Sponsor : Old Broad Street Charity Trust
Exposition : 12/05/2001 au 02/02/2002
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
Galerie FAIT & CAUSE
58 rue Quincampoix, 75004 Paris - Tél. +33 (0)142742636
Dossier de presse
Le monde du handicap fait peur.
Terriblement.
Jusqu’à la lâcheté, parfois jusqu’à l’inadmissible.
On change de trottoir pour éviter un fauteuil roulant, on détourne le regard devant un enfant handicapé, on lui adresse rarement la parole, on ne sait pas quoi lui dire, on fuit, on fait comme s’il n’était pas là, on parle de lui derrière son dos, on prend des mines bouleversées, on commente le malheur de la famille.
Il semble qu’il soit devenu lui-même le handicap qu’il ne fait pourtant que subir.
Nous avons trop entendu chanter le refrain de l’époque qui célèbre le culte du corps et le devoir de performance, pour supporter l’idée qu’il existe d’autres harmoniques.
La laideur du vocabulaire qui les nomme renvoie les invalides, les handicapés, les paralysés et les infirmes sur des territoires hostiles qu’on évite prudemment.
Alors Jacques Grison nous montre ses photos et on comprend notre erreur.
Il ne cherche pas à nous donner une leçon, il fait juste son métier de photographe : il nous aide à mieux voir.
Pour lui qui connaît bien ces enfants là c’est une évidence de nous montrer qu’on est tous les mêmes qu’on soit valide ou qu’on ne le soit pas.
La vie est intacte dans un corps qui ne l’est pas c’est aussi simple que ça, il est donc possible d’aider pour que la vie quotidienne se simplifie elle aussi.
Terriblement.
Jusqu’à la lâcheté, parfois jusqu’à l’inadmissible.
On change de trottoir pour éviter un fauteuil roulant, on détourne le regard devant un enfant handicapé, on lui adresse rarement la parole, on ne sait pas quoi lui dire, on fuit, on fait comme s’il n’était pas là, on parle de lui derrière son dos, on prend des mines bouleversées, on commente le malheur de la famille.
Il semble qu’il soit devenu lui-même le handicap qu’il ne fait pourtant que subir.
Nous avons trop entendu chanter le refrain de l’époque qui célèbre le culte du corps et le devoir de performance, pour supporter l’idée qu’il existe d’autres harmoniques.
La laideur du vocabulaire qui les nomme renvoie les invalides, les handicapés, les paralysés et les infirmes sur des territoires hostiles qu’on évite prudemment.
Alors Jacques Grison nous montre ses photos et on comprend notre erreur.
Il ne cherche pas à nous donner une leçon, il fait juste son métier de photographe : il nous aide à mieux voir.
Pour lui qui connaît bien ces enfants là c’est une évidence de nous montrer qu’on est tous les mêmes qu’on soit valide ou qu’on ne le soit pas.
La vie est intacte dans un corps qui ne l’est pas c’est aussi simple que ça, il est donc possible d’aider pour que la vie quotidienne se simplifie elle aussi.
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