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Fait & Cause, Photographie Militante

BEYROUTH DANS SES RUINES

11 janvier 2024/par Faitetcause

Après quinze années de guerre civile et dans un climat politique très instable, Beyrouth, entre ruines et chantiers, s’est renouvelée dans un mouvement effréné qui échappe au consensus.
La métropole libanaise, palimpseste où affleurent de multiples strates d’urbanisation, a été et reste le champ d’une opposition farouche entre, d’un côté, partisans de l’effacement des traces d’un passé violent et, de l’autre, défenseurs de la cause patrimoniale. Mais dans cet espace urbain complexe, comment identifier ce qui relève du patrimoine ?
Loin d’être univoque, cette notion fait ici l’objet d’un état des lieux, dans l’histoire récente et à travers le prisme des différents protagonistes de la cité. De l’urbaniste au citadin ordinaire, chacun dessine une conception singulière du passé dans le paysage de la ville. Dès lors, des enjeux de tous ordres surgissent et se heurtent. Les ambitions politiques ou spéculatives rivalisent avec les stratégies de promotion ou de défense d’un capital culturel et symbolique.
Ainsi, bien plus que des traces comme témoignage d’une douloureuse période historique, les îlots ruinés de Beyrouth révèlent les conflits irrésolus qui secouent toujours la société
libanaise.


Sophie Brones
est maître de conférences à l’Ecole d’architecture de Versailles (ENSA-V), chercheur associée au LéAV. Ses recherches en anthropologie urbaine portent sur les usages du passé et la production culturelle dans les villes de l’Orient arabe. En particulier, elles s’attachent ces dernières années aux pratiques muséographiques et archivistiques, et aux pratiques photographiques au Liban.

Diffusion : Harmonia Mundi Livre
Broché. 165 × 230 mm, 24€


 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couv.-2020-08-18.jpg 845 605 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:42:132024-01-11 23:42:24BEYROUTH DANS SES RUINES

Lentement / Slow

11 janvier 2024/par Faitetcause

Trois auteurs se rencontrent ici pour la première fois. Ils sont de culture et de provenances différentes. Chacun évoque des mères d’enfants éloignés ou disparus. Chacun désigne la violence d’une absence si forte et si douloureuse qu’elle devient présence. Les portraits longuement approchés de Sophie Bachelier alternent avec les textes de Boubacar Boris Diop et Nando dalla Chiesa.

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Three authors meet here for the first time. Their culture and origins are different. Each evokes mothers of children far away or lost. Each portrays the violence of their absence cause, so hard and painful that it becomes a presence. Images slowly unraveled by Sophie Bachelier and texts penned by Boubacar Boris Diop and Nando dalla Chiesa alternate in this book.

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Fatou Lo, Fatou Diouf, Fatou Seck Ndoye, Binta Diallo, Diaba Diop, NDeye Marieme… disent en un regard la perte dont elles souffrent. Elles fixent toutes l’objectif, dans le dénuement de l’épreuve qu’elles endurent mais dans des postures dignes, elles sont la plupart du temps sur leur lieu de travail, dans leur habit de travail, élégantes dans leur mise quotidienne. La pause y est pleinement assumée. “J’ai eu envie de me poser, de m’arrêter, n’être qu’un simple médiateur ; je voulais que celui qui regarde ces photos où ces films puisse être en face à face avec ces femmes et leur dignité. C’est ce qui me paraissait juste par rapport à la gravité de leur vie”…:… « Pour moi écrire n’est pas un travail, c’est une façon d’être en compagnie et de rassembler des absents » livrait récemment Erri De Luca à Rober Bober (pour Arte). « Rassembler des absents », c’est décidément dans ce même sillage que s’inscrivent la démarche et les créations de Sophie Bachelier…/…

Nathalie Galesne, Figures de l’absence, Babelmed

 

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Marie-José Hoyet
Traduction de l’italien Matteo Mancini
(26/05/2011)

Lentement/Slow est un livre spécial, un ouvrage bilingue, le fruit de la collaboration entre la photographe française Sophie Bachelier et deux intellectuels au profil décidément engagé : le sénégalais Boubacar Boris Diop et l’italien Nando dalla Chiesa. Selon ses auteurs, l’ouvrage, publié en 2010 aux éditions VCMF dans la collection D’ici-là, «veut s’interroger sur les concepts qui résultent de la comparaison entre des réalités ou des situations très éloignés les unes des autres», de façon à ce que l’écriture entre en résonance avec l’iconographie. La rencontre se fait autour de la notion d’attente, sur le fond de la «mer antique», comme l’appelle Valerio Maria Ferrari dans sa présentation du livre : l’attente, surtout des femmes, qui se marie à d’autres thèmes, comme la migration, la pauvreté et l’abus.

Loin des représentations habituelles, sept des neuf magnifiques clichés en noir et blanc de Sophie Bachelier montrent des femmes seules ou en couple, dans un milieu qui leur est familier, ou bien en train de travailler en bord de mer. Tandis que les deux dernières photos, où les gris dominent, représentent une plage avec au loin des figures qui bougent dans les eaux sombres et boueuses de l’océan Atlantique.
Les textes et les images, en mettant en parallèle trois visions, comme un pont jeté entre l’Afrique et l’Europe, nous racontent en réalité une même histoire. Dans les portraits des femmes des villages de pêcheurs des îles ou des péninsules sénégalaises, qui attendent leurs maris ou leurs fils émigrés, auxquels d’ailleurs Sophie Bachelier a consacré un film (Nathalie Galesne, Figures de l’absence, Babelmed, 3/9/2010), l’artiste a saisi l’expression absente de visages à travers lesquels on perçoit la solitude et la résignation : une quotidienneté immuable, un dialogue silencieux avec ceux qui sont de l’autre côté de la mer. De ces personnes, capturées dans l’éternité d’un regard, se dégage une immense dignité, et leur simple présence a une force évocatrice unique : c’est comme si elles émanaient une aura, une magie légère cachée dans les petites choses (les poupées) et dans les gestes (la cueillette du bois, le tri de la pêche) les plus simples.

Les photos sont glissées entre deux textes de Boubacar Boris Diop, un romancier connu aussi en Italie grâce au succès de son roman Murambi, le livre des ossements (Edition Zulma/03/03/2011). Livre dans lequel l’auteur propose sa vision du génocide rwandais de 1994. Autrefois directeur du quotidien francophone sénégalais Le Matin, et maintenant collaborateur de plusieurs journaux allemands et français, Boubacar Boris Diop est activement engagé dans la vie politique de son pays et dans la défense des cultures africaines; à tel point qu’en 2002 il a pris la décision militante de n’écrire qu’en wolof, la langue maternelle de la plupart des sénégalais: un projet personnel tout à fait innovateur, mais dont la réalisation n’est pas évidente.

Dans le premier des deux textes publiés, intitulé Black and Blues, Diop fait directement référence aux photos, en évoquant avec une touche poétique le paysage désolé des côtes africaines, jadis pleine de vie, où l’océan s’est transformé en désert, et où les pirogues des pêcheurs, l’instrument-symbole du travail, sont désormais des instruments de mort, «rien d’autre que de noirs traits sur l’eau» (cit. p.17).
En portant ainsi au premier plan la tragédie des flux migratoires et leurs conséquences sur la vie quotidienne, il dévoile la fragilité des équilibres sociaux et dénonce, par un message humain retentissant, les abus et le racisme. Sur ces thèmes, Diop rejoint les positions de Fatou Diome (également d’origine sénégalaise, provenant notamment d’un de ces villages de pêcheurs du Delta du Saloum), qui dans son dernier roman, Celles qui attendent (Flammarion, 2010), raconte l’émigration précisément du point de vue de «celles qui attendent». Ce sont elles, insiste l’auteur dans la présentation de l’œuvre, «les véritables héroïnes de l’émigration». Son précédent roman, En rêvant Maldini (publié en 2004 par les Edizioni Lavoro, sous la direction de Diome) affrontait déjà de la même thématique à partir de la figure d’un enfant, resté au village, qui rêve de rejoindre la sœur en France. Le téléphone en tant que seul lien qui les unit, exactement comme dans le deuxième livre de Diop intitulé Battue de chasse, assume alors une fonction capitale. Toujours dans ce dernier texte, en évoquant le phénomène tragique de l’exploitation et de la violence sur les travailleurs étrangers, ainsi que « l’ omerta » et le racisme caché ou exhibé, Diop met son incomparable voix au service de ces antihéros qui consument leur vie loin de chez eux. Exactement comme les victimes des violences – de loin les plus dures et significatives de toutes celles qui se sont abattues sur l’immigration clandestine, en janvier 2010 dans le village calabrais de Rosarno. Ces événements scandaleux ont déjà été oubliés, comme ceux de Castel Volturno, village de Campanie qui fut le théâtre en septembre 2008 d’un massacre de la Camorra (ndt mafia locale) contre les immigrés, où six jeunes africains trouvèrent la mort, ce qui déclencha la révolte de nombreux travailleurs journaliers étrangers. Rappelons qu’à Castel Volturno le 10 novembre 2008, Roberto Saviano vint manifester sa solidarité avec la chanteuse activiste Miriam Makeba, aussi connue sous le nom de Mama Afrika pour avoir consacré sa vie à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, et qui fit un concert inoubliable, à la fin duquel, épuisée, elle mourut.
Deux films ont été consacrés à l’explosion de la violence entre Italiens et immigrés et aux coulisses de la dramatique sous-culture criminelle produite par la gestion mafieuse du territoire méridional (épisodes qui se soldèrent par un bilan de 68 immigrés blessés, dont certains par balle, ainsi que par la déportation d’environ mille africains dans d’autres villes italiennes). Sur Rosarno, Il sangue verde (Le sang vert, 2010) de Andrea Segre, et sur Castel Volturno, un docu-fiction de Guido Lombardi intitulé Là-bas – avec la mer dans les yeux, en compétition à la «Quinzaine des réalisateurs» du festival de Cannes 2011.

Ces migrants, poussés au désespoir en Italie, l’oreille toujours collée au téléphone en France et en Espagne. Comme Medun, victime d’une impitoyable chasse à l’homme. Diop craint («Ils n’y arriveront pas»), que pour eux jamais ne se présente «le moment de la justice» (p.65), puisqu’ il est très difficile d’imaginer un monde qui lutte vraiment contre le racisme d’Etat, de plus en plus ancré dans la société.

Nando della Chiesa, écrivain, homme politique et sociologue italien, trouve toujours des formules lapidaires pour mettre à nu les conditions de déchéance dans lesquelles vivent certaines populations: «L’attente comme modalité de vie sur la terre ferme. Mais aussi sur la mer qui n’est pourtant que flux et mouvement » (p.29). Et développe le lien attente/lenteur/justice dans une intéressante découverte de la littérature italienne. En revisitant certains classiques, devenus des œuvres majeures pour les Italiens, Nando della Chiesa montre les différents regards sur la mer: celui des I Malavoglia par exemple, dans cette Sicile ancienne et immobile que le réalisateur Pasquale Sineca a décidé de mettre à jour dans un film éponyme sorti en mai 2011.
Une perspective de vie modelée par l’attente se dessine alors. Hier, dans la grande littérature et dans la construction sociale d’une Italie rurale, où apparaît une dimension de grande solennité et sacralité (p.37). Aujourd’hui, dans les tragédies plus récentes nées, dans les trois cas traités, de la combinaison : mafia, attente, justice.

En nous renvoyant à ses essais sur la mafia, en particulier à Le ribelle. Storie di donne che hanno sfidato la mafia per amore (Les rebelles. Histoires de femmes qui ont défié la mafia par amour, Milano, Melampo, 2006), Della Chiesa tend un fil rouge entre tous les vaincus des sud, qui partagent cette lenteur qui leur fait sentir toute chose comme si la vie pulsait ailleurs, mais parmi lesquels se trouvent certaines femmes qui s’organisent ou se rebellent pour affirmer le droit à la vérité. Parce que c’est elle, la femme, « qui se fait métaphore du temps qui ne passe pas » (p.31). Sur cette Sicile, se pose le regard et se lève la voix de Carlo Levi et d’Ignazio Buttita, qui ont consacré d’inoubliables mots à Francesca, la mère du syndicaliste et défenseur des paysans, Salvatore Carnevale, assassiné par la mafia. D’autres mères, comme Felicia, mère de Peppino Impastato (activiste et animateur radio) et Saveria, mère de Roberto Antiochia (policier), tous deux tués par la mafia, ont lancé un défi à l’immobilisme et à l’amnésie, en invoquant «une idée de justice qui va au-delà des tribunaux» (p.41).

Cet ouvrage extrêmement intéressant, avec ses jeux de miroirs entre Italie et Afrique, est un hymne à toutes les femmes, les Africaines dans leur abnégation, et les Italiennes de l’Italie du sud dans leurs résistance et dénonciation. Il nous invite à stigmatiser chaque indifférence à l’égard des évènements de portée planétaire comme les migrations de masse, et à nous rebeller contre les politiques migratoires et les systèmes discriminatoires, toujours plus marginalisant et excluant. Les mots et les photos accomplissent leurs tâches authentiques, faire de la mémoire un instrument de prise de conscience, et tenter d’avoir une incidence sur la réalité du monde.

Dans une interview à propos d’un de ses derniers romans, Le Cavalier et son ombre (Stock, 1997), Boubacar Boris Diop dit: «Il y a une certaine grandeur dans la plus humble des existences, et une recherche de soi dans l’effort de rencontrer, à travers d’obscurs récits, évidemment datés, la mémoire de l’humanité toute entière», puisque, conclut-il, nous vivons à une époque «où le respect des droits de l’homme devrait concerner tous les êtres humains».

 

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/LENTEMENT.SLOW_.jpg 2539 1772 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:41:132024-01-11 23:41:13Lentement / Slow

L’EMPIRE, L’USINE ET L’AMOUR. « TRAVAILLEURS INDOCHINOIS » EN FRANCE ET EN LORRAINE (1939-2019)

11 janvier 2024/par Faitetcause

This book designed by journalist Pierre Daum and filmmaker Ysé Tran, with contributions from historian Gilles Manceron and ethnologist Dominique Rolland, is based on an investigation carried out for several years into the still too little known history of these « Indochinese workers » forcibly conscripted by the French colonial state. Three aspects are mentioned in the title: colonial empire, factory world and finding love with a French woman.

The history of immigration to France remains a relatively young subject of study. In Lorraine, the research conducted on the working class has shown the importance of the Italians, Poles, Spaniards, Portuguese and North Africans in the economic, social and cultural history of this territory. As for the « Indochinese » immigration, it has remained unknown.

It is this discrepancy that this book will adress. The story of these « Indochinese workers » started in 1939 with the arrival of 20,000 of them in Marseille, their placement into camps across France and their forced labor in companies primarily under the Defense then in various economic sectors: agriculture, forestry, roads, marsh land reclamation, chemical industry, etc. After the Liberation, more than a thousand of them were sent to Lorraine (steel, building, textile industry). At the same time, a war of liberation from the colonial yoke was waged in Indochina in which these men took part on the metropolian territory – by organizing demonstrations, meetings, distribution of leaflets, reception of Ho Chi Minh in the summer of 1946. From 1948 to 1953, most of them were repatriated to Vietnam but a few thousand decided to stay in France, part of which chose Lorraine, and to set up a home.

This book follows the destiny of these families to the present day through testimonies and archives, public and private. A rich iconography of photographs and documents, most of which are published for the first time, finally allows us to see this long-hidden page of colonial history.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture-36.jpg 1920 1408 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:40:002024-01-11 23:40:00L’EMPIRE, L’USINE ET L’AMOUR. « TRAVAILLEURS INDOCHINOIS » EN FRANCE ET EN LORRAINE (1939-2019)

FEMMES DE MARINS

11 janvier 2024/par Faitetcause

Bruno Beucher photographs the sea, the waiting, the absence. Each image reveals a story and a daily life that seems to repeat itself. Each take highlights the fate of those who remain on the ground. The notion of portrait is completely revisited in such a tribute to these women who watch for departures and watch for returns, as much as a tribute to the sea and to those who face it.

The photographer invents an inextricably braided architectural algebra. The tracery creates frames within the coves and other places. This does not mean, however, that Beucher frolics randomly. Everything is constructed so that the structures of the photographs can bring out myriads of elements suitable for elation.

“Women always meet the sea” could be said where everything is in turmoil, turbulence, flow. Each work is energized by an energy and movements which nevertheless seem to have stopped. Shapes, lines, surfaces, agitated or not, testify to a subtle method of taking pictures.

Where there seems to be a certain chaos of reality, another figuration takes shape, the structure of which escapes in an incessant becoming. The book becomes not reflection but sublime meditation on the marine element. It has fascinated the artist since his childhood and this confrontation with marine movements also remains a face to face of the creator with his own personality, his unconscious.

It also translates a physical dimension of photography and symbolizes the uncertainty that precedes each trip and any landscape. Cornices or simple “still life” whatever. The composition is constructed so that the static never obstructs the feeling of movement. – Jean-Paul Gavard-Perret

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture-1-36.jpg 1381 1920 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:40:002024-01-11 23:40:18FEMMES DE MARINS

TRILOGIE DU BONHEUR

11 janvier 2024/par Faitetcause

Marvin Bonheur grew up in the 93, yet it was when he left his department for Paris that he began to photograph it. […] For four years, he toured all the places that saw him grow up and tirelessly photographed them with his analog cameras. From Bondy to Aubervilliers, from the 3000 to Aulnay-sous-Bois via Sevran-Beaudottes. He regained his memory, met up with lost friends and made new encounters.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/BONHEURcouverture-1.jpg 1920 1345 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:37:592024-01-11 23:38:07TRILOGIE DU BONHEUR

Sāmaṇera vers le chemin de l’éveil

11 janvier 2024/par Faitetcause

Le Myanmar se considère comme la « terre sainte » du bouddhisme, le Birman consacrerait entre 10 à 20 % de ses revenus à l’entretien des pagodes.

C’est dans le nord du pays que je décide de rencontrer, de comprendre et vivre parmi les Sāmanera afin de percevoir les sensations d’un autre différent.

Tout commence par l’apprentissage, le collectif et le respect de chacun. 

« Sāmanera vers le chemin de l’éveil » présente des adolescents qui font le choix de se tourner vers la lumière dès leur plus jeune âge. C’est cette lumière qui rend la vie belle et souhaite leur assurer que la joie peut-être en tout…

L’exposition vous emporte dans un monde de traditions et de détachements, où des enfants

vont rompre leurs liens familiaux afin de s’assurer une vie meilleure mais aussi de laisser place à un mode de vie plus humble et cheminer à la rencontre du savoir et de compassion.

 C’est aussi un moyen d’accéder à l’éducation pour les enfants pauvres issus des campagnes isolées, ils apprennent à vivre ensemble en se faisant des amis dans ce nouveau groupe, découvre l’éducation, les jeux, le travail collectif. Les jeunes Birmans, filles ou garçons de 7 à 14 ans environ, entreprennent ainsi leur noviciat.

En Birmanie chaque garçon devrait effectuer une période plus ou moins longue, d’une semaine à plusieurs mois, voire de plusieurs années en tant que novice dans un monastère.

Si la lumière est ce qui fait le lien entre les Hommes et les Cieux, le Myanmar en est sans doute le temple. Un espace sacré, protégé et hors du temps !

 Les Sāmanera ont un statut particulier : il existe un vocabulaire spécifique pour s’adresser à eux. Certains gestes sont interdits; on ne peut pas marcher dans leur ombre par exemple ou les pointer du doigt.

Les femmes ne sont pas autorisées à les toucher. Ils sont prioritaires et disposent de places réservées dans les transports.

Il fait vœu de pauvreté et de chasteté mais il peut à tout moment quitter la vie monastique et éventuellement recommencer quelques années plus tard.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/Couverture-2018-Samaṇera-JJFLACH-scaled-1.jpg 1828 2560 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:37:592024-01-12 00:31:26Sāmaṇera vers le chemin de l’éveil

WOMAN : LE LIVRE DU FILM

11 janvier 2024/par Faitetcause

Following Human, Woman is a project dedicated to women around the world in a world where the child is a gender, male or female, even before being born. Woman is the messenger of thousands of unique voices which come together in a warm portrait on woman’s place in our societies.

After more than 2 years of work, 2,000 interviews and 85 shootings in more than 50 countries, the film Woman by Anastasia Mikova and Yann Arthus-Bertrand aims to reflect the contemporary world, sometimes a gloomy reflection in the face of all the injustices still suffered by women. But it is also a message of love and hope, a tribute to all those who assert themselves and fight stereotypes, each in her own way. The book is divided into 7 main themes: the female condition, the relationship with the body, sexuality, motherhood, couple, violence, emancipation and power. Each chapter includes the testimonies of women interviewed in the film, including a « coup de coeur » section featuring the moving encounter between a woman and a journalist from the film crew. These speeches are extended and contextualized by a press report, the statement of a committed personality (such as that of Dr Denis Mukwege, Nobel Peace Prize 2018), the presentation of concrete actions carried out by NGOs and data statistics on the living conditions of women worldwide.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture-6-12.jpg 1920 1494 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:37:372024-01-11 23:37:37WOMAN : LE LIVRE DU FILM

LES DERNIERS PEUPLES DES GLACES

11 janvier 2024/par Faitetcause

For more than thirty years, Francis Latreille has been crisscrossing the Arctic to encounter people of the Far North. The Dolgans, the Nenets, the Chukchi, the Yakuts, the Sami, the Koryaks and the Inuit maintain a traditional way of life while their territories are highly threatened by climate change. Throughout his years of travel, the photographer was accompanying them during their transhumances in the tundra, at fishing and hunting and was sharing their daily lives. It is through these privileged relationships that this tribute to the ethnic groups from the cold took shape.

A magnificent documentary painting a striking portrait of these men and women who continue to stand up to the elements and modernity. An invitation to discover the world full of humanity of these last peoples of the Ice Age.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/LATREILLEcouverture-1.jpg 1920 1570 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:37:372024-01-11 23:37:51LES DERNIERS PEUPLES DES GLACES

GUY HERSANT, UN PHOTOGRAPHE EN CAMPAGNE – SAINT-JEAN-BREVELAY

11 janvier 2024/par Faitetcause

By opening a year-long work in June 1983 in Saint-Jean-Brévelay and in the surrounding towns of Morbihan, photographer Guy Hersant was responding as a then Lorient neighbor to an order from the BPI of the Center Pompidou in Paris.

At that time, the Breton countryside rustled under the wind of a modernity which surged since the sixties in regrouping, in mechanization, in free stalls and in milking parlors, in corn silage, in farm buildings which s emancipate themselves from the old architecture of the farms, in decohabitation of the young farmers from the old ones, in cooperatives, in Common agricultural policy of what was still the European Economic Community.

The purpose of the photographic mission was to testify to this great shift in agricultural Brittany, which the CNRS Rural Sociology Study Group – – partner organization of the project with the BPI – had already observed the beginnings in the town from precisely of these sixties.

In Saint-Jean-Brévelay, the focus is on poultry and CNRS research mentions the town as a pioneer in the development of industrial development of turkey and chicken farms. The upheaval goes beyond the only agricultural object and turns out over time to be a cultural revolution. The adherences to the old world are displayed in work coats, in caps, in blouses, in sweaters, in collective practices and joys while already pointing out the combinations inspired by the factory and the “pay of milk”, the loans at Crédit Agricole and convenience stores. Thus, beyond the form, the photographic harvest of Guy Hersant is worth ethnographic investigation on the moult of the rural society of the end of the twentieth century. – Gilles Luneau

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/HERSANTcouverture-1.jpg 1920 1452 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:36:452024-01-11 23:36:45GUY HERSANT, UN PHOTOGRAPHE EN CAMPAGNE – SAINT-JEAN-BREVELAY

NOCTURNES

11 janvier 2024/par Faitetcause

This monograph captures the full breadth of Marie Bovo’s work. The French photographer captures physical spaces at dusk occupied by diverse communities, in search for their traces that suggest human presences while they are absent from the image. Based in Marseille, the photographer focuses on different places of the Mediterranean basin and African coasts: inside courts, a kebab restaurant or a Romani camp in Marseille, empty apartments in Algier or open-air kitchens in Ghana. “It’s not so much the architecturethat interests me,” Bovo says, “but how it isused and lived in. ”Her photographs reveal what is hidden, what lasts in the silence.

Bovo’s long exposures in natural light with her large-format camera captures the most little details. Time and movement are the components with which she constructs her images and invites the viewer to examine every component. Objects disappear from one image to the other, light fades in nearly surreal tints, the photograph becomes pictorial. This permanent oscillation between past and present suggests many stories to come.

https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2024/01/couverture-5-16.jpg 1920 1575 Faitetcause https://faitetcause.org/wp-content/uploads/2023/09/logo-FC.png Faitetcause2024-01-11 23:35:052024-01-11 23:35:06NOCTURNES
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    Lettre d’information

      

    58 rue Quincampoix
    75004 Paris – France
    +33 (0)1 42 74 26 36
     

    En période d’exposition
    ouverture du mercredi au samedi
    de 13h30 à 18h30. Entrée libre
    M° Rambuteau – Les Halles

    Pour Que l’Esprit Vive

    Association loi 1901 reconnue d’utilité publique

    Siège social :
    20 rue Lalande
    75014 Paris – France
    T. 33(0)1 81 80 03 66
    www.pqev.org
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