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Fait & Cause, Photographie Militante

Perú

11 janvier 2024/par Faitetcause
Deux univers photographiques, deux approches, deux époques, et pourtant une même admiration, une passion pour la culture péruvienne.
Tandis que les portraits individuels comme les photos de groupe de Martin Chambi (Coaza, 1891 – Cuzco, 1973) explorent et révèlent la complexité de la société péruvienne du début du 20ème siècle, ses scènes de la vie rurale et ses paysages sont fortement empreints de cette poésie qui émane des vestiges de la culture inca. Premier photographe indigène, Chambi fut simultanément anthropologue, photographe de salons d’art, photojournaliste, témoin militant de la naissance des mouvements de défense de la cause indienne dans son pays, documentaliste passionné par sa culture, portraitiste, photographe reporter d’événements sociaux et folkloriques… Il est aujourd’hui célèbre et reconnu comme l’un des génies de la photographie mondiale pour, notamment, sa maîtrise technique, son travail de la lumière et son sens de la composition.

De son côté, Juan Manuel Castro Prieto (Madrid, 1958) qui a découvert le Pérou en 1990 sur les pas de Martin Chambi, a développé, au fil de ses nombreux voyages, une approche plus contemporaine de ce même monde, sans le moindre exotisme, choisissant de souligner la fragilité de la réalité et de la mémoire ; une posture radicalement différente de celle, plus documentaire, de Chambi. Le conflit persistant entre l’iconographie contemporaine polluée par les symboles de la mondialisation et les traces du passé impérial de cette région monde, tel est le propos de Castro Prieto dont le travail est, avant tout, un hommage plein d’émotion à l’oeuvre de Chambi.Texte de : Alejandro Castellote  

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couv._peru-1.jpg 275 340 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:04Perú

OUR WORLD NOW 5

11 janvier 2024/par Faitetcause
J’ai quitté mon poste de directeur éditorial chez Magnum, à Paris, en 2003, pour rejoindre Reuters où Monique Villa, présidente de Reuters Media à cette époque (maintenant PDG de la Thomson Reuters Foundation) voulait réagir à un marché en transformation et développer la photographie d’information d’une manière plus contemporaine que l’approche traditionnelle de la dépêche(…).L’un de nos premiers projets a été d’établir un partenariat avec l’éditeur britannique prestigieux Thames & Hudson, particulièrement reconnu pour ses albums photographiques. Nous voulions constituer un témoignage visuel, en sélectionnant dans les archives depuis le début des années 2000, parmi 500000 photos, en cherchant de nouvelles perspectives, un nouveau ton, afin d’établir Reuters comme l’un des fournisseurs-clés d’images et de reportages pour le monde entier. Nous avons publié The State of the World (L’état du monde) en dix langues, en 2006, et son succès nous a permis d’éditer une nouvelle série de livres intitulée Our World Now (Notre monde aujourd’hui). La série est devenue un objet collector et nous avons pu ainsi présenter la documentation que nous réalisons de notre époque à un nouveau public.Éditer ces livres est un processus accompli tout au long de l’année, découpé sur chaque trimestre. Il y a quelque chose d’extrêmement addictif dans le fait de sélectionner parmi 1600 images quotidiennes, réalisées, retravaillées, et éditées par nos équipes à travers le monde. Après une sélection préliminaire, Johanna Neurath, la directrice conception de Thames & Hudson et moi imprimons des vignettes et commençons à coller des séries d’images sur les murs de salles de réunions géantes de Londres ou de Paris. Sans essayer de recréer des événements à travers les photographies, nous voulons plutôt susciter surprise et intérêt à leur propos. Certains d’entre eux sont traités frontalement, comme la Lybie, d’autres demandent un certain recul, comme le tsunami japonais, dans le but de mieux comprendre l’épreuve subie par la population locale. Le caractère unique de ce cinquième volume provient du fait que nous avons découvert les visages de beaucoup de gens que nous n’avions jamais photographiés auparavant, le « printemps » du monde arabe, le groupe se qualifiant lui-même de « 99% », la famine cachée en Corée du Nord, le désespoir de la Rust Belt (Amérique industrielle du nord-est) autrefois prospère, et l’espoir sans précédent pour un changement à l’échelle mondiale. Reuters, en tant que plus grande organisation mondiale d’information, touche plus d’un milliard de personnes par jour, et quand je pense à cela, ce qui me frappe, c’est qu’il y a toujours un individu derrière un article, une vidéo, une photographie. Voici une citation du photographe primé Damir Sagolj à propos de sa pièce The Hague Hilton, l’unité de détention du Tribunal pour les crimes de guerre :
 
Je n’ai cessé de suivre leur trace ensanglantée depuis maintenant 20 ans. En tant que Bosnien et en tant que photojournaliste, je les ai traqués à travers les ruines de Sarajevo, jusqu’aux charniers de l’est de la Bosnie et dans des villages victimes de nettoyage ethnique et détruits à jamais. J’ai suivi leurs crimes de guerre avec la détermination du journaliste et la culpabilité du survivant.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/med_ourworldnow5coverjpg-1.jpg 250 246 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:04OUR WORLD NOW 5

CIGANOS
(GITANS)

11 janvier 2024/par Faitetcause
CIGANOS est un recueil de photographies qui montre l’univers des communautés tziganes au sein de l’Etat de Bahia au Brésil. Il a été réalisé sur une période de quatre mois, dans un périmètre qui inclut environ 45 communes.
Les photographies montrent le quotidien de ce peuple et tente d’établir un contre-point aux préjugés et à l’ignorance dont fait l’objet cette culture millénaire.
Les tziganes sont présents au Brésil depuis que le pays existe en tant que tel.
Arrivés au 16ème siècle, leur porte d’entrée était justement Bahia.
Les tziganes, au même titre que les africains, les indigènes et les européens font partie de l’histoire et de la formation de l’identité brésilienne.
Il y a eu beaucoup de désinformation au sujet de l’histoire, du parcours et du présent du peuple rom de Bahia.
Les gitans ont été déportés au Brésil par les portugais dans le premier siècle de l’occupation coloniale. Ils sont arrivés au Brésil dans la capitainerie de Bahia suite à l’incapacité de la Couronne portugaise à les acculturer comme l’exigeait le règlement politique de la colonie.
La population des gitans du Brésil est estimée à 800 000 personnes. La société brésilienne n’a pas connaissance de l’histoire, de la culture et des droits de ce groupe important en nombre. Contrairement à d’autres minorités ethniques qui ont des représentants politiques, les roms continuent d’être ignorés.
CIGANOS (ROMS) is a collection of photographs which illustrates the world of Rom communities in the Brazilian state of Bahia.  It represents four months’ work in an area covering approximately 45 communities.
The photographs show the daily life of these people who try to counterbalance the bias and ignorance suffered by this thousand-year-old culture.
Roms have been present in Brazil since the country exists.  Arriving in the 16th century, their entry point was Bahia.  Roms, along with Africans, native Brazilians and Europeans are all part of the history that has formed the Brazilian identity as it is today.
Much false information has been passed around about the history, evolution and current status of the Rom people of Bahia.
Roms were deported to Brazil by the Portugese during the first century of colonial occupation.  They finished up settling around the Bahia harbormaster’s office after the Portugese crown authorities failed to force them to assimilate Portugese culture, as the law of the colony required.
The Rom population of Brazil is estimated at around 800.000 people.  Brazilian society has no knowledge of the history, culture and rights of this numerically important group.  Unlike other ethnic minorities who have political representation, the Rom people continue to be ignored.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/capa_alta-1.jpg 396 396 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:05CIGANOS
(GITANS)

ROGER BALLEN

11 janvier 2024/par Faitetcause
Introduction de Dominique EddéL’oeuvre de l’Américain Roger Ballen (New York, 1950) ne s’appréhende pas avec aisance, tant elle n’a jamais donné prise aux moindres effets de séduction. N’appartenant à aucun genre photographique précis, bien qu’habitée d’une indiscutable force documentaire et sociale, elle est devenue, au fil du temps, incontestable tout en ne cessant de gagner en complexité.
L’Afrique du Sud pauvre et profondément rurale est le berceau de la quête photographique et artistique de Ballen.
Resserrant progressivement sa focale des lieux aux personnages, des personnages aux intérieurs et des intérieurs aux détails, il "creuse" un paysage mental et esthétique qui n’a pas d’équivalent dans le champ de la photographie. L’écrivain, Dominique Eddé, auteur de l’introduction, précise : "Chez Ballen, plus la recherche se poursuit, plus la réalité recule, abdique. L’inconscient prend le dessus. (…) Enterrée ou pendue, l’humanité s’efface au profit de sa trace. Le matériau est brut, le résultat sophistiqué."
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/ballen_couv_poche-1.jpg 250 163 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:10ROGER BALLEN

LES FRANCAIS DANS L’OBJECTIF

11 janvier 2024/par Faitetcause
Qui sont réellement les Français ? Pour répondre à cette question, les photographes Gilles Bassignac et Jean-Michel Turpin sont partis sur les routes à la rencontre de leurs concitoyens. Leur objectif : esquisser le visage de la France d’aujourd’hui en réalisant quelque trois cents portraits de Français de toutes régions, de tous âges, de toutes catégories socioprofessionnelles, de toutes origines et en interrogeant ces derniers sur leur vision de la France, leur sentiment patriotique, leurs rêves, leurs aspirations pour le pays. Leurs réponses, directes et sincères, composent un portrait-mosaïque inédit, à la fois émouvant et surprenant, de la France d’aujourd’hui.
En contrepoint, Gérard Mermet apporte, grâce à des textes riches en données chiffrées, une mise en perspective éclairante sur les réalités socioculturelles du pays.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/bassignac_turpin-1.jpg 227 250 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:11LES FRANCAIS DANS L’OBJECTIF

100 PHOTOS DE MARTIN PARR
POUR LA LIBERTE DE LA PRESSE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Depuis 20 ans, Reporters sans Frontières se bat pour la Liberté de la presse. Régulièrement, ils publient des albums photo, dédiés à un photographe. Les fonds générés par les albums servent à financer leurs actions. A l’occasion de la sortie d’une nouvelle édition, le photographe Martin Parr est à l’honneur. Si ce choix peut paraître surprenant au premier abord, il n’en demeure pas moins justifié. En effet, photographe pour l’agence Magnum, Parr est un reporter à sa manière. Les touristes constituent sa principale cible. Non sans humour, Martin Parr part à la recherche du touriste cliché. Farniente, chemises hawaïennes, bobs et shorts, depuis de nombreuses années, le photographe est à l’affût du moindre détail aux quatre coins du monde. Ses photographies, jouent autant sur les attitudes des touristes que sur les symboles des lieux visités. On pourra ainsi reconnaître un américain à sa casquette des Yankees ou voir surgir de nulle part une enseigne Mc Donald’s au milieu d’une rue balinaise.Comme il l’explique,
« Le tourisme est le plus grand secteur industriel du monde ; même le pétrole ne peut rivaliser, au contraire, il est en grande partie utilisé par cette industrie. Cette sélection d’images se penche sur ce que vous et moi, touristes, faisons en arrivant dans un lieu de rêve, plage ou autre : nous faisons la queue, nous prenons le soleil, nous achetons quantité de souvenirs, souvent futiles. Nous nous photographions devant le site visité, établissant ainsi la preuve que nous sommes allés ici ou là, que nous faisons partie intégrante du monde tel qu’il nous apparaît. » Cette recherche du kitsch et de l’incongru est loin d’être dépourvue de sens. Parmi la multitude de touristes photographiés se dégagent des particularités propres à chacun. Tandis que certains se font rôtir au soleil, d’autres s’en surprotègent par des manches longues et des chapeaux à bords longs. Parr s’interroge aussi sur l’avenir de ces sites qui sont progressivement détruits face à l’affluence des touristes. A l’occasion de cette nouvelle édition, il présente 20 images inédites.
La sortie de ce nouveau numéro est accompagnée d’une exposition à la Galerie Fnac du forum des Halles du 3 mai au 15 août 2012 Juliette Deschodt
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/1med_couv_martin_parr_bdjpg-1.jpg 300 230 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:11100 PHOTOS DE MARTIN PARR
POUR LA LIBERTE DE LA PRESSE

LES ORPHELINS DE CEAUSESCU
20 ANS APRES

11 janvier 2024/par Faitetcause
Entre 1993 et 2000, je me suis rendue de nombreuses fois en Roumanie dans un contexte humanitaire. J’étais bénévole pour une association que des amis et moi avions créée : Action Orphelins. J’ai tissé des liens très serrés avec les enfants de la “casa de copii” du village de Popricani. Je les ai pris en photo et j’ai aussi documenté leur vie et leur environnement quotidien au cours de nombreux voyages.

L’orphelinat de Popricani a fermé en 2002.
En décembre 2006, je suis retournée en Roumanie pour retrouver les anciens de l’orphelinat de Popricani. Je souhaitais approfondir mon travail documentaire entamé avec ces enfants au début des années 1990. Quelques uns des enfants que j’avais connus habitaient toujours le village. Je les ai revus. Ils ont commencé à me raconter leurs histoires.

J’ai poursuivi ce travail au long cours à l’automne 2008, en me rendant au mariage de Radu, ancien pensionnaire de l’orphelinat. J’ai photographié l’événement. Grâce à Dan Palimaru, un ancien éducateur de la casa de copii, j’en ai retrouvé d’autres : Liliana, 24 ans, mariée avec un agriculteur du village et  déjà mère de deux garçons ; Ramona, 23 ans, boulangère dans un village proche de Iasi ; Daniel, 24 ans, qui – ironie du sort – est devenu l’homme à tout faire de l’ex-orphelinat transformé en maison pour handicapés ; Adriana, 23 ans, mère célibataire sans abri qui survit grâce à la mendicité. Et d’autres encore.

L’année 2009 est marquée par le vingtième anniversaire de la chute de Ceaucescu et par les 20 ans de la signature de la Convention des Droits de l’Enfant. C’était aussi en 1989 que l’Occident découvrait la réalité des orphelinats roumains de l’époque. Plus de 100 000 enfants dont personne ne voulait, maltraités, entassés dans des institutions cachées dans tout le pays. Liliana, Ramona, Daniel, Radu, Adriana, Carmen faisaient partie de cette génération d’enfants sacrifiés à la mégalomanie du dictateur et de sa politique ultra-nataliste.

Avec le journaliste Guy-Pierre Chomette, nous sommes retournés en Roumanie pendant l’été 2009 pour poursuivre le travail de rencontres avec les anciens de Popricani. Guy Pierre connaît bien les lieux pour avoir également travaillé dans l’orphelinat avec Action Orphelins il y a 18 ans. Voici, sous forme de diptyques, vingt portraits d’anciens de la casa de copii de Popricani. Les images en noir et blanc datent du début des années 1990 tandis que les couleurs sont des photographies récentes d’eux, dans leur vie d’aujourd’hui.Elisabeth Blanchet et Guy-Pierre Chomette
 Le livre est en vente sur www.blurb.com/bookstore/detail/3134054
20% du prix de vente sont reversés aux anciens de l’orphelinat en difficulté.

LOS HUÉRFANOS DE CEAUCESCU,
20 AÑOS DESPUÉS

Entre los años 1993 y 2000, tuve la ocasión de ir a Rumanía varias veces, en calidad de voluntaria,  con la asociación Action Orphelins (Acción huérfanos) que creamos con unos amigos en aquel entonces. Lo cual me permitió forjar vínculos muy estrechos con los niños de la "Casa de copii" en el pueblo de Popricani. Retratándolos, escuchando sus testimonios de vida e ilustrando su entorno cotidiano, a lo largo de mis numerosas visitas.

El orfanato de Popricani cerró en el 2002. Ese mismo año decidí que mi profesión sería fotógrafa.
En Diciembre del 2006, regresé a Rumanía con el objetivo de encontrar a los antiguos residentes del orfanato de Popricani. Quería aprofundizar mi trabajo con los niños, comenzado en la década del 1990. Algunos de ellos vivían aún en el pequeño pueblo. Y fue así como cada uno comenzó a contarme su vida.

En el otoño del 2008, cuando Radu, uno de los residentes del orfanato, me invitó para su casamiento, aproveché para fotografiar el evento y continuar con este trabajo. Gracias a Dan Palimaru, un antiguo educador de la Casa de copii, encontré a muchos otros: Liliana, 24 años, casada con un agricultor del pueblo y ya madre de dos niños; Ramona, 23 años, panadera en un pueblo cerca de Iasi ; Daniel, 24 años, que – paradójicamente – se convirtió en el delegado del antiguo orfanato, hoy reciclado en Hogar para personas discapacitadas; Adriana, 23 años, madre soltera sin domicilio que vive de la mendicidad. Y muchos más…

El año 2009 es el vigésimo aniversario de la caída de Ceausescu, y los 20 años de la Convención sobre los Derechos del Niño. Fue así también en 1989 que el Occidente descubría la realidad de los orfanatos rumanos de la época. Más de 100.000 niños huérfanos, maltratados y hacinados en las instituciones ocultas de todo el país. Liliana, Ramona, Daniel, Radu, Adriana, Carmen y tantos otros, representan esa generación de niños sacrificados a la megalomanía de un dictador y de su política ultra-natalista.

Con el periodista Guy-Pierre Chomette, volvimos a Rumania en el verano del 2009 para continuar las entrevistas con los huérfanos de Popricani. Guy-Pierre conocía bien el sitio por haber trabajado en el orfanato con Action Orphelins, quince años atrás. He aquí, en la forma de dípticos, veinte retratos antiguos y recientes de los huérfanos de la Casa de copii en Popricani. Las imágenes en blanco y negro son de la década del 1990, mientras que las fotografías recientes de ellos, son en color.

Elisabeth Blanchet y Guy-Pierre Chomette
El libro está disponible en :
www.blurb.com/bookstore/detail/3134054
20% de las ventas son destinadas al orfanato.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/cover_final_copie_copy1-1.jpg 321 400 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:11LES ORPHELINS DE CEAUSESCU
20 ANS APRES

LES CABANES DE NOS GRANDS-PARENTS

11 janvier 2024/par Faitetcause
Les photographies des cabanes du bout du monde de Nicolas Henry sont faites de bouts de rien, renvoient à l’enfance, à l’imaginaire et révèlent une part du sens poétique ou politique que chacun a choisi de transmettre à travers son image.
"Plus on grandit et plus on repense à son enfance… C’est l’émanation de l’amour d’où est né le sourire du monde. Mon père disait souvent que dans le ventre de notre mère nous avons la clef du ciel et de la terre, mais qu’à notre naissance, au moment des eaux, un ange vient nous poser un doigt sur la bouche et nous souffle ce mystère."
 
L’histoire et l’imagination, la place de la cabane et des objets dans notre vie révèlent une part du sens poétique ou politique que chacun a choisi de transmettre à travers son image.
 
Recréer un horizon avec des bouts de rien, dans un campement ouvrier à Shanghai. Devant une hutte au départ des troupeaux chez les Tamasheks au Mali. Les feuilles venant d’Afrique, comme des étoiles dans l’arbre d’un jardin français…
 
Des papis, des mamies renouent avec les jeux de notre enfance et transforment un tapis en océan, le mouvement de roulis du rocking chair est survolé par les goélands… Toutes les personnes sont photographiées chez elles, dans leur univers, elles sont les artistes qui ont réalisé les installations.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/henry-1.jpg 238 250 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:12LES CABANES DE NOS GRANDS-PARENTS

REPORTER DE GUERRE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Yan Morvan publie ce mois ci, en français, aux éditions de La Martinière « Reporter de guerres », un livre de souvenirs dont l’initiative revient à Aurélie Taupin. Bien sûr, Yan Morvan fut correspondant de guerre. Avec sincérité, Yan Morvan relate cette matinée du 23 octobre 1983 où deux attentats meurtriers frappèrent les forces américaines et françaises. Sa photo d’une main de soldat emprisonnée sous les décombres de l’immeuble du Drakkar (le PC des soldats français) fera le tour du monde. Mais si ce livre de souvenirs s’intitule reporter de guerres, au pluriel, c’est que Morvan s’intéresse à toutes les guerres, à tous les conflits, y compris ceux rangés dans la catégorie « société ». Depuis quarante ans, il « couvre » aussi la guerre des gangs, celles des marginaux de la banlieue parisienne. "A dix minutes des portes de Paris, il y a aussi des gangs qui défendent leur territoire. Celui où ils vendent la drogue."Sur les fronts de Yougoslavie, ceux du Rwanda ou de Grigny (charmante cité de la banlieue parisienne) Morvan va jusqu’au bout. Pour "Gang", un de ses livres avec Jean-Marc Barbieux, il va se plonger dans un monde d’où il ne ressortira pas indemne. Cela lui vaudra quelques belles dérouillées, des scoops et des interrogatoires de police, ou de milice… Il sait ce que c’est "d’être attendu en bas de chez soi", d’être sur la liste des prochains otages, des prochains morts… Iconoclaste, esclave de sa curiosité, Yan Morvan s’est intéressé, avec la même avidité sur le monde du sexe. "Mondosex", son « petit catalogue raisonné des comportements sexuels à l’aube du XXIème siècle. » est aujourd’hui un "collector".
 Impossible de vous raconter toutes les aventures de Yan Morvan. Quand je lui fais part de l’abondance et de la qualité de sa production, il me rétorque qu’il en a "encore plein dans les tiroirs ! Je ne sais pas m’arrêter, et je ne prends pas toujours le temps d’exploiter ce que je fais".
 Sa vie est chaque jour un combat. Une lutte perpétuelle pour obtenir les meilleures informations dans le domaine du jour. C’est un remarquable journaliste. Mais sa vie est également une éternelle bataille avec lui-même pour aller plus loin dans son univers de créateur… …Je l’ai connu il y a pratiquement quarante ans, débutant avec un seul boitier et un seul objectif. Jeune reporter chien fou. Je l’ai retrouvé à La Lettre photographe complet et accompli, cherchant sans cesse l’innovation, cherchant à mettre des techniques assimilées avec l’ardeur d’un jeune passant un concours, au service de sa vision du monde, d’une création contemporaine…

A lire absolument, particulièrement pour les jeunes photographes. A ces derniers, je recommande également ses trois indispensables manuels de photojournalisme. Michel Puech 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/images_copy8-1.jpg 250 170 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:12REPORTER DE GUERRE

LA LUTTE CONTINUE
VOYAGE DANS LES COMMUNISMES
DU XXI ème SIECLE

11 janvier 2024/par Faitetcause
Dans quelques pays, le communisme a réussi à survivre à la fin de la guerre froide, à muer et à s’adapter au XXIe siècle. Qu’il constitue une réponse à des inégalités criantes, qu’il repose sur la nostalgie d’une époque de stabilité ou qu’il déraille vers le totalitarisme le plus violent, le communisme dans ces pays continue de résister au tsunami de l’Histoire récente.Pendant sept ans, Tomas van Houtryve a arpenté comme nul autre avant lui la Corée du Nord, Cuba, la Chine, le Népal, le Vietnam, le Laos et la Moldavie. Il y a découvert un monde souterrain fait d’espions, de révolutionnaires, d’opposants et d’ouvriers. À travers ses photos, c’est l’écart entre l’idéal communiste et sa mise en oeuvre contrastée dans le monde actuel qu’il a tenté d’explorer.Durant sept ans, T. van Houtryve, prix du Jeune Reporter de la ville de Perpignan, a arpenté la Corée du Nord, Cuba, la Chine, le Vietnam, le Laos, le Népal, la République de Moldavie et témoigne de la façon dont le communisme continue de résister. Ces photographies soulignent l’écart entre l’idéal révolutionnaire et sa mise en oeuvre contrastée.
https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/9782916355641-1.jpg 248 250 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 22:03:032024-01-11 22:03:13LA LUTTE CONTINUE
VOYAGE DANS LES COMMUNISMES
DU XXI ème SIECLE
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    Lettre d’information

      

    58 rue Quincampoix
    75004 Paris – France
    +33 (0)1 42 74 26 36
     

    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
    20 rue Lalande
    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
    www.pqev.org
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