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Fait & Cause, Photographie Militante

CARNETS DE ROUTE

11 janvier 2024/par Faitetcause

Pour qui sait que Werner Bischof a été l’élève le plus brillant de la Kunst Gewerbe Schule de Zurich, pour qui a vu les premiers travaux, ses jeux subtils de lumière, ses portraits et ses nus, c’est sans doute surprenant de découvrir ses premiers reportages sur l’Europe d’après guerre.
Mais, grâce au directeur de la revue DU qui les lui a commandés, Werner Bischof a circulé, dès l’immédiate après-guerre, en Allemagne sinistrée par les bombardements, en Hongrie, en Pologne, dans tous ces pays dévastés, peuplés d’individus faméliques, qui ont montré à ce photographe privilégié d’avoir vécu sa jeunesse en Suisse, ce qu’était la misère la plus atroce et la perte de leur dignité.
Il continuera dans cette voie en Inde et au Vietnam pour retrouver enfin, au Japon, qui fut sa terre d’élection, une tradition d’une richesse qui le comblait, une culture d’une finesse et d’une variété qui n’ont pas d’équivalent. Entre les paysages, et les jardins zen, l’architecture, le souci affiné du décor, et jusqu’à l’écriture, il a trouvé là matière à sa curiosité.Un sens plastique indéniable, une compassion sans mièvrerie, placent d’évidence Werner Bischof, malgré sa courte vie – il se tua à 38 ans dans les Andes péruviennes -, parmi les grands photographes de son temps.

Robert Delpire

 

Puis la guerre est venue, et avec elle la destruction de ma  »tour d’ivoire ».
Le visage de l’homme souffrant est passé au premier plan. J’ai travaillé comme correspondant à la frontière austro suisse et j’ai vu des milliers d’êtres humains échoués là, qui attendaient pendant des jours et des semaines derrière les barbelés. Des enfants et des vieillards; dans leurs dos des explosions de grenades et des blindés en folie.

Il fallait que je parte, que j’apprenne à connaître le véritable visage du monde. Notre petite vie confortable empêchait un grand nombre de gens de voir l’immense détresse en dehors de nos frontières. On versait sa contribution aux oeuvres d’entraide humanitaire, ainsi l’on se sentait dispensé de toute réflexion.

Après mon premier voyage en Hollande, en France, au Luxembourg, la revue DU publia mes impressions. Mais quelle indignation! La photo de la page de titre avec le visage détruit, blessé, de l’enfant avait effrayé les gens qui voulaient avoir la paix.

A la maison, j’ai regardé avec mélancolie les photos délicates que j’avais faites avant la guerre et qui m’avaient valu tant de louanges de la part de mon entourage – mais dans mon esprit je voyais les centaines de milliers de malheureux anéantis par la misère quotidienne et qui avaient besoin de notre aide.

Werner Bischof, Autobiographie

 


 

Images After the War

For those who know that Werner Bischof was the most brilliant student at the
Kunst Gewerbe Schule in Zurich, for those who saw his early work with his subtle play of light and his portraits and nudes, it is no doubt surprising to discover his first documentaries on post-war Europe.

Due to the commission he recieved from the magazine ‘DU’, Werner Bischof travelled immediately after the war to a Germany stricken by the bombings as well as Hungary and Poland. In all these devastated countries he found emaciated individuals, showing this privileged photographer who spent his youth in Switzerland, what atrocious misery and loss of dignity was possible.

He would continue in this direction into India and Vietnam to finally find himself in Japan which became his chosen land, a country rich in tradition and a culture of finesse and variety that has no equivalent.  Between landscapes and zen gardens, architecture, refined decor, and in writing, he found the subject matter for his curiosity. An undeniable sense of form and a compassion without sentimentality, Werner Bischof, despite his short life- he was killed at 38 years old in the Peruvian Andes- was among the greatest photographers of his time.

Robert Delpire

 

Then the war came, and with it the destruction of my ‘ivory tower’.
The face of human suffering has risen to the forefront. I worked like a correspondent at the Swiss / Austrian border and saw thousands of people stranded there, waiting for days and weeks behind barbed wire. Children and the elderly, in their backs explosions of grenades and madness.

I had to leave in order to know the true face of the world. Our small comfortable life prevented many people from seeing the immense distress outside our borders. We paid our contribution to organisations giving humanitarian assistance and felt relieved of the need for any reflection.

After my first trip to Holland, France and Luxembourg, the magazine published ‘DU’ my impressions. But what outrage! The photo on the cover page of the injured child with his face destroyed frightened people who wanted peace.
At home, I looked with melancholy at the delicate pictures that I made before the
war and which earned me so much praise from my family and friends – but in my mind I saw hundreds of thousands of the unfortunate crushed by daily misery and who needed our help.

Werner Bischof, Autobiography

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/CouvH570px_001.jpg 570 478 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:562026-01-09 10:33:54CARNETS DE ROUTE

RÉFUGIÉS CLIMATIQUES

11 janvier 2024/par Faitetcause
Pendant quatre ans, le collectif Argos est allé à la rencontre des premiers “réfugiés climatiques”, ces hommes et ces femmes d’ores et déjà poussés à l’exil à cause du réchauffement du climat. D’ici à 2050, environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés (source : ONU).

Les neuf reportages, magnifiquement illustrés et réunis ici pour la première fois, sont destinés à éveiller les consciences sur l’ampleur des mouvements de population à venir et la perte d’une pluralité ethnique et culturelle.

Le livre s’ouvre par une carte situant les neuf régions du monde explorées. Suivent les préfaces puis les reportages, avec, pour chacun, une carte régionale, un texte et un cahier photos en couleurs.

Un périple en neuf escales
Dégel des sols arctiques en Alaska, montée du niveau des mers aux îles Tuvalu, Maldives et Halligen, désertification au Tchad et en Chine, inondation des deltas au Bangladesh, fonte des glaciers au Népal, intensification des cyclones aux États-unis :aucune région du monde
n’est épargnée. Lors de longs séjours, les journalistes du collectif Argos ont partagé la vie quotidienne des nombreuses communautés particulièrement affectées par le réchauffement climatique. Préfaces de Hubert Reeves et Jean Jouzel

• Hubert Reeves : astrophysicien
• Jean Jouzel : directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace recherches en sciences de l’environnement et climat à Jussieu) et vice-président du groupe 1 de travail du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur le climat qui s’est réuni à Paris en février 2007.

CLIMATE REFUGEES
By association Argos
Preface by Hubert Reeves and Jean Jouzel

For four years, the association Argos went to meet the first "climate refugees", these men and women already forced into exile because of global warming. By 2050, about 150 million climate refugees should be moved (source: United Nations).

The nine stories, beautifully illustrated and assembled here for the first time, are intended to raise awareness about the extent of population movements to come and the loss of ethnic and cultural diversity.

The book opens with a map locating all nine regions of the world explored. Then prefaces and reports, including, for each, a regional map, a text and a workbook color photos.

A journey into nine stops
Thawing Arctic soil in Alaska, rising sea levels in Tuvalu, Maldives and Halligen, desertification in Chad and China, delta flood in Bangladesh, melting glaciers in Nepal, intensifying hurricanes in the United States: no region of the world is spared. During long stays, journalists of association Argos shared the daily life of many communities particularly affected by global warming.  • Hubert Reeves: astrophysicist
• Jean Jouzel: Director of the Institute Pierre Simon Laplace (research in environmental and climate science at Jussieu) and vice-chairman of Working Group 1 of the IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) which met in Paris in February 2007.

  REFUGIADOS CLIMÁTICOS
Fotografías del Colectivo ARGOS
Prefacios de: Hubert Reeves y Jean Jouzel. Durante cuatro años el grupo Colectivo ARGOS fue al encuentro de los primeros “refugiados climáticos”, hombres y mujeres forzados al exilio a causa del recalentamiento climático. Desde hoy hasta el año 2050, serán unos 150 millones los refugiados, desplazados a causa del cambio de clima. (Fuente: ONU)
Los nueve reportajes, magistralmente ilustrados y reunidos en este volumen por la primera vez, tienen como objetivo favorecer la toma de conciencia sobre la magnitud de esos futuros desplazamientos de poblaciones y la pérdida del pluralismo étnico y cultural.
El libro comienza con un mapa que indica las nueve regiones del mundo exploradas. Siguen los prefacios y luego los reportajes, cada uno con su mapa regional, un texto y una selección de fotografías en color. Un periplo con nueve escalas:
Deshielo de los suelos árticos en Alaska; elevación del nivel del mar en los archipiélagos Tuvalu,
Maldivas y Halligen; desertización en El Chad y en China; inundaciones de los deltas en Bangladesh; deshielo de los glaciares en Nepal; intensificación de los ciclones en Estados Unidos, aunque esto es también valido en todas las regiones del mundo. Durante todas estas largas estancias, los reporteros del colectivo Argos, han compartido la vida cotidiana de numerosas comunidades particularmente afectadas por el recalentamiento climático. • Hubert Reeves – astrofísico
• Jean Jouzel – Director del Instituto Pierre Simon Laplace, (especializado en las ciencias del medio ambiente y del clima) y vicepresidente del grupo 1 de trabajo del GIEC (Grupo Intergubernamental de Expertos en Clima, reunido en Paris en Febrero pasado).

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv_erture__copy1-1.jpg 400 306 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:492024-01-11 22:00:49RÉFUGIÉS CLIMATIQUES

ANTARCTICA: Alerte sur la planète

11 janvier 2024/par Faitetcause
Le sort de l’Antarctique présage le sort de la planète tout entière. Depuis plus de cinquante ans, les chercheurs étudient le continent de glace et ses espèces menacées, dont le pingouin à jugulaire, la baleine à bosse et l’albatros. Une dernière alarme retentit dans le royaume de glace, à la fois austère et fragile ; la destruction de l’environnement est imminente. Sebastian Copeland, photographe primé et avocat de la cause environnementale, a assisté à la destruction accélérée de la plateforme de glaces de l’Antarctique depuis le navire de recherche Ice Lady Patagonia, pour le compte de l’organisation Global Green. Il a su capturer la fois la beauté époustouflante de l’Antarctique et d’inquiétants signes de dégradation. Ses images nous font découvrir les glaciers, les champs givrés et les fjords quasi surnaturels, mais aussi les effets massifs des changements climatiques sur le continent blanc. Antarctica : aux clichés de Sebastian Copeland s’ajoutent une présentation des données scientifiques par le photographe, ainsi qu’un éclairage sur les changements climatiques. Vous découvrirez comment et pourquoi les régions polaires continuent de fondre à une vitesse grandissante, au nord comme au sud. Stephen Schneider, professeur à l’université de Stanford et expert du réchauffement climatique, et Zac Goldsmith, rédacteur en chef de la revue The Ecologist, mettent pour nous ces évolutions en perspective, tandis que Mikhaïl Gorbatchev et Leonardo DiCaprio présentent leur vision du défi que nous avons à relever. Des articles supplémentaires sont signés par diverses personnalités : le grand explorateur Will Steger, David de Rothschild, élu "explorateur prometteur" par National Geographic, l’artiste John Quigley et enfin Matt Petersen, président de l’organisation Global Green USA. Antarctica est un ouvrage fascinant qui mêle articles et photographies et dit toute la vérité sur l’état de notre planète en lançant un pressant appel à l’action. Biographie de l’auteur Sebastian Copeland, photographe primé dans le monde entier, siège au conseil de direction de Global Green USA, une organisation affiliée à la Croix verte internationale présidée par Mikhaïl Gorbatchev. Le champ d’action de Global Green va de la reconstruction durable de la Nouvelle-Orléans, au "Fonds solaire mondial", en passant par l’habitat et les "Ecoles vertes". Les photographies de Sebastian Copeland sont publiées dans d’innombrables publications internationales dont GQ, Marie Claire, The Face, Cosmopolitan et Vanity Fair. Sa renommée en tant que photographe de stars lui permet de se consacrer à sa passion de l’environnement. Il joue un rôle moteur, à la croisée de l »écologie et de l’activisme des stars. Il vit actuellement à Los Angeles.  ANTARTICA: Global WarningEditor’s presentation
The fate of Antarctica presages the fate of the entire planet. For over fifty years, researchers have been studying the continent of ice and threatened species, including the penguin to jugular, humpback whales and albatrosses. A final alarm sounds in the realm of ice, both austere and fragile; environmental destruction is imminent. Sebastian Copeland, the award-winning photographer and lawyer for the environmental cause, attended the accelerated destruction of the platform ice of Antarctica since the research vessel Lady Ice Patagonia, for the Global Green organization. He knew how to capture both the beauty of Antarctica and the worrying signs of deterioration. His pictures show us glacier fields and frosty fjords almost supernatural, but also the massive effects of climate change on the white continent. Antarctica: the clichés of Sebastian Copeland added a presentation of scientific data by the photographer, and a light on climate change. You will discover how and why the polar regions continue to melt at a rate growing, north and south. Stephen Schneider, a professor at Stanford University and an expert of global warming, and Zac Goldsmith, editor of The Ecologist magazine, put these developments into our perspective, while Mikhail Gorbachev and Leonardo DiCaprio present their vision of the challenge we have to face. Additional articles are signed by various personalities: the great explorer Will Steger, David de Rothschild, who was elected "promising explorer" by National Geographic, the artist John Quigley and finally Matt Petersen, president of Global Green USA organization. Antarctica is a fascinating book that mixes articles and photographs and told the whole truth about the state of our planet by launching an urgent call to action.

Biography
Sebastian Copeland, the award-winning photographer in the world, sits on the board of directors of Global Green USA, an affiliate of Green Cross International headed by Mikhail Gorbachev. The scope of Global Green is the sustainable reconstruction of New Orleans, the "World Solar Fund", through habitat and the "green schools". The photographs of Sebastian Copeland are published in countless international publications including GQ, Marie Claire, The Face, Cosmopolitan and Vanity Fair. His fame as a stars photographer allows him to devote himself to his passion for the environment. He plays a leading role at the crossroads of ecology and activism celebrities. He currently lives in Los Angeles.   ANTARTICA: Alerta al planeta El futuro de la Antártida refleja el futuro de todo el planeta. Desde hace ya más de cincuenta años, los científicos estudian el continente helado y sus especies amenazadas, como el pingüino a yugular, las ballenas a joroba y los albatros. La última sirena de alarma suena en el reino de los hielos, a la vez frágil y austera, la destrucción inminente del medio ambiente. Sebastian Copeland, fotógrafo famoso y abogado de la causa ambiental, ha asistido a la destrucción acelerada de la plataforma de hielos de la Antártida desde el navío de investigación: Ice Lady Patagonia, por cuenta de la Organización Global Green. Capturando a la vez la belleza impresionante de la Antártida y los alarmantes signos de su degradación. Las imágenes nos hacen descubrir sus glaciares, los campos escarchados y los fiordos casi sobrenaturales, pero así también los effectos masivos de los cambios climáticos sobre el continente blanco.
Antártida: Además de las fotos de Sebastian Copeland, hay también una presentación de las observaciones científicas del fotógrafo y una información sobre los cambios climáticos. Descubrir cómo y porqué las regiones polares continúan a derretirse cada vez más, al norte como al sur. Stephen Schneider, profesor de la Universidad de Stanford, experto en recalentamiento climático y Zac Goldsmith, director de la revista The Ecologist, ponene en perspectiva estas evoluciones, mientras que Mikhaïl Gorbatchev y Lenordo DiCaprio nos presentan sus visiones respectivas del desafío a venir. Otros artículos suplementarios de personalidades de renombre, acompañan este volúmen: El gran explorador Will Steger, David Rothschild, elegido "explorador con futuro" por el National Geographic, el artista John Quigley y para terminar Matt Petersen, presidente de la organización Global Green USA. Antártica, es un libro fascinante que a través de artículos y fotografías nos muestra toda la verdad sobre el estado del planeta, motivándonos a reaccionar.

Biografía del autor Sebastian Copeland, fotógrafo premiado en el mundo entero, forma parte del Consejo de Dirección de Global Green USA, una organización afiliada a la Cruz Verde Internacional, presidida por Mikhaïl Gorbatchev. El campo de acción de este ente va de la reconstrucción durable de la Nueva Orléans, al "Fondo solar mundial", pasando por el habitat y las "Escuelas verdes". Las fotografías de Sebastian Copeland son publicadas en los periódicos internacionales como QG, Marie Claire, The Face, Cosmopolitan y Vanity Fair. Su fama como fotógrafo de "stars", le permite dedicarse a su pasión por el medio ambiente. Su papel es sevir de motor, entre la ecología y el activismo de las stars. Actualmente radicado en la ciudad de Los Angeles.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/51bowarc4ml._ss500-1.jpg 302 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:492024-01-11 22:00:50ANTARCTICA: Alerte sur la planète

VIDAS MINADAS
Diez años después

11 janvier 2024/par Faitetcause
VIES MINÉES: Dix ans aprèsEn décembre 1997, grâce à la lute de différentes organisations internationales et à la pression citoyenne, se signe la Convention sur la Prohibition de l’utilisation, production, transfert et emmagasinement de Mines Antipersonnel ainsi que sur leur destruction – plus connue comme Le Traité d’Ottawa – qui n’entrera en vigueur que deux ans plus tard. Dix ans après, les conséquences des mines antipersonnel dans la population civile continuent. Mais l’on démine dans des pays comme le Soudan, le Cambodge et l’Angola, ce qui contribue à diminuer les risques et le nombre de pays producteurs est passé de 50 à 13, ce qui bien évidement est encore inadmissible, car parmi eux se trouvent notamment la Chine, les Etas Unis d’Amérique et la Russie, qui sont les trois plus grand producteurs de ses armes inhumaines et qui refusent toujours d’adhérer au dit Traité.
La parution du livre VIDAS MINADAS : Diez años después et l’exposition photographique du même nom, ont pour objectif de nous ramener à nouveau dans la proximité, noir et blanc, de la douleur et le dépassement de soi, avec un appel a nos consciences et un cri de dénonciation pour tout ce qui reste encore à faire.
L’exposition sera à Madrid, jusqu’au 27 janvier. Puis, viendront Barcelone, Valencia, Zaragoza, San Sebastián, Girona et elle s’chèvera à Paris au siège de l’UNESCO.
 MINED LIVES: Ten years after

In December 1997, thanks to the struggle of various international organizations and the pressure of the citizens, the Convention on the Prohibition of the use, production, transfer and storage of Antipersonnel Mines and on Their Destruction – known as
The Treaty Ottawa – which will only come into force two years later, was signed. Ten years later, the impact of landmines on the civilian population continues. But clearing of mines in countries such as Sudan, Cambodia and Angola helps to reduce the risk and the number of producing countries increased from 50 to 13, which of course is still unacceptable, as among them also include China, the USA and Russia, which are the three largest producers of its inhumane weapons and still refusing to accede to the Treaty.
The publication of the book MINADAS VIDAS: Diez años después and the exhibition of the same name, aim to take us back again in the vicinity, black and white, the pain, with a call to our consciences and a cry of denunciation for everything that remains to be done.
The exhibition was at Madrid until January 27. Then it will go to Barcelona, Valencia, Zaragoza, San Sebastián, Girona and it will end in Paris at UNESCO headquarters.   VIDAS MINADAS: Diez años después
En diciembre de 1997, tras la lucha de diferentes organizaciones y la presión ciudadana, se firmó la Convención sobre la Prohibición del Empleo, Almacenamiento, Producción y Transferencia de Minas Antipersona y sobre su Destrucción -comúnmente conocido como Tratado de Ottawa-, y que entró en vigor dos años más tarde. Diez años después, las consecuencias de las minas antipersona en la población civil continúan; el desminado en diferentes países (Angola, Sudán, Camboya, etc.) va disminuyendo los riesgos para la población, el número de países productores ha pasado de 50 a 13 –sigue siendo un número inadmisible-, pero los tres grandes productores de armas (China, Estados Unidos y Rusia) continúan sin adherirse al Tratado.
Se publica el libro Vidas minadas, diez años después, de Gervasio Sánchez, y la exposición fotográfica nos vuelve a inundar con el blanco y negro, con su cercanía al dolor y la superación, con su llamada a nuestras conciencias y un grito de denuncia de todo lo que queda por hacer.

El primer lugar que visita la exposición es Madrid, del 27.11.2007 al 27.01.2008. Posteriormente será expuesta en Barcelona, Valencia, Zaragoza, San Sebastián, Girona, y trminará su recorrido en la sede de la UNESCO, en París.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv_copy1-1.jpg 400 288 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:492024-01-11 22:00:52VIDAS MINADAS
Diez años después

Kosovo, fragments d’impacts : 1999-2007

11 janvier 2024/par Faitetcause
Préface de Jean-Arnault Dérens
« Centre-ouest de l’Albanie, province de Mallakaster. Povel est une cuvette : un creux au milieu de nulle part, entouré de montagnes. Le chemin qui mène au camp est cahoteux. Au loin, des kilomètres de zigzags mènent à Ballsh, un bled improbable d’environ 13 000 âmes. »
Ici commence l’aventure humanitaire de Gil et Aleks, dans ce camp pour réfugiés albanais du Kosovo. De 2000 à 2007, incessamment, ils iront au Kosovo, pour comprendre, exorciser aussi, retrouver les enfants de Povel.

Chaque chapitre se présente comme un journal, à la rencontre, année après année, des mêmes familles, albanaises, roms, serbes. Les mots et les images à fleur de peau montrent la misère, l’errance, parfois l’espoir des peuples du Kosovo. Chaque chapitre révèle un peu plus ce que nos deux humanitaires ne soupçonnaient même pas la première fois : la gabegie des organisations internationnales, leur parti pris, l’échec de l’ONU, l’inutilité de la MINUK.
Et la misère des enfants quels qu’ils soient, toujours victimes.
On ne sort pas indemne de ce carnet de route intimiste, même si les textes et les photos de ce voyage initiatique illuminent la laideur d’un Kosovo en ruine. Kosovo, impact fragments : 1999-2007
Prefaced by Jean-Arnault DérensCentre-west of Albania, Mallakaster province. Povel is a basin : a hollow in the middle of nowhere, surrounded by mountains. The way to the camp is rough. In the distance, miles of zigzags lead to Ballsh, a one-horse town of approximately 13 000 souls. "

Here begins the humanitarian adventure of Gil and Aleks, in the camp for Kosovo Albanian refugees. From 2000 to 2007, shortly, they will go to Kosovo to understand, exorcise and also find the children of Povel.

Each chapter presents itself as a newspaper, in the encounter, year after year, of the same Albanian, Roma, Serbsfamilies. The words and skin-deep images show misery, wandering, sometimes the hope of the peoples of Kosovo. Each chapter reveals a little more what our two Humanitarian were not even looking for the first time: mismanagement of the international organizations, their bias, the failure of the United Nations, the futility of UNMIK.

And the misery of children, always victims.

It is not out of this unscathed journey log intimate, even though the texts and pictures of this journey illuminates the ugliness of Kosovo in ruins.  Kosovo, fragmentos de impactos
Prefacio de Jean-Arnault Dérens
« Centro-oeste de Albania, provincia de Mallakaster. Povel, es una cuveta: un hueco rodeado de montañas, en medio de ningún lado. Y el camino hasta el campo rugoso. A lo lejos, kilómetros y kilómetros de zigzags, llevan hasta Ballsh, un poblacho perdido de unas 13.000 almas»
Así comienza la aventura humanitaria de Gil y Aleks, en ese campo para refugiados albaneses de kosovo, a donde retornan sistemáticamente cada año, desde el 2000 hasta el 2007, para comprender y encontrar los hijos de Povel.
Cada capítulo se presenta como un diario, un encuentro, año tras año, con las mismas familias albanesas, gitanas (roms) y serbias. Las palabras y las imágenes emotivas describen la pobreza, el vagabundeo, la esperanza de estos pueblos, pero también el desbarajuste de las organizaciones internacionales, sus intereses y preferencias, el fracaso de la ONU y la ineficiencia de la MINUK (Misión Interina de las Naciones Unidas por el Kosovo), pero por sobre todo la miseria de los niños, sea cual fuere su origen, víctimas de siempre.
No se sale ileso después de recorrer este reportaje intimista. A pesar que las fotos y los textos de este viaje iniciático iluminan la fealdad de un Kosovo en ruinas.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv_kfi-1.jpg 331 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:492024-01-11 22:00:52Kosovo, fragments d’impacts : 1999-2007

SARAJEVO dans le coeur de PARIS

11 janvier 2024/par Faitetcause

Installé à Paris depuis douze ans, je me suis toujours efforcé dans mon travail photographique, de donner une autre image de Sarajevo, la ville où j’ai passé plus de trente ans de mon existence et dont j’ai été, pendant de nombreuses années, le chroniqueur visuel. La série de photographies que je présente aujourd’hui s’inscrit dans la continuité de cet effort. Le projet « Sarajevo dans le cœur de Paris » a longtemps mûri en moi. Dès le début, je savais qu’il ne pouvait pas être réalisé sans la participation de celles et de ceux qui ont vécu dans cette ville de longues années durant et qui se trouvent aujourd’hui à Paris, certains par choix, d’autres par hasard.
A partir de là, l’idée de photographier l’objet que chacun de ces anciens habitants de Sarajevo porte dans son cœur s’est presque imposée d’elle-même. Qu’y a-t-il de plus intime, de plus cher pour un être humain qu’un objet dont il a hérité ou qu’il a acquis et qui lui rappelle son passé, la ville où il a grandi, sa famille, un moment inoubliable de son existence ? Moulin à café, version ottomane ou austro-hongroise, chaussures d’enfant, premier jouet en bois, boîte à bijoux héritée de la grand-mère, photos de famille, mallette, petit coussin, plaque d’immatriculation, gants, pipe, livre d’or scolaire, porte-clés fétiche figurent parmi les objets photographiés. L’enthousiasme de tous les gens que j’ai contactés m’avait conforté davantage encore dans l’idée de réaliser ce vaste projet qui a pour but de démontrer, à travers l’objet et l’histoire personnelle de chacun, toute la richesse de la petite ville moderne et multiethnique qu’était Sarajevo. Je m’étais d’abord fixé un maximum de cinquante photos, qui seraient accompagnées d’un petit texte rédigé par chacun des participants. Mais très vite, je me suis rendu compte que l’histoire de Sarajevo ne saurait se réduire à ces quelques dizaines de photos. J’ai donc continué, et aujourd’hui plus de cent photos sont réalisées. Je poursuivrai ce projet tant qu’il y aura des gens qui auront des choses à dire et qui sauront, avec leur objet personnel, apporter leur pierre à cet édifice photographique que je souhaite voir grandir. C’est également mon histoire, celle que je voudrais partager avec ceux qui n’ont pas eu la chance de connaître le Sarajevo d’avant la guerre. C’est une histoire intime, la mienne et celle de tous ceux qui ont pris la peine de m’accompagner dans cette volonté de faire changer le regard sur les habitants de Sarajevo.       The project « SARAJEVO in the heart of PARIS » has long nurtured in me. From the beginning, I knew it could not be achieved without the help of those who have lived in this city for many years and who are now in Paris, some by choice, others by chance.
From there, the idea of photographing the object that each of these former inhabitants of Sarajevo carry in his heart almost imposed itself.
What could be more intimate, more treasured for a human being that an object inherited or purchased by him that reminds him of his past, the city where he grew up, his family, a moment memorable of his life?
Grinding coffee (Ottoman or Austro-Hungarian model), shoes for children, the first wooden toy, jewelry box inherited from the grandmother, family photos, briefcase, small pillow, license plate, gloves, pipe, book Gold school, key chains are among the objects photographed.

El proyecto « SARAJEVO en el corazón de PARIS » maduró durante mucho tiempo en mis pensamientos. Desde el principio, supe que no podría lograrlo sin la ayuda de aquellos que vivieron en esa ciudad durante muchos años y que ahora residen en París, algunos por elección, otros por casualidad.
A partir de ahí, la idea de fotografiar “el objeto” que cada uno de estos antiguos habitantes de Sarajevo lleva consigo en su corazón, se impuso casi naturalmente.
¿Qué puede ser más íntimo, más valioso y más querido para un ser humano que un objeto heredado o adquirido, que le recuerde su pasado, la ciudad donde creció, su familia, o un momento memorable de su vida?
Un molino de café (otomano o modelo austro-húngaro), un pequeño par de calzados para niños, el primer juguete de madera, las joyas de la abuela, las fotos de familia, el maletín, la pequeña almohadita, la placa de matriculación, los guantes, la pipa, el libro de oro de la escuela y el llavero preferido, se encuentran entre otros tantos objetos fotografiados.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture_sarajevo-1.jpg 400 284 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:492026-02-09 16:09:11SARAJEVO dans le coeur de PARIS

BIRMANIE
Rêves de surveillance

11 janvier 2024/par Faitetcause
Depuis 2003 les auteurs ont effectué 5 voyages en Birmanie et passé six mois le long de la frontière thaïlando-birmane où vivent de nombreux réfugiés et opposants au régime. Ils ont recueilli des témoignages et un reportage photographique qui est présenté ici avec des illustrations et des textes de journalistes, d’écrivains, d’habitants, vivant à Rangoon ou en exil.
Ce travail remarquable pour ses qualités graphiques et son ton juste échappe à toute caricature. Inédit parce qu’il donne la parole aux Birmans. Le livre que nous souhaitons en tirer a pour vocation de sensibiliser le public qui par le tourisme et l’engagement pour les droits de l’homme se montre de plus en plus curieux pour cette région. La répression birmane est relayée dans le monde anglo-saxon, par les ONG ou l’engagement de personnalités (Jane Birkin en France). Aucun ouvrage français n’en rend compte véritablement.
2008 est une date clé : 20 ans se seront écoulés depuis la répression sanglante des soulèvements de 1988, et comme le présagent les journées de manifestations de septembre 2007, la situation birmane est susceptible d’occuper le premier rang de l’actualité internationale- (détail du calendrier à la fin du document). Les auteurs étaient sur place au moment des événements pour recueillir des textes et des images.

BURMA
Dreams under surveillance
Since 2003 the authors have made 5 trips to Burma and spent six months along the Thai-Burmese border, where many refugees and opponents of the regime live. They collected evidence and the photographic report which is presented here with illustrations and texts of journalists, writers, people living in Rangoon or in exile.

This remarkable achievement for its graphics and its tone just eludes any caricature. Unreleased because it gives a voice to the Burmese. The book that we wish to show aims to educate the public through tourism and the commitment to human rights is increasingly curious for this region. Repression in Burma is relayed in the Anglo-Saxon world, by NGOs or the commitment of personalities (Jane Birkin in France). No French book reflects truly on it.

2008 is a key date : 20 years will have passed since the bloody repression of uprisings of 1988, and as the events of September 2007 foreshadows it, the situation in Burma is likely to figure at the top of the international agenda-(details of the timetable at the end of the document). The authors were on hand at the time of the events to collect texts and images.

BIRMANIA
Sueños bajo vigilancia
desde el año 2003, los autores han realizado cinco viajes a Birmania y han pasado seis meses a lo largo de la frontera entre Tailandia y Birmania, donde viven muchos refugiados y opositores al régimen vigente. Es así como han podido obtener pruebas fotográficas y testimonios que presentan aquí con ilustraciones y textos de periodistas, escritores y de la gente que vive en Rangún o en el exilio.

Este excelente trabajo por su calidad gráfica y su tono justo, elude cualquier caricatura. Inédito, ya que da la palabra a los birmanos, el libro tiene por objetivo sensibilizar y educar al público turista o militante de los derechos humanos, que se interesa cada vez más por esta región. La represión en Birmania es retransmitida en el mundo occidental, por las ONG o por personalidades (Jane Birkin, en Francia). Ningún otro libro francés refleja verdaderamente esta situación.

El 2008 es una fecha clave: 20 años han pasado ya desde la sangrienta represión de los levantamientos de 1988, y como lo dejaban entrever las manifestaciones de Septiembre de 2007, la situación en Birmania es susceptible de hacer los grandes títulos de la prensa internacional.
Durante los últimos acontecimientos los autores estaban presentes para recopilar los textos y las imágenes.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv._birmanie-1.jpg 302 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:492024-01-11 22:00:54BIRMANIE
Rêves de surveillance

L’ABBE PIERRE

11 janvier 2024/par Faitetcause

Cet album réunit quelques deux cents photos, inédites ou inconnues du grand public, pour faire découvrir le destin hors du commun d’un fils de bonne famille : Henri Grouès devenu l’abbé Pierre. Toutes issues du fonds Emmaüs ou des archives privées de l’abbé Pierre. Un voyage dans l’existence d’une des plus grandes personnalités du XXe siècle, un parcours qui se déroule comme une fresque aux multiples étapes. Jeune, il découvre la vie de Saint-François d’Assise, entre dans les ordres et choisit la discipline la plus dure, celle des Capucins. Neuf ans plus tard, on le retrouve vicaire à Grenoble. Lorsque la guerre éclate, ce sera le début de son engagement : il fonde le premier maquis du Vercors et devient passeur clandestin. Dénoncé, il doit fuir, capturé, il s’évade pour rejoindre de Gaulle à Alger. Le calme revenu, l’abbé Pierre rentre en politique et devient député. La grande histoire de l’abbé Pierre commence parallèlement : il fonde Emmaüs, développe la communauté des biffins. L’hiver 54 est meurtrier pour les sans-logis, l’abbé lance son célèbre appel : c’est l’ «insurrection de la bonté» dans la France entière. Son action fait le tour du monde, il fonde des communautés sur tous les continents. Les moments de cette vie, la photographie nous les restitue en autant d’étapes marquées par des témoignages iconographiques d’une rare intensité. Aujourd’hui avec ces images fortes, l’abbé retrouve les hommes et les lieux qui ont compté, ses actions innombrables. Il se souvient de tous ces instants et confie pour ce livre ses souvenirs, ses impressions, ses idées, ses colères. Extrait du livre : « Un dimanche, collé pour quelques mauvaises notes, probablement, je n’avais pas eu l’autorisation de rentrer à la maison. Depuis quelque temps, un grand me poursuivait de ses avances. Je ne voulais en parler à personne, mais je ne voulais plus rester dans cette école. Un jour, n’y tenant plus, je m’enfuis de l’établissement. Parvenu à la maison, tout essoufflé, genoux saignants car j’avais trébuché, mes sœurs et ma mère me dorlotèrent. Le lendemain, j’avais beaucoup de fièvre. On fit venir le médecin, il diagnostiqua les oreillons. Quand arriva enfin la lettre du collège relatant mes exploits, mon évasion, j’étais alité et on n’eut pas le courage de me réprimander. Les vacances arrivèrent à point, et mon père décida de nous faire quitter la pension. De cet épisode, je tirai la conclusion que la chance m’accompagnait. M’est également venue, tout au long de ma vie, l’audace de prendre des risques porté par le sentiment que ce qui était juste ne raterait jamais. » Pas étonnant dans ces conditions que le petit Henri intègre la première troupe de scouts de Lyon. Ses camarades, bien observateurs, le baptisèrent «Castor méditatif». Pouvaient-ils se douter qu’un jour, devenu abbé Pierre, le petit Henri serait bâtisseur de logements ? Ils savaient en tout cas que l’exercice de la méditation était dans sa nature. Henri est d’une constitution fragile, souvent souffrant, mais ses maladies à répétition sont liées aux exigences intimes auquel l’enfant se livre. « Je pensais : « Tu es chrétien et tu te prépares à engager toute ta vie selon cette foi. Mais si tu étais musulman, agnostique, ou bouddhiste, tu t’engagerais tout autrement, qu’est-ce qui t’assure que tu ne te trompes pas ? » J’étais vidé, je ne savais plus ou j’en étais. Dès ce jour, je menai une recherche tourmentée, je n’ai jamais cessé de travailler à comprendre, au-delà de toute affirmation reçue. Un jour de l’année 1927, son adolescence l’amène en Italie sur les pas de saint François d’Assise. L’émotion est au rendez-vous. « Nous faisions un pèlerinage avec le collège. Nous étions hébergés par l’habitant et, la première nuit, je n’arrive pas à dormir. Alors je me lève et je pars sur un chemin montant qui devait me conduire à la Rocca. Là, je me suis assis. Devant ce paysage merveilleux du petit matin, j’ai ressenti une joie immense, un bonheur plein. (Cétait Pâques, les carillons se sont mis à tinter partout dans l’air. Je ne connaissais rien de la vie de saint François, ce n’était pas sa personne qui me saisissait, mais la beauté du spectacle à l’aube, et pourtant, je suis certain que ce moment imprégna tout ce qui allait m’advenir par la suite. L’après-midi nous nous sommes rendus aux Carceri, un petit couvent dans la montagne, où François aimait aller. Là, j’écoutais le moine qui détaillait la vie de saint François et ses compagnons. Sur le chemin du retour, je n’étais déjà plus le même et il me sembla que la solitude m’apporterait plus de rencontres qu’une vie sociale classique. Il me sembla aussi que l’adoration était indissociable de l’action. Aujourd’hui encore, quand je retourne aux Carceri, j’embrasse la terre là où jadis tout a changé pour moi, au bout du petit chemin à flanc de colline. «Un peu plus tard, je me plongeai dans un merveilleux ouvrage sur la vie de saint François. Il me poussa à relire les Évangiles sous son éclairage. Ce fut une révélation : la plus grande force de Dieu est sa pauvreté, non pas pauvreté d’indigence, comme nous l’entendons généralement, mais pauvreté de non-suffisance. L’amour ne se suffit pas à lui-même : il a besoin des autres. Saint François le voyait de manière très forte, quand, en larmes, il disait : « L’amour n’est pas aimé. »

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/320932.jpg 1813 1417 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:392024-01-11 22:00:39L’ABBE PIERRE

Angola : Journey Through Change

11 janvier 2024/par Faitetcause
L’Angola a cette particularité douteuse qu’il est ce pays du monde qui contient le plus de mines antipersonnel enfouies dans son sol. Après presque 40 ans de conflits sanglants, un accord de paix a été trouvé en 2002, et des centaines de réfugiés ont pu commencer le retour vers leur terre natale. Ceci est l’histoire des communautés qui se ré-établissent et des vies qui se reconstruisent après avoir été brisées non seulement par des décennies de conflit mais aussi par les restes de ce conflit – les mines antipersonnel qui n’ont pas explosé et qui souillent le pays. Angola : Journey Through Change
Angola has the dubious distinction of being the most heavily landmine-contaminated country in the world. After nearly 40 years of bloody conflict, a peace agreement was finally reached in 2002, and hundreds of thousands of refugees began the journey back to their homelands. This is a story of re-establishing communities and of rebuilding lives shattered not only by the decades of conflict but also by the remnants of that conflict – the landmines and unexploded munitions that litter the country. De todos los países del mundo, Angola tiene la triste particularidad  de ser aquel con la mayor cantidad de  minas antipersonales ocultas en su suelo. Después de 40 años de conflictos sanguinarios, un acuerdo de paz fue firmado en el año 2002, lo que ha permitido a cientos de refugiados de comenzar el regreso a su tierra natal. Esta es la historia de comunidades que se re-establecen y de vidas que se reconstruyen, después de haber sido destruidas no solo por las décadas de conflictos armados, sino también por los restos de estos conflictos – las minas antipersonales – que no han explotado y que constituyen siempre un riesgo terrible en todo el país.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/41wum8m6sol._ss500__copie-1.jpg 400 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:392024-01-11 22:00:43Angola : Journey Through Change

Worldview

11 janvier 2024/par Faitetcause
Leonard Freed (1929-2006) est l’un des plus importants reporters du vingtième siècle. Ses photographies prises aux Etats-Unis, en Europe et au Proche-Orient ont fait la une de nombreux journaux. Freed est l’un des plus fameux représentants de la « concerned photography » ou photographie engagée. En abordant les événements majeurs des cinquante dernières années – parmi lesquels le conflit israélo-palestinien, le mouvement pour les droits civils aux Etats-Unis, l’Allemagne de l’après-guerre ou la révolution roumaine – Freed jette un regard à la fois pénétrant et bienveillant sur des individus inséparables de leur environnement.
  “Worldview”
collects 225 of Freed’s black and white photographs, capturing some of the major world events of the 20th century. The exhibition’s highlights include Freed’s coverage of the American civil rights movement and documenting the activities of the New York police in the 1970’s.
Leonard Freed (1929-2006) is one of the leading figures of engaged photography. The pictures he took in the U.S, Europe and the Middle East have been on the front page of several international magazines. He was considered as a photographer who captured details of daily life in a humanistic way. Of his work, Freed said, “photography is a visual language still in its infancy. Just as the poet adds meaning to words, so the photographer adds to visual symbols.”
  “Worldview”
Leonard Freed (1929-2006) es uno de los reporteros más importantes del siglo XX. Sus fotografías sobre los Estados Unidos de Norte América, Europa y el Próximo Oriente han ilustrado numerosos periódicos. Freed es uno de los más famosos representantes de la “concerned photography” fotografía denunciante. Abordando los mayores eventos de los últimos cincuenta años – entre los cuales el conflicto entre Israel y Palestina, el movimiento por los derechos civiles en los estados Unidos, la Alemania de post guerra o la revolución rumana –  Leonard Freed muestra a través de sus imágenes una visión justa de los individuos situándolos en el medio donde evolucionan.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/worldview_copie-1.jpg 400 307 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:00:392024-01-11 22:00:45Worldview
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    58 rue Quincampoix
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    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

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    Siège social :
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    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
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