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Fait & Cause, Photographie Militante

Afghanistan Broken Promise

11 janvier 2024/par Faitetcause
Moises Saman, né à Lima (Pérou) en 1974, n’était qu’un étudiant à Los Angeles quand il parcourut le Chiapas (Mexique) pour y photographier les conséquences du soulèvement de l’Armée zapatiste de libération nationale. Diplômé, il voyagea au Kosovo et travaille depuis comme photojournaliste. Saman est l’un des rares photographes américains à être resté à Bagdad en 2003 lors de la campagne militaire quand il a été arrêté et accusé d’espionnage par la police secrète irakienne. Il passa huit jours en prison avant d’être expulsé en Jordanie mais cela ne l’empêcha de revenir en Irak pour terminer son reportage.
Dans ce livre, il retourne en Afghanistan. Les photographies réunies dans Afghanistan Broken Promises retrace cinq années de conflit dans ce pays et constate l’échec apparent de l’effort de reconstruction : à cause de la violence et de la corruption du gouvernement, tous les projets de reconstruction à grande échelle en dehors de Kaboul sont à l’arrêt pendant que des hôtels de luxe et les derniers modèles BMW fleurissent dans la capitale. Comme c’était le cas avant le régime des Talibans, les chefs militaires et les milices contrôlent des provinces entières sans le moindre respect des Droits de l’Homme. Broken Promise suit la vie de civils Afghans de 2001, date de l’invasion américaine, jusqu’à la reprise de la violence en 2006-2007.
Afghanistan – Broken Promise
Moises Saman, born in Lima, Peru, in 1974, was a Los Angeles college student when he traveled Chiapas to photograph the aftermath of the 1995 Zapatista uprising. After graduation he traveled to Kosovo, and he’s been working as a photojournalist ever since. Saman was one of only a few American photographers to remain in Baghdad during the 2003 Coalition bombing campaign, when he was arrested and accused of espionage by the Iraqi secret police. He spent eight days in prison before being deported to Jordan, after which he returned to continue his coverage.
In this book, he returns to Afghanistan. The dramatic photographs collected in Afghanistan Broken Promises track five years of conflict in that country, and observe the apparent failure of the reconstruction effort: due to violence and government corruption, all of the large-scale reconstruction projects outside Kabul are at a standstill, while high-rise luxury hotels and late-model BMWs can be seen all over the capital. As before and during Taliban rule, warlords and militias control whole provinces without regard for human rights. Broken Promise observes the lives of Afghan civilians beginning with the 2001 U.S. invasion and up through the resurgence of violence in 2006-07.

(Afganistán – Promesa no cumplida)
Moises Saman, nació en Lima, Perú en el año 1974 y era solo un estudiante en la ciudad de Los Ángeles cuando atraviesa el Estado de Chiapas en Méjico, para fotografiar las consecuencias de la rebelión Zapatista de liberación nacional. Una vez graduado viaja a Kosovo y trabaja desde entonces como foto reportero. Saman es uno de los pocos fotógrafos americanos ha haberse quedado en Bagdad en el 2003 durante el ataque militar, lo que le valió ser arrestado por los servicios secretos irakíes y acusado de espionaje. Luego de ocho días de cárcel, fue expulsado a Jordania, lo cual no le impidió de retornar a Irak para terminar su reportaje.
Las dramáticas fotografías reunidas en Afghanistan – Broken Promises son el reflejo de cinco años de conflicto interior y la constatación del fracaso en el esfuerzo de reparación: A cusa de la violencia y de la corrupción del gobierno, todos los proyectos de reconstrucción de gran envergadura fuera de Kabul permanecen parados, mientras que en la capital florecen los hoteles de lujo y los últimos modelos de BMW. Como sucedía antes del régimen Talibán, los jefes militares y las milicias controlan provincias enteras sin el más mínimo respeto de los Derechos Humanos.
Broken Promise – Promesa no cumplida – muestra la vida de los civiles afganos desde el año 2001, fecha de la invasión americana, hasta el retorno a la violencia en 2006 – 2007.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/51lipl93yl._ss500-1.jpg 315 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:392024-01-11 22:00:46Afghanistan Broken Promise

Le Foyer

11 janvier 2024/par Faitetcause
Dans le cadre de deux résidences d’artistes mises en place par LaMétive à Mortroux, Cédric Martigny réalise cette série où le portrait s’entrecroise avec le paysage. Au Foyer de Guéret dans la Creuse, Cédric Martigny aménage un studio dans la cantine où à l’aide d’une chambre, il photographie les habitants de ce centre d’hébergement et de réadaptation sociale. La manipulation lente et contraignante de l’appareil ainsi que le temps de pose prolongé confèrent à chaque prise une forme de solennité. De la simple confrontation entre son appareil et une réalité quotidienne caractérisée par l’attente et la solitude naît, une image digne, juste et humaine. Ce travail, ancré dans le territoire et l’histoire du Limousin, cherche à tisser un lien inédit entre des personnes temporairement privées de droits et d’endroit et un terroir séculaire, enseveli sous le poids du passé. De la confrontation de ces corps privés de lieu et d’un lieu privé de corps, naît un espace poétique, où la reconstruction d’une identité semble possible.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/lefoyerc300_copy1-1.jpg 237 300 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:392024-01-11 22:00:47Le Foyer

TOUBA, voyage au coeur d’un islam nègre

11 janvier 2024/par Faitetcause
Touba, voyage au cœur d’un islam nègre, raconte le magal. L’expression, tirée de la langue wolof, signifie commémoration et désigne le plus grand pèlerinage musulman d’Afrique qui, chaque année, fait « déferler », deux à trois millions de personnes dans ce petit coin du Sénégal. L’ouvrage révèle surtout « un islam nègre » pacifique, tolérant, peu connu, peu médiatisé, une pratique religieuse située à l’exact opposé de l’islamisme armé.

Touba, a journey within Black Islam, tells the story of Grand Magal. The Wolof expression means commemoration and stands for the great Muslim pilgrimage that attracts each year two or three million people from all over Africa in this little town in central Senegal. This book shows a peaceful, tolerant, unknown, uncovered by the media Black Islam and a religious practice at the oppsite of an armed Islamism..

Touba, viaje al centro de un Islam negro, nos muestra el “magal” (Expresión originaria de la lengua wolof), que significa conmemoración y designa el peregrinaje musulmán más grande de África, que cada año ve pasar entre dos y tres millones de personas por ese pequeño rincón de Senegal.
El objetivo de este libro es de mostrar sobre todo “un Islam negro” pacífico, tolerante, desconocido y poco mediatizado. Una realidad religiosa diametralmente opuesta al islamismo armado.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv_touba_copy1-1.jpg 133 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:392024-01-11 22:00:47TOUBA, voyage au coeur d’un islam nègre

PEUPLES

11 janvier 2024/par Faitetcause
PEUPLES
Aujourd’hui, l’avenir de 5000 peuples et de 300 millions de personnes est en danger. Ces populations, partout considérées comme des minorités, sont pour certaines victimes de génocide. Au-delà de la menace qui pèse sur leur singularité, c’est le patrimoine de l’humanité tout entière qui souffrira de leur disparition. C’est à cette précieuse et fragile diversité que rend hommage le travail photographique de Pierre de Vallombreuse qui a parcouru pendant plus de vingt ans tous les continents pour partager l’intimité de vingt-sept ethnies -dont quatorze sont présentées dans cet ouvrage -et qui, à la suite d’Edgar Morin, affirme haut et fort que leurs représentants « sont nos pères, nos mères… nos frères, nos sœurs. »   PEOPLE
The survival of 5000 people and the life of 300 million individuals is in danger. As those people are considered to belong to minority group all over the country, they are for some of them victims of genocides. Beyond what threatens their uniqueness, it is the cultural inheritance of humanity that will be affected with their disappearing. The photographical work of Pierre de Vallombreuse, who travelled for more than twenty years in all the continents to share the intimacy of twenty – seven minority groups – of which fourteen are presented in this book –, pays tribute to their valuable and fragile distinctness and the photographer, following philosopher Edgar Morin, can say out loud that their ambassadors ‘are our fathers, our mothers… our brothers, our sisters’.   PUEBLOS
Hoy en día la supervivencia de 5000 razas y 300 millones de personas se encuentran en peligro. Todos estos pueblos, considerados siempre como minorías, son en ciertos casos víctimas de genocidios. Más allá de las amenazas que existen sobre su singularidad, su extinción concierne el patrimonio de toda la humanidad. Es a esta frágil y rica diversidad étnica que el fotógrafo francés Pierre de Vallombreuse rinde homenaje con su trabajo, recorriendo desde hace veinte años los seis continentes para compartir la intimidad de veintisiete pueblos, de los cuales catorce están presentes en este libro. Y como el filósofo Edgar Morin, clama a viva voz que sus representantes son “nuestros padres, nuestras madres… nuestros hermanos y hermanas.”
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/peuples-1.jpg 400 317 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:292024-01-11 22:00:33PEUPLES

NAINS, et alors… ?

11 janvier 2024/par Faitetcause
NAINS, et alors… ?
« Contrairement aux centaines de personnes atteintes de maladies rares, que de rares spécialistes peuvent identifier, un gosse qui me rencontre dans la rue pointe son doigt et dit : “C’est un nain”, explique Danièle, présidente de l’Association des personnes de petite taille. À la différence de beaucoup d’autres gens touchés par un handicap, les personnes de petite taille souffrent aussi à cause des préjugés qui continuent à marquer l’imaginaire populaire et qui semblent les “exclure”de la communauté humaine. Il n’est pas rare de voir un adulte “toucher” fugitivement le nain qu’il rencontre ou trouver un prétexte pour l’embrasser “parce que ça porte chance”. Que signifie dans un tel contexte photographier les personnes de petite taille ? Peut-on les mettre en scène sans en faire un objet d’étonnement ? Peut-on les mettre en image sans les “rabaisser ”et sans “violer ”leur intimité ? Comment d’ailleurs photographier autre chose que la “normalité” sans tomber dans le “voyeurisme” ? C’est toute la question posée par les photos de Sylvie Huet… » (Michaela Marzano)
DWARF, so… ?
“In oppposition to the hundreds of people that suffer from an uncommon disease that few specialists can identify, a kid I come across in the street points his finger at me and says: “It’s a dwarf”, says Danièle, president of the Association of the little people. Unlike many handicaped people, the little people also suffer from the prejudices that keep on and that seem “to ban” them from the human community at large. You still can see an adult “touching” fleetingly the dwarf he comes across or trying to find a way to embrace him “as it’s for good luck”. In such a context, what does it mean to take photographs of the little people ? Is it possible to shoot them without risking to make them look odd ? Is it possible to take photographs of them with no “disregard” and without “violating” their intimacy ? Then, how is it possible to photograph something else than “normality” without being considered as a “voyeur” ? All these questions are raised by Sylvie Huet’s photographs…” (Michaela Marzano)
¿ENANOS, y qué… ?
“Contrariamente a todas esas personas víctimas de enfermedades raras que solo pocos médicos pueden identificar, cualquier niño que me encuentra en la calle me señala diciendo: “¡Una enana!”, explica Daniela, la presidenta de la Asociación de Personas de Pequeña Estatura. A diferencia de muchos otros minusválidos, las personas de pequeña estatura sufren también de los prejuicios que marcan aún la imaginación popular y que parecen “excluirlos” de la comunidad humana. No es raro todavía ver un adulto “tocar” un enano furtivamente o buscar un pretexto para hacerlo, simplemente por que “trae buena suerte”. ¿Cuál es el sentido, dadas las circunstancias, de fotografiar personas de pequeña estatura? ¿Es posible retratarlas sin tomarlas por extraterrestres? ¿Es posible ilustrarlas sin rebajarlas y sin violar su intimidad? ¿Cómo hacer para fotografiar otra cosa que la “normalidad” sin caer en el “voyeurismo”? Son las preguntas que Sylvie Huet nos hace con sus fotografías…” (Michaela Marzano)
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverturenains2_copie-1.jpg 400 273 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:292024-01-11 22:00:33NAINS, et alors… ?

Dousha Balit

11 janvier 2024/par Faitetcause
Dousha Balit
A l’occasion d’un séjour en Ukraine en 2003, la photographe belge Viviane Joakim visite les pavillons vétustes d’un hôpital psychiatrique. L’émotion ressentie est si forte qu’elle décide de retourner sur les lieux pour aller à la rencontre de ces pensionnaires, hommes, femmes et enfants, avec l’intime désir de leur donner une seconde vie par l’intermédiaire de la photographie. De cette plongée dans le monde de l’humain où «Dousha Balit» – l’âme a mal -, il résulte un travail d’une grande pudeur, étranger à toute forme de misérabilisme, avec comme point central l’homme et sa dignité. La pureté des images, leur composition, la couleur et la lumière révèlent une grande force plastique et dénotent une grande douceur. L’exposition présente une quarantaine d’images attachantes et interpellantes, pour la plupart des portraits d’hommes et de femmes, jeunes ou moins jeunes, qui se sont abandonnés à la pose, à une rencontre, que Viviane Joakim a voulue sincère et respectueuse, et cela transparaît dans chaque photographie. «Dousha Balit», une exposition d’une grande sensibilité, un univers particulier qui mélange immensité de l’humain et petitesse de l’objet du quotidien. Au final, des visages qui se regardent, se répondent et renaissent en nous murmurant secrètement leur histoire.
Dousha Balit
While on a trip to Ukraine in 2003, Belgium photographer Viviane Joakim visited the timeworn lodges of a mental institution. The emotion she experienced is so strong that she decided to go back and meet the lodgers, men, women and children as she wanted to give them rebirth thanks to a go-between, photography. From this immersion in the world of the human being where « Dousha Balit » – the soul is in pain – a great and delicate work arises, away from miserabilism, in which the main point is man and his dignity. The pureness of the images, their composition, the color and the light reveal the great power of fine art and indicate true gentleness. More than forty endearing and interpellating images are shown in this exhibition, portraits of men and women for most of them, young and older people, that posed the time of an encounter that Viviane Joakim wanted to be outspoken and respectful, and that shows through each photograph. « Dousha Balit », an exhibition full of sensitivenessn, an unusual world that mixes the immensity of the human being with the smallness of the daily object. In the end, faces that look to each other, that answer back and that resuscitate within us whispering their stories.   Dousha Balit
Durante una estadía en Ucrania en el año 2003, la fotógrafa belga Viviane Joakim visita los vetustos pabellones de un hospital psiquiátrico. La emoción resentida es tan fuerte que decide retornar para conocer a los pacientes, hombres, mujeres y niños; con el deseo íntimo de darles una segunda vida, a través de la fotografía. De esta inmersión en el mundo de lo humano, resulta “Dousha balit” – Dolores del Alma –  Un trabajo de gran pudor, lejos de complacerse en la miseria humana, centrado en el hombre y en su dignidad. La pureza de las imágenes, la composición, el color y la luz, revelan una fuerza plástica y denotan una gran fineza. La exposición presenta cuarenta imágenes conmovedoras y emotivas, la mayoría son retratos de hombres y mujeres jóvenes o no, que participaron a este encuentro que Viviane Joakim quiso sincero y respetuoso, como lo demuestra cada fotografía. “Dousha Balit”, una exposición sensible. Un universo particular donde se mezclan la inmensidad del ser humano a la pequeñez del objeto cotidiano. Al final, rostros que se miran, se responden y renacen murmurándonos secretamente sus historias.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv.__dousha_balit_copie-1.jpg 356 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:292024-01-11 22:00:34Dousha Balit

Testimony

11 janvier 2024/par Faitetcause
TEMOIGNAGE
Ces quatre dernières années, Gillian Laub a couvert le conflit israëlo-palestinien et a dressé le portrait d’une cinquantaine d’habitants de Jérusalem, Haifa, Tel Aviv, Ramallah, Nablus, et d’autres villes de la région. Testimony contient cinquante portraits de Juifs israëliens, d’Arabes israëliens, de libanais en exil, et de palestiniens — tous touchés souvent dans leur chair par le conflit.
Dans certaines photographies de Gillian Laub, les traces du conflit sont visibles immédiatement — des adolescents amputés; une jeune femme enveloppée dans des bandages et dans une combinaison pour grands brûlés. D’autres semblent échapper aux mutilations de la violence. Pourtant, dans les entretiens qui accompagnent chaque portrait, un fil conducteur est mis au jour: la survie. L’endurance, la fierté, le défi, la vulnérabilité — et plus frappant encore, l’optimisme — sortent d’une déclaration à une autre. L’écrivain David Rieff dit du travail de Gillian Laub, "Réfléchir sur [ces] images, ce n’est pas seulement se souvenir de la cruauté humaine et de l’imbécillité des hommes mais de la détermination dont ils font preuve."
Deux essais, l’un écrit par l’israëlo-palestinien Raef Zreik, avocat des droits de la personne, l’autre par le professeur israëlien Ariella Azoulay, mettent l’accent sur la complexité du travail de Gillian Laub et du dialogue qu’elle espère qui sera provoqué.  
TESTIMONY
For the past four years, Gillian Laub has worked in Israel and Palestine, producing portraits of the inhabitants of Jerusalem, Haifa, Tel Aviv, Ramallah, Nablus, and other locations in the region. Testimony contains fifty of her portraits of Israeli Jews, Israeli Arabs, displaced Lebanese families, and Palestinians – each personally affected by the geopolitical context in which they live, and each unveiling one more essential element in the puzzle of peace for the Middle East.
In some of Laub’s photographs, the traces of conflict are immediately observable – teenage boys without limbs; a young woman enveloped in scar tissue and a burn-recovery suit.
Others are seemingly free from the disfigurements of violence. Yet in the interviews that accompany each portrait, a common thread of survival is revealed. Resilience, pride, defiance, vulnerability – and most astonishing of all, optimism – emerge from one statement to the next. Author David Rieff has said of Laub’s work, "To consider [these] images is to be reminded not just of human cruelty and human stupidity but also of human tenacity."
Two essays, one by Palestinian-Israeli civil rights lawyer Raef Zreik and one by Israeli professor Ariella Azoulay, underline the complexity of the work and the dialogue Laub hopes it will spark.  
TESTIMONIO
En los últimos cuatro años, Gillian Laub ha trabajado en Israel y Palestina, haciendo retratos de los habitantes de Jerusalén, Haifa, Tel Aviv, Ramallah, Nablus y otras ciudades de la región. TESTIMONIO, contiene cincuenta retratos de judíos israelitas, de árabes israelitas, de libaneses exiliados y de palestinos – casi todos afectados directamente en carne propia por este conflicto geopolítico que ha marcado sus vidas.
En algunas fotos de Gillian laub, los rastros de la guerra son visibles inmediatamente – adolescentes amputados, una joven envuelta en vendajes y en una combinación para los quemados graves. Mientras que otras imágenes parecen haber escapado a las mutilaciones a causa de la violencia. Sin embargo, los comentarios de las entrevistas que acompañan cada retrato revelan un común denominador: sobrevivir, resistir, orgullo, desafío, vulnerable – y el más sorprendente: optimismo – que se desprende de cada una de las declaraciones. Del trabajo de Gillian Laub el escritor David Rieff dice: “Meditar sobre [éstas] imágenes, no es solo recordarse de la crueldad humana y de la estupidez del hombre, pero de la determinación que muestra.” 
Dos ensayos, uno de ellos escrito por el israelí-palestino Raef Zreik, abogado en los derechos de la persona y otro por la profesora israelita Ariella Azoulay, hacen hincapié sobre la complejidad del trabajo de Gillian Laub y en el diálogo que éste esperan suscitará.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/laubcoversm_copie_copy1-1.jpg 328 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:292024-01-11 22:00:35Testimony

Unreasonable Behaviour / Risques et Périls

11 janvier 2024/par Faitetcause
Entre l’érection du mur de Berlin au cours de l’été 1961 et son travail sur les ravages du Sida en Afrique australe en 2001. Don Mc Cullin n’a cessé de regarder les souffrances des autres à travers les conflits majeurs de ces quatre dernières décennies. Un regard chargé de colère toujours, de tristesse aussi, de désespérance même, sur les inqualifiables cruautés infligées par les hommes à leurs semblables. Un regard empli d’incompréhension et de compassion tout à la fois, regard de solidarité à l’égard des plus faibles, des démunis, des réprouvés, des victimes de ces inacceptables situations.
Chypre divisée, le Congo meurtri, le Vietnam bombardé et torturé, le Moyen-Orient déchiré, le Biafra affamé, le Bangladesh ravagé, le Cambodge assassiné, le Salvador révolté, l’Irlande tourmentée, l’Irak insurgé.
Ni voyeur, ni chasseur, ni même vraiment chroniqueur ou historien, Don Mc Cullin, autodidacte en photographie comme dans sa lecture du monde, est un homme au visage marqué mais à l’œil limpide et innocent, incrédule devant la barbarie. A travers ses puissantes images publiées régulièrement durant vingt ans dans l’important Sunday Times Magazine, il se voue à déranger le confort dominical de ses compatriotes en leur présentant ces injustices faites à l’homme à travers la planète. Dans sa photographie, il y a Zola et Goya.
En même temps, il proclame sa propre culpabilité avec ces images impuissantes à changer le cours des choses… Comme il n’a pu empêcher la mort de son père lorsqu’il avait quatorze ans, ou plus tard celle de ses proches.
Son regard demeure l’émouvant miroir de celui de ses sujets qu’il photographie, auxquels il s’identifie. Il est profondément solidaire. Et puis il y a l’Angleterre qu’il photographiera souvent entre les reportages de guerre. Et cette fois il y a du Dickens chez Mc Cullin.
Une Angleterre qu’il continue de photographier aujourd’hui.
Personnage hors du commun, difficile de cerner de façon définitive, ses intérêts sont divers : les bords du Gange, les paysages du Somerset, les tribus perdues du Sud Ethiopien, les traces de l’empire romain autour du bassin méditerranéen. Mais toujours avec ce même regard profond et inquiet sur l’homme.
Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour que cette autobiographie de Don Mc Cullin, qui se termine en 1982, soit enfin publiée en français.
Elle nous amène à nous demander qui nous racontera le quart de siècle écoulé depuis, celui durant lequel le grand photographe de guerre a choisi de devenir un homme en quête d’une paix impossible.
Robert Pledge, Directeur de l’agence Contact Press Images   Unreasonable Behaviour / Risques et Périls
Between the creation of Berlin Wall during summer 1961 and his work on the devastation of AIDS in southern Africa in 2001, Don Mc Cullin never ceased to look at the woes of others through the majors conflicts of the last fourty years. Always with a look full of anger, and sadness too, even despair, on the cruelties inflicted by men upon their fellow human being. A look filled with incomprehension and compassion at the same time, a look of solidarity towards the weakest, the worst-off, the reproved, the victims of these intolerable situations.
Cyprus cleaved, Congo bruised, Vietnam bombed and tortured, the Middle-East torn, Biafra starving, Bangladesh devastated, Cambodia murdered, Salvador outraged, Ireland tormented, Irak insurgent.
Neither a peeping Tom nor a hunter nor really a reviewer or a historian, Don Mc Cullin, self-taught in photography and in his understanding of the world, is a man with a raddled face but with a bright and innocent eye, incredulous before barbarity. Through his photos published regularly in the Sunday Times for the last twenty years, he dedicates himself in disturbing the Sunday confort of his fellow citizen by showing these inequities imposed to men all over the world. In his photography appears the features of Zola and Goya.
At the same time, he proclaims his own guilt with these images unable to change the course of the world… as he was unable to impede the death of his father when he was fourteen years old or, later, the death of his close family.
His gaze remains the moving mirror of the look of the ones he photographs and to which he identifies. He is deeply in solidarity with them. And there is England which he will often photograph between the war reports. And this time, we find the features of Dickens in Mc Cullin.
An England he keeps on photographing today.
Out of the common character, difficult to hem in definitely, his interests are various : the bank of the river Ganges, the landscapes in Somerset, the lost tribes in South Ethiopia, the traces of the Roman empire around the Mediterranean basin. But always with this deep and troubled look on man.
It took more than twenty years for Don Mc Cullin’s autobiography, written in 1982, to be at last published in French.
Robert Pledge, Director of the agency Contact Press Images   Unreasonable Behaviour / Riesgos y Peligros
de Don Mc Cullin
Desde la construcción del muro de Berlín en el verano de 1961, hasta su trabajo sobre los estragos causados por el sida en África meridional en el 2001, Don Mc Culin no ha dejado de observar el sufrimiento de los demás a través de los mayores conflictos de las últimas cuatro décadas. Con una mirada cargada de cólera, de tristeza también, hasta de desesperanza, sobre las atrocidades sin nombre realizadas por los hombres a sus semejantes. Una mirada repleta de incomprensión y de compasión al mismo tiempo, una mirada de solidaridad dirigida hacia los más débiles, los más frágiles, los reprobados, víctimas de esas situaciones inaceptables.
Chipre dividido, el Congo martirizado, Vietnam bombardeado y torturado, el Medio Oriente repartido, Biafra hambrienta, Bangla Desh  desvastado, Camboya asesinado, El Salvador sublevado, Irlanda atormentada, Irak  insurgente.
Ni cazador, ni voyeur, ni siquiera cronista o historiador, Don Mc Culin es un autodidacta en fotografía, como en su lectura del mundo, con el rostro marcado pero con una visión límpida e inocente, incrédulo ante la barbarie. A través de la fuerza de sus imágenes, publicadas periódicamente durante veinte años en el importante diario Sunday Times Magazine, él busca  perturbar nuestro confort dominical presentándonos esas injusticias hechas al hombre en todo el planeta. Su enfoque nos hace pensar al escritor Emile Zola y al pintor Goya.
Al mismo tiempo, proclama su propia culpabilidad con esas imágenes impotentes para cambiar el curso de las cosas… Como no pudo impedir la muerte de su padre, a la edad de catorce años, ni más tarde la de sus seres queridos.
Su mirada es el reflejo conmovedor de aquellos que fotografía, aquellos con los quienes se identifica. Fundamentalmente solidario. Y luego su país, Inglaterra, a quien fotografía a menudo entre dos reportajes de guerra. Y entonces nos recuerda a Charles Dickens. Una Inglaterra que aún hoy retrata.
Personaje fuera de lo común, difícil de catalogar definitivamente, sus intereses son diferentes: Los bordes del Ganges; los paisajes del Somerset; las tribus perdidas del sur de Etiopía; los rastros del imperio romano alrededor del mar Mediterráneo. Pero siempre con esa misma visión profunda e inquieta sobre el ser humano.
Hubo que esperar más de veinte años para que esta autobiografía de Don Mc Culin, que finaliza en 1982, sea publicada en francés.
Lo que nos lleva a preguntarnos quién nos contará el cuarto siglo que pasó entre tanto, durante el cual este gran fotógrafo de guerra eligió convertirse en un hombre en busca de una paz imposible.
Robert Pledge, Director de la agencia Contact Press Images.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/mcculin-1.jpg 240 198 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:292024-01-11 22:00:36Unreasonable Behaviour / Risques et Périls

Darfour

11 janvier 2024/par Faitetcause

Pour ne pas dire  » on ne savait pas « .

Samuel Le Bihan est administrateur d’Action contre la Faim. De retour d’une visite des programmes au Darfour en janvier 2007, il témoigne :

« Dans l’avion qui survole Khartoum, à travers mon hublot, je vois le Nil qui découpe l’immensité, étincelant comme un sabre jeté sur le sable. Surgie du désert, la ville se dévoile en bas-relief dans un éventail de couleurs rouge et ocre, entaillé par des ombres profondes et régulières. Ce sont mes premières images du Soudan.

Quelques jours et des épreuves administratives plus tard, je suis à El-Fasher dans le Nord-Darfour avec l’équipe d’Action contre la Faim. L’accueil est chaleureux et professionnel. On aborde vite les problèmes de sécurité car la situation s’est terriblement dégradée ces derniers mois. De plus en plus d’«internationaux» sont pris pour cibles, ce qui ne s’était jamais vu au Darfour, même dans les moments de tension extrême. Les incidents se multiplient avec une fréquence alarmante et la position des humanitaires est devenue critique, pour ne pas dire dangereuse.
La veille de mon arrivée, dans la ville de Nyala un groupe de policiers a surgi lors d’un dîner qui réunissait plusieurs ONG, des membres des Nations unies et des personnes de l’Union africaine. Sous un prétexte grotesque, ils ont pillé et passé à tabac avec une violence inouïe toutes les personnes présentes et particulièrement les femmes, allant même jusqu’à des violences sexuelles.
En décembre 2006, l’équipe d’Action contre la Faim du camp de déplacés de Gereida avait également été attaquée, mais cette fois par des individus non encore identifiés à ce jour, et avait subi les mêmes violences. Cet événement les a contraints à quitter les lieux.

La situation s’est dégradée car les accords de paix de mai 2006 ont fini de diviser les différents groupes rebelles qui combattent au Darfour, morcelant un peu plus un conflit déjà très complexe. Ces groupes se sont littéralement «atomisés» en une multitude de factions indépendantes, opposées et incontrôlables. Dans ce paysage de tensions, les leaders d’hier n’ont plus de crédibilité et les nouveaux responsables avancent masqués. La situation des combats est devenue extrêmement complexe et imprévisible. Les informations ne sont pas fiables et la sécurité des personnels humanitaires, internationaux ou soudanais, presque impossible à assurer. (…)

L’ouvrage que vous découvrez est un témoignage du terrain. Écrit, ressenti, vécu par Stéphanie Rivoal partie travailler dix mois auprès des populations du Darfour.
À travers ses récits mais aussi, et peut-être surtout, ses photos, elle nous livre une parole qui résonne au plus profond de nous. »

« Demain, je pars pour le Darfour. Pour une mission d’un an. J’ai droit à 20 kilos de bagages et j’en ai déjà 5 de livres, d’appareils photo et de pellicules. Action contre la faim m’a briefée sur la situation humanitaire, la sécurité, les programmes en cours. Je suis prête. En théorie. Mais, je n’ai jamais travaillé pour une ONG, encore moins dans un contexte de guerre. Émotionnellement, il va sans doute falloir que je me blinde. Je vous promets de vous écrire de là-bas. Je vous raconterai ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens. Être une humanitaire sur le terrain, après tout, c’est ce que je voulais, non ? J’ai un peu peur de ce qui m’attend. J’espère être à la hauteur. » Stéphanie

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/51Iuv9Ne3HL.jpg 498 500 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:292024-01-11 22:00:37Darfour

Est-ce ainsi que les gens vivent?
Chronique documentaire, 1969-2002

11 janvier 2024/par Faitetcause
Véritable documentaire social, cette chronique photographique relate des tranches de vie dans une époque qui aura connu tant de bouleversements, en termes d’espace, de politique ou de société (1969-2002). Si ce grand choix des photographies (plus des quatre cents) est localisé dans le grand sud-est, par sa couverture géographique du territoire, l’ambition de cet ouvrage dépasse le seul registre monographique : croisée avec le propos d’historiens, de sociologues et d’économistes, l’image restitue ici une société en actes et une mémoire collective.
Le regard de Jacques Windenberger est marqué par cette approche humaniste qui place l’être vivant au centre de toutes les évolutions, qu’elles soient urbanistiques, sociales, professionnelles ou familiales.
Par ce portrait de mondes disparus, ce l’envers du paysage d’un territoire en mutation, le plus souvent réduit à l’imagerie qui apparaît avec ses fractures, ses désespoirs, ses cris, mais aussi avec ces preuves de fraternité qui éclairent le cours du temps. Jacques Windenberger est née en 1935 à Bourg-en Bresse. Journaliste et reporter indépendant, son approche photographique se rattache à l’école documentaire. Son travail sur la seconde moitié du XX siècle témoigne de la vie quotidienne et du monde du travail. Une importante sélection de son œuvre (9000 images) est consultable à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou.  
¿Es así que la gente vive?
Crónica documental 1969-2002
Textos de Jean Domenichino, Jean Marie Guillon, Maurice parodi, Bernard Picon, Emile Temine.

Verdadero documental social, esta crónica fotográfica relata los estratos de vida de una época que ha conocido tantos cambios, físicos, políticos y sociales (1969 – 2002). Si bien es cierto que la mayor parte de las fotografías se localizan en el gran sur-este de Francia, la ambición de esta obra sobrepasa el registro de simple monografía: Comentadas por historiadores, sociólogos y economistas, las imágenes restituyen aquí la sociedad en sus actos y en una memoria colectiva.
El objetivo de Jacques Windenberger está marcado por su mirada humanista, poniendo al hombre en el centro de todas las evoluciones, que sean urbanas, sociales, profesionales o familiares.
A través de este retrato del pasado, lo más a menudo reducido a las imágenes tipo, vemos el revés del paisaje de un territorio en mutación, con sus fracturas, sus crisis, su desesperación, pero también con sus pruebas de fraternidad que iluminan el transcurso del tiempo.
Jacques Winderberger nació en 1935en Bourg-en-Bresse (Francia). Periodista y reportero independiente, su orientación fotográfica se vincula a la escuela documental. Su trabajo sobre la segunda mitad del siglo XX trata de la vida cotidiana y del mundo laboral. Una importante selección de su obra (9000 imágenes) puede consultarse en la Biblioteca Pública del Centro Cultural Georges Pompidou.  
Is This the Way People Live?
Documentary Chronicle 1969-2002
Text by Jean Domenichino, Jean-Marie Guillon, Maurice Parodi, Bernard Picon, Emile Temine.

 A genuine social documentary, this photographical chronicle depicts periods of life in a certain epoch (1969-2002) which has experienced many overthrows in terms of space, politics and the society.  This selection of more than 400 photographs, merely by its geographic choice of territory, entirely localized in the South-East of France, depasses being a simple monographic account: full of observations by historians, sociologists and economists, the image reflected here is that of a living society.
Jaques Windenberger’s sight is markedly humanist, placing the human being at the centre of all evolutions, whether they are urban, social, professional or familial.
Through the portrait of world now historical, principally represented by imagery, we see the reclusive side of a changing territory appear with its fractures, despairs, crises, but also with fraternal spirit, which enlightens the passing of time. Jaques Windenberger was born in 1935 in Bourg-en-Bresse ; an independent journalist and reporter, his approach to photography is close to documentary. His work in the second half of the twentieth century witnesses the daily working life. An important selection of his work (9000 images) can be consulted at the public information library of the Centre Pompidou

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv_windenberger_copie_copy3-1.jpg 336 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:232024-01-11 22:00:24Est-ce ainsi que les gens vivent?
Chronique documentaire, 1969-2002
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    58 rue Quincampoix
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    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
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