minas por todos lados, alrededor de las escuelas, las viviendas, en los campos… Basta alejarse solo unos pasos del sendero balizado para exponerse a lo peor! Estas minas de aspecto inofensivo, los niños las toman por juguetes  y en los segundos que siguen, la horrible deflagración y el cuerpo que vuela en pedazos.
Imágenes y textos muestran las dificultades de aprender a vivir, excluido ya que imposibilitado de mantener una familia y discapacitado de por vida en un país donde todo es precario y difícil. Atwood ha debido domesticar el horror que le inspiraba el vacío, la ausencia de esos miembros amputados de esos cuerpos martirisados “por casualidad”… para aprender ella también a crecer. Estas fotos, que ella quisiera útiles, atestiguan del coraje de las víctimas y de sus capacidades ante la adversidad extrema para recomenzar a vivir de otra manera.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/sentinelles.jpg 274 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122024-01-12 15:02:47SENTINELLES DE L’OMBRE

« Entre parenthèses »

11 janvier 2024/par Faitetcause

Lauréat du prix Niépce (2000) et du prix Leica (2004), Klavdij Sluban, photographe français d’origine slovène établi à Paris, poursuit, à 42 ans, l’approfondissement d’une oeuvre rigoureuse et cohérente. Initié aux subtilités du tirage noir et blanc auprès de Georges Fèvre, titulaire d’une maîtrise de littérature anglo-américaine, il renonce progressivement à l’enseignement pour se consacrer exclusivement à la photographie. Souvent emprunts de références littéraires (Beckett, Milton), les nombreux voyages photographiques de Sluban ne sont pas guidés par l’actualité chaude et immédiate. La mer Noire, les Caraïbes, les Balkans, la Russie, peuvent se lire chez lui comme les cycles d’approfondissement successifs d’une proximité patiente aux réalités rencontrées. Ses noirs profonds, ses silhouettes à contre-jour confèrent à son écriture photographique une droiture et une justesse exemptes de tout didactisme ou exotisme. Balkans Transits, qu’il publie avec François Maspero, est distingué par le prix RFI 1997. Depuis 1995, Klavdij Sluban, quand il ne voyage pas, anime des ateliers photographiques auprès de jeunes détenus. Cet engagement commencé en France (Fleury-Mérogis) avec le soutien d’Henri Cartier Bresson, Marc Riboud et William Klein, s’est poursuivi dans les camps disciplinaires et centres de détention des pays de l’Est (Ukraine, Géorgie, Moldavie, Lettonie), y compris dans les enceintes disciplinaires de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Familier des lieux de la détention et partenaire des acteurs qui les peuplent, Sluban déploie photographiquement la problématique des espaces clos et des horizons contraints et nous fait éprouver les fractures d’un enfermement que redouble l’intériorisation des perceptions.


Winner of the Niépce Prize (2000) and of the Leica Prize (2004), Klavdij Sluban is a French photographer of Slovenian origin based in Paris. Now aged 42, he continues the development of his rigorous and coherent body of work. Sluban learnt the subtleties of black & white printing under the guidance of Georges Fèvre.  Although he held a Masters’ degree in Anglo-American literature, little by little, he gave up teaching to commit wholly to photography. Never inspired by immediate and sensational current affairs, Sluban’s numerous photography trips are permeated with literary references – for example, Beckett, Milton. The Black Sea, the Caribbean, the Balkans, and Russia can be read as many successive steps of an in-depth study of a patient proximity to the encountered real. His deep blacks and backlit silhouettes convey to his photographic style uprightness and accuracy free of didacticism or exoticism. In 1997, his work Balkans Transits, which he published with François Maspero, was awarded the RFI (International French Radio) prize. Since 1995, when not abroad, Sluban has run photography workshops with young offenders in prison. First originated in France, in the prison of Fleury-Mérogis with support from Henri Cartier Bresson, Marc Riboud and William Klein, this commitment was pursued in the disciplinary camps and prisons of Eastern Europe – Ukraine, Georgia, Moldavia, and Latvia – and in the disciplinary centres of Moscow and St Petersburg. By offering us pictures of those places he is familiar with and of their inhabitants to whom he is a true partner, Sluban unveils the problems of closed spaces and constrained horizons. And by doing so, he brings to both our consciousness and senses the fractures of a confinement enhanced by the internalization of perceptions.

Fotógrafo francés de origen esloveno radicado en Paris, ganador de los premios “Niépce” en el año 2000  y “Leica” en el 2004. A los 42 años continúa el perfeccionamiento de una obra coherente y rigurosa. Se inicia a las sutilezas del revelado en blanco y negro en compañía de Georges Fèvre, y a pesar de un diploma de Literatura angloamericana, renuncia progresivamente a la enseñanza para dedicarse exclusivamente a la fotografía. A menudo inspirados de referencias literarias (Beckett, Milton), los viajes fotográficos de Sluban nunca están guiados por la actualidad inmediata. El mar Negro, El Caribe, Los Balcanes y Rusia, pueden leerse como etapas de estudio sucesivas de una proximidad paciente a las realidades descubiertas. Sus negros intensos, sus siluetas en contraluz, dan a su escritura fotográfica una rectitud y una justeza exenta de todo didactismo o exotismo. En 1997, “Balkans Transits”, publicado junto con François Maspero, gana el premio RFI (Radio Francia Internacional). Desde 1995, cuando Klavdij Sluban no esta de viaje, anima talleres de fotografía destinados a jóvenes detenidos en las prisiones. Este compromiso voluntario comenzó en Francia en la cárcel de Fleury-Mérogis, con el apoyo de Henri Cartier Bresson, Marc Riboud y William Klein, para continuarse en los campos disciplinarios y en los centros de detención de países del este de Europa (Ukrania, Georgia, Moldavia y Letonia), inclusive en los recintos disciplinarios de Moscú y de San Petersburgo. Familiarizado con estos lugares y colaborador desinteresado con los que allí residen, Sluban nos muestra a través de sus imágenes el problema de los espacios confinados con horizontes limitados donde las fracturas que generan el encierro, acentúan la interiorización de las percepciones.

 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture_copy1-1.jpg 400 262 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122024-12-19 16:23:10« Entre parenthèses »

 »Les oubliés de guerre »

11 janvier 2024/par Faitetcause

Textes de Michel Séonnet

Ils sont une trentaine à résider dans les deux foyers SONACOTRA de Beauvais. Âgés de soixante-dix à plus de quatre-vingt ans, ils sont arrivés en France à partir de 1999. Les raisons de leur venue tiennent en quelques chiffres, en quelques dates.   1959 – Suite à la décolonisation des pays de l’union française, une loi gèle les pensions et retraites des anciens combattants. Parmi eux : 17 000 Marocains. Pour une retraite à taux plein, un Français touche environ 420€, un Sénégalais 140€, un Marocain 40€. 2001- Sur la requête d’un ancien sergent-chef sénégalais, le Conseil d’Etat juge que cet état de fait viole la Convention des Droits de l’Homme. Une mesure de revalorisation est proposée en fonction du pays d’origine. Ce qui pour les Marocains, porterait la pension à 76€ environ. La mesure n’a toujours pas été votée.   Dés les années 60 la carte de résident a été attribuée aux anciens combattants, mais cela aura des conséquences lorsque le gouvernement Rocard créera le RMI en 1989, auquel tout résident en France peut prétendre. Pour restreindre le flux, les anciens combattants sont soumis à une obtention de visa par voix « normale ».   1998 – La loi Chevènement, ouvre aux travailleurs étrangers la possibilité de bénéficier du minimum vieillesse (599€) largement supérieur à celui du RMI (370€) L’attribution de cette prestation dépend d’une résidence en France d’au moins neuf mois sur douze. Malgré la difficulté d’obtention des visas et les contrôles des documents d’hébergement, on estime les nouvelles arrivées à une vingtaine par mois. 1999 – Le député C. Goasguen a dépose un projet de loi vissant à « l’attribution du minimum vieillesse dans leurs pays aux anciens combattants de l’Union Française ». Ce projet n’a jamais connu de suite.

 

Those we have forgotten Moroccan war veterans of the French army in the SONACOTRA homes in Beauvais – France   About thirty Moroccan war veterans of the French army live in the two SONACOTRA homes in Beauvais – France. Aged between seventy to more than eighty, they arrived in France from 1999 onwards. For most of them, that was their first trip to France. Several only arrived recently. For a few years now, thanks to charities, the war veterans of the French army (of Moroccan origin for most of them) have realised that they could benefit from a few laws of the French legislative system. Ever since the sixties, a ten year residence permit has been issued automatically to those who have a war veteran card. Legally living on the French territory, they can benefit from the basic old age pension provided that they have an address registered in France and that they attend the three-monthly meeting with the officials.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/les_oublis_de_guerre-1.jpg 400 272 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122024-01-11 22:00:18 »Les oubliés de guerre »

le bar Floréal. photographie

11 janvier 2024/par Faitetcause
Dans les année 1980, le paysage photographique français est en pleine mutation et des synergies individuelles et collectives, privées et publiques, locales et nationales, commerciales et artistiques suscitent un enthousiasme du public et une nouvelle légitimation de la photographie. Les institutions et la presse portent au médium un intérêt renouvelé et prennent le relais de démarches militantes qui ont prévalu dans les années 1970 et qu’incarnaient l’agence Viva et la création des Rencontres de la photographie de Arles. Le reportage acquiert une légitimité culturelle et patrimoniale alors inconnue en France. En 1985, les photographes Noak Carrau et André Lejarre, le graphiste et photographe Alex Jordan, décident de s’associer dans un collectif propre à favoriser leur rapport au monde, son devenir et leur implication dans une démarche de conception et de réalisation d’images.

 »el bar Floréal. fotografía »
Historia de un grupo colectivo
En la década del ’80, el paisaje fotográfico francés se haya en plena mutación y las iniciativas individuales y colectivas, públicas como privadas, locales o nacionales, comerciales o artísticas, suscitan un gran entusiasmo en el público lo que genera una legitimación de la fotografía. Las instituciones y la prensa muestran un interés renovado por este medio y toman a su cargo las gestiones militantes que prevalecieron en los años ’70, encarnados en la agencia Viva y en la creación de los Encuentros fotográficos de Arles. Desde el punto de vista cultural y  patrimonial el reportaje adquiere su legitimidad hasta ahora desconocida. En 1985, los fotógrafos Noak Carrau y André Lejarre, el diseñador gráfico y fotógrafo Alex Jordan deciden de asociarse en un grupo colectivo, destinado a favorecer su interpretación del mundo, su evolución y su implicación, en un proceso de concepción y realización de imágenes…    »the Floréal Bar. photography »
History of a collective group In the 80’s, the French photography landscape underwent dramatic changes. The public was filled with enthusiasm for emerging synergies of all kind – individual and collective, private and public, local and national, as well as profit-orientated and artistic – which endowed the art of photography with a new legitimation. Institutions along with the press showed a renewed interest in photography and took over from the militant approaches that had been the prevailing medium of promotion of photography in the 1970’s – the Viva agency and the creation of the Rencontres de la photographie de Arles event being the symbols of such a mouvement. Documentary photography gained an unprecedented cultural and national heritage legitimacy. In 1985, the photographers Noak Carrau and André Lejarre, as well as the graphic designer and photographer, Alex Jordan, decided to form a collective group that made the appropriate work conditions available for the expression of their interpretation of the world, and of its evolution, as well as for their involvement in a work of conception and of realisation of images.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture_jpg-1.jpg 400 311 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122024-01-11 22:00:19le bar Floréal. photographie

Argentine rebelle

11 janvier 2024/par Faitetcause
Parce que l’on reproche souvent aux alter mondialistes d’être plus adroits à contester joyeusement qu’a construire, les auteurs de ce livre ont voulu raconter comment les rebelles argentins apportent des solutions innovantes à des problèmes concrets. Quand les élus ne les représentent plus, des citoyens organisent la démocratie directe dans leurs quartiers.
Quand d’achat chute, l’économie se fait de bric et de broc.
Quand les usines ferment, les licenciés refont tourner leurs chaînes de production sans patron…  Ces expériences argentines proposent des réponses qui peuvent également intéresser les vieilles démocraties doutant de leur avenir, confrontées à la crise de représentativité, à la baisse de pouvoir d’achat, à l’augmentation du chômage… En textes et en photos, voici donc l’histoire de la rébellion des citoyens qui nous ressemblent, en réaction à des crises qui nous menacent.   Argentina Rebelde
Porque mas que verdaderas soluciones, se les reprocha siempre a los altermundialistas de tener respuesta a todo, los autores de este libro quisieron mostrar como responden y se rebelan los argentinos aportando soluciones nuevas a problemas concretos. Cuando consideran que el gobierno no los representa como debiera, los ciudadanos organizan la democracia directamente en los barrios.
Cuando el poder de compra desciende, la economía se improvisa como se puede.
Cuando las fábricas cierran, los despedidos toman las riendas de la producción sin necesidad de un jefe…  Estas experiencias argentinas proponen respuestas que pueden interesar también a los otros países democráticos que dudan de su porvenir, confrontados a los problemas de representatividad, al bajo poder de compra, y al aumento del desempleo… He aquí en textos y en fotos, la historia de una rebelión de ciudadanos como nosotros, en reacción a las crisis que nos amenazan.  
Because ant globalization protesters are often blamed for being better at rowdy protest marches rather than working at building policies for the future, the authors of this book wanted to tell how Argentinean rebels are finding innovative ways to solve issues they have come up against.
 
When elected representatives no longer serve to represent, ordinary citizens are organising direct democracy in their districts. When inflation skyrockets and monetary value crumbles, people are inventing alternative ways to get around using money by exchanging goods. When factories close, the unemployed are starting up their own factories run by the people, for the people, no hierarchical power.  
These Argentinean experiences offer solutions that might very well be of interest to the long-established democracies, those who are doubting their future in the face of the crisis of representative ness of the people, in the face of the devaluation of their own purchasing power and in the face of  the rise of unemployment…
 
Through both text and photographs, here is the story of the rebellion of citizens who greatly resemble us…citizens who are taking action to solve the different crisis that so much resembles our own.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/argentinecouv_01_jpeg_copie-1.jpg 268 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122024-01-11 22:00:20Argentine rebelle

LES YEUX BRÛLANTS

11 janvier 2024/par Faitetcause

Rarement l’identité, le destin et le travail d’un photographe se seront à tel point confondus avec celui de la communauté humaine dont il est issu. Antoine Agoudjian est français, né de parents arméniens, petit-fils de rescapés du génocide de 1915; rien de ce qui touche à l’histoire tragique de l’Arménie et de son peuple ne lui est indifférent ou lointain. La photographie est, selon son propre aveux, la manière la plus radicale d’être tout à la fois au plus près d’un peuple dispersé, déchiré, par les affres de l’histoire moderne, et au coeur de son propre questionnement : “Au départ, la photographie était une alliée de second plan, mais elle s’est très vite transformée en véhicule essentiel de mes émotions […]. Ma rencontre avec la photographie a été une planche de salut, elle s’est imposée à moi comme moyen d’expression de ma sensibilité artistique”.
C’est en 1989, un an après le terrible tremblement de terre qui ravagea l’Arménie, qu’il réalise ses premières images au cours d’une mission humanitaire qui lui fait concrètement découvrir les terres sinistrées de ses ancêtres. De cette expérience fondatrice naît un projet de longue haleine : dresser l’inventaire des lieux de la mémoire arménienne et rendre compte de la diversité géographique et humaine de ceux et celles qui s’en réclament. Les yeux brûlants est le fruit de cette immersion dans les grandes diasporas arméniennes d’Irak, de Jordanie, du Liban, de Turquie ou de Jérusalem, dont la population dépasse celle des Arméniens d’Arménie. En découvrant ces images fortes et subtiles au noir et blanc parfaitement maîtrisé, on mesure la richesse d’une culture, la profondeur de ses racines, la force du rêve plurimillénaire de ses acteurs.
Textes de ATOM EGOYAN, CLAUDE MUTAFIAN, RAYMOND H. KÉVORKIAN et ANTOINE AGOUDJIAN

Eyes full of tears
MEMORY OF ARMENIAN PEOPLE

Rarely has the identity, the fate and the work of a photographer merged so closely with the community he comes from. French Antoine Agoudjian has Armenian parents and is the grandson of survivors of the 1915 genocide; he is very concerned with everything that is related to the tragic history of Armenia and its people. Photography is, as he says, the most radical means to remain close to a scattered people torn from the throes of a modern history as well as to be in the heart of his search of self-identity: « In the beginning, photography was a second rank ally but it became quickly the key medium of my feelings […]. The encounter of photography was a last hope, it asserted itself as a way to express my artistic sensibility. » In 1989, a year after the tragic earthquake that ravaged Armenia, Antoine Agoudjian took his first pictures during a humanitarian mission where he discovered the ruined lands of his ancesters. Based on that experience, a long-term project was born: take record of the places where the Armenian people settled and account for the geographic and human diversity of those who claim it.
Eyes full of tears is the result of his immersion in the great Armenian diaspora in Irak, Jordan, Lebanon, Turkey or Jerusalem whose populations outnumbers The Armenians of Armenia. Through his strong and subtle perfectly black and white controlled photographs, we become aware of the wealth of a culture, the depth of its roots and the strengh of the ancient dream of its people.
Written by ATOM EGOYAN, CLAUDE MUTAFIAN, RAYMOND H. KÉVORKIAN and ANTOINE AGOUDJIAN

Con lágrimas en los ojos
MEMORIA DEL PUEBLO ARMENIO Son raras las ocasiones cuando la identidad, el destino y el trabajo de un fotógrafo se mimetizan a tal punto con aquellos de su comunidad de origen. Antoine Agoudjian es francés, hijo de padres armenios, nieto de supervivientes del genocidio de 1915 y por ende, todo lo que se refiere a Armenia y a su pueblo, lo toca y le interesa. La fotografía es según él, el medio más directo para estar en contacto con ese pueblo desparramado, desgarrado por las angustias de la historia moderna y al mismo tiempo permanecer concentrado en su propio cuestionamiento: “Al principio, la fotografía era solo una aliada de segundo plano, pero muy pronto se convirtió en el vehículo indispensable de mis emociones […] Ella se impuso de manera evidente permitiéndome de canalizar la expresión de mis sensibilidad artística”.
En 1989, un año después del terrible terremoto que desfiguró Armenia, A. Agoudjian realiza sus primeras imágenes durante una misión humanitaria que le hace realmente descubrir las tierras devastadas de sus antepasados. Es a partir de ese momento fundador que nace un proyecto a largo plazo: Hacer un inventario de los lugares de la memoria del pueblo armenio, mostrando la diversidad geográfica y humana de todos aquellos que se sienten identificados.
Con lágrimas en los ojos es el fruto de esta inmersión en la gran diáspora Armenia de Irak, Jordania, el Líbano, Turquía o Jerusalén, donde la población de origen armenio es mas numerosa que en Armenia. Al descubrir estas imágenes fuertes y sutiles, de un blanco y negro en perfecto equilibrio, se observa la riqueza de una cultura, la profundidad de sus raíces y la fuerza del sueño milenario de sus actores.
Textos de ATOM EGOYAN, CLAUDE MUTAFIAN, RAYMOND H. KÉVORKIAN ET ANTOINE AGOUDJIAN

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couv-72dpi-1920.jpg 1920 1256 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122024-08-30 16:05:11LES YEUX BRÛLANTS

LA RAISON DU PLUS FAIBLE…

11 janvier 2024/par Faitetcause

Nombreuses sont les personnes handicapées mentales dont l’importance de la déficience, non seulement nécessite la vie en institution, mais aussi les empêche d’accéder au mode d’intégration habituellement reconnu, c’est-à-dire la capacité de travailler et d’être autonome. Trop souvent méconnues, voire ignorées, dans l’impossibilité de se promouvoir elles mêmes dans notre société, le docteur Hélène Bost-Hurticq, engagée à leurs côtés depuis des décennies, a imaginé procéder à une certaine forme d’intégration dans l’esprit du public à l’aide d’un livre illustré par des photographies dignes et émouvantes, œuvres de Jean-Louis Courtinat qui, pendant une année a posé son regard et son objectif sur la vie de « ces plus faibles ».

Jean-Louis Courtinat

« La raison du plus faible »… un livre beau et convaincant.
Textes d’Emmanuel Hirsch et Hélène Bost-Hourticq

 


REASON OF WEAKEST…
The aim of this report is to demonstrate an authentic concern for integration.
For that, it may appear surprising to use photographs and testimonies.
However such an approach is, as to my opinion, completely relevant when it deals with handicapped persons, whose mental deficiency is so important, that it requires them to live in an institution and even prevents them from having a job or more exactly a « gainful » work.
During one year, I lived the everyday life of institution called Faugeras (Corrèze, France), which accommodates about sixty mentally handicapped persons of all ages. With them, I shared intense moments of joy and sorrow.
Near them, the “weakest”, I found treasures of kindness which I wanted to reinstate. Getting to know them better, is giving yourself the means of appreciating them… it also erases the “taboos” related to the mental handicap.
Jean-Louis Courtinat

Text by Emmanuel Hirsch and Hélène Bost-Hourticq.

 


 

LA RAZÓN DEL MÁS DÉBIL…
Muchos son los discapacitados mentales cuya deficiencia, no solo requiere la atención de una institución especializada pero les impide también de acceder a una forma natural de integración, es decir, la capacidad de trabajar y de valerse por si mismos.
Casi siempre desconocidos por no decir ignorados completamente y en la imposibilidad total de manifestarse como cualquier individuo normal de nuestra sociedad, la doctora Hélène Bost-Hurtic trabaja por ellos desde hace mas de  veinte años y ha imaginado contribuir a una cierta forma de integración en la mentalidad del público, sirviéndose de un libro ilustrado de fotografías dignas y conmovedoras, realizadas por el fotógrafo Jean-Louis Courtinat, quien durante todo un año ha observado a través de su objetivo la vida de « aquellos más débiles ».

Jean-Louis Courtinat

« La razón del más débil » un libro tierno y conmovedor
Textos de Emmanuel Hirsch y Hélène Bost-Hourticq.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couverture-du-livre-72dpiH1920px.jpg 1920 1801 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:122025-03-12 16:01:39LA RAISON DU PLUS FAIBLE…
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    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
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