Lauréat du Prix SOPHOT 2012
Exposition : 12/06/2012 au 28/07/2012
Du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
Galerie FAIT & CAUSE
58 rue Quincampoix, 75004 Paris - Tél. +33 (0)142742636
Dossier de presse
Le 11 mars 2011, le grand tremblement de terre du Tohoku a fait vaciller une partie du Japon et a soulevé cette vague démesurée pour l’abattre sur plus de 400 kilomètres de littoral. Ishinomaki et Onagawa sont deux villes parmi les plus touchées par le tsunami. La vague y a atteint jusqu’à 20 mètres emportant tout sur son passage, générant des milliers de morts, ne laissant qu’un paysage désolé parsemé de constructions inhabitables. La population fut profondément atteinte et obligée au repli et à la précarité dans de nombreux centres improvisés.
Ce reportage propose une rencontre avec les sinistrés et fait un état des lieux de la reconstruction morale, physique et matérielle, du mois de juin 2011 à mars 2012.
Dans les centres de réfugiés, les sinistrés offrent leurs témoignages contés à fleur de peau. Aussi, depuis leur fermeture en septembre 2011 la population a été relogée dans les appartements construits d’urgence par le gouvernement. Ces derniers restent provisoires, mais les intégrer permet de retrouver un peu d’intimité et de repos ressourçant. Il leur faudra alors affronter une période encore longue et incertaine avant le retour vers une normalité.
Dans les villes, les travaux de nettoyage sont sans fin. À Ishinomaki, un tiers de la ville n’existe plus. Un autre tiers noyé sur le premier niveau est en attente d’être assaini. Les sinistrés, tous solidaires, avec les aides extérieures s’activent à la tâche afin que leurs familles retrouvent leur chez soi.
À Onagawa, la configuration géographique a accentué la puissance et la hauteur du tsunami. Situé au fond de la baie et à flanc de montagne, la quasi totalité de la ville a disparu. Les bâtiments entiers furent simplement couchés ou roulés par la vague, les structures métalliques évidées, les fondations mises à nues. Des montagnes de débris d’architectures s’accumulent en des lieux où les résidences dominaient. Onagawa renaîtra un jour, mais rien de ce qui se trouvait en dessous des vingt mètres ne pourra être rénové. On oubli vite l’ampleur et les conséquences qu’ont engendré une telle catastrophe. Mais sur ces centaines de kilomètres, cette date charnière du 11 mars existera désormais en chacun et en toute chose. Sébastien Lebègue propose un regard photographique objectif et journalistique dans des compositions frontales où le texte, plus que la légende, dicte la situation. En parallèle, un regard subjectif et artistique empreint de sensibilité et d’émotion crie la douleur des lieux dans des images monochromes.
ISHINOMAKI and ONAGAWA
Reconstruction after the tsunami of March 11, 2011.
June / July – 2011
On March 11, 2011, the severe Tohoku earthquake shook part of Japan and sent a huge wave crashing into 400km of coastline.
Ishinomaki and Onagawa are two of the towns hit hardest by the tsunami. The wave reached a height of 20 metres and swept up everything in its path, killing thousands and leaving in its wake a desolate landscape, dotted here and there with wrecks of buildings. The population was severely affected and forced to retreat to makeshift shelters.
Sébastien Lebègue, photographer and reporter living in Tokyo, brings you to meet the victims and offers a progress report on the moral, physical and material reconstruction, six months after the event.
In the refugee centres, the survivors are all marked by loss, and their stories are full of emotion. They wait patiently for government lodgings, attributed by lottery. These lodgings are only temporary, but at least they allow a degree of privacy and some respite. They still have to face a long and uncertain wait before returning to a normal life.
The cleanup operation in the towns is seemingly endless. Thirty percent of the town of Ishinomaki no longer exists. A further thirty percent was flooded up to the first floor and must be cleaned. Showing great solidarity and with help from outside, the victims work to get themselves and their families back to their homes.
As for Ongawa, the local geography conspired to increase the power and height of the tsunami. At the head of a bay and at the foot of a mountain, practically nothing is left of the town. Whole buildings were simply flattened or uprooted by the wave, metallic structures were gutted and foundations exposed. Mountains of architectural debris are piled where housing used to be. Onagawa will be reborn one day, but nothing that was less than 20 metres high can be renovated.
The magnitude and consequences of such a catastrophe are quickly forgotten. However, the date of March 11 will rest forever in the memory of everyone and everything for hundreds of kilometers around.
Sébastien Lebègue offers an objective, photographic journalist’s point of view in head-on compositions where the text, more than the legend, depicts the situation. In parallel, his subjective and artistic view, full of sensitivity and emotion, communicates all the pain of the subject through monochrome images.
ISHINOMAKI y ONAGAWA
La reconstrucción después del tsunami del 11 de marzo de 2011.
El 11 de marzo de 2011, el terrible terremoto de Tohoku hizo temblar una parte de Japón y engendró una gigantesca ola que devastó más de 400 km de costa.
Ishinomaki y Onagawa son dos de las ciudades más afectadas. La ola fue tan alta que alcanzó los 20 metros y fue arrasando todo a su paso, haciendo miles de muertos y dejando un paisaje desolado de edificios inhabitables. La población se vio profundamente afectada y obligada a retirarse o a instalarse precariamente en los numerosos centros improvisados.
Seis meses después, Sébastien Lebègue, fotógrafo y reportero gráfico residente en Tokio, nos lleva al encuentro de las víctimas y nos muestra un panorama del estado de reconstrucción moral, física y material, después de la catástrofe.
En los centros de refugiados, las víctimas sufren del síndrome de “pérdida” y sus testimonios son siempre desgarradores. Mientras que esperan pacientemente el posible acceso a una de las viviendas del gobierno, a través de un sistema de lotería. Si bien estos alojamientos son provisorios, ellos permiten reponerse y recobrar algo de intimidad. Pero un largo e incierto período les espera, antes de volver a la normalidad.
En las ciudades los trabajos de limpieza son interminables. En Ishinomaki, un tercio de la ciudad ya no existe. Otro tercio ha visto la planta baja sumergida y espera de ser limpiado. Todas las víctimas son solidarias y con la ayuda externa se empeñan en la ardua tarea para lograr que sus familiares puedan regresar cuanto antes a sus viviendas.
En Ongawa, la geografía ha contribuido a aumentar la fuerza y la altura del tsunami. Situada en la parte inferior de la bahía y adosada la montaña, casi toda la ciudad ha desaparecido. Los edificios enteros yacen caídos por el suelo o revolcados por la ola, las estructuras metálicas son solo esqueletos y las fundaciones han quedado al descubierto. Montañas de escombros y restos de edificios se acumulan en los lugares residenciales. Onagawa renacerá un día, pero nada de lo que estuvo por debajo de esos veinte metros podrá ser renovado.
Nos olvidamos rápidamente de la magnitud y de las consecuencias de esta catástrofe. Sin embargo, en cientos de kilómetros, esta fecha de 11 de marzo quedará marcada para siempre en cada ser y en cada cosa.
En un enfoque fotoperiodístico Sebastien Lebègue propone, composiciones frontales en las que el texto más que comentar, dicta la situación. Paralelamente, con una mirada subjetiva llena de sensibilidad y de emoción, ilustra el dolor y el drama de estos sitios, a través de las imágenes monocromas.

